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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 15:15

Bon pour mon premier article sur ce blog je me suis dit que j'allais parler d'un jeu qui me tien beaucoup a cœur, Contra Hard Corps... enfin non en fait je vais plutôt parler de Probotector sur Megadrive, c'est a dire du même jeu mais après passage de la censure. Car bizarrement c'est un de ces jeux dont je préfère la version censuré a la version non censuré...

Pourquoi ?

D'abord car ce run and gun est l'un des rares a avoir un scénario relativement élaboré et qui dit scénario dit cinématique, et qui dit cinématique dit coupure dans l'action. Un problème que l'on retrouve encore dans des jeux actuels comme Bayonnetta (la cinématique ultra longue avant le combat contre Balder par exemple). La version européenne a eu la « bonne » idée de charcuter méchamment le scénar; S'il y a de la perte (on perd une fin optionnelle : http://www.vgmuseum.com/end/genesis/a/contrabad.htm), on gagne énormément en rythme de jeu ce qui rend le jeu bien plus agréable. Et puis c'est pas comme si le scénario de ce genre de jeux était important. A noter que dans les option de la version européenne on peut mettre le jeu en français, mais dans ce cas le scénar ce fait charcuter un peu plus, la trad étant mauvaise.
Ensuite la version Jap est horriblement facile, on possède des point de vie et des vies plus des continus dans une série qui nous a habitué a avoir quelques vies et des continus. Ayant l'habitude de ce genre de jeu je trouve la version jap pas amusante  a cause d'une absence de challenge. La version européenne rend le jeu nettement plus intéressant a faire déjà qu'il n'est pas bien dur pour un jeu du genre (sa réputation de plus dur épisode de la série est clairement usurpée mais j'y reviendrais plus loin). Ce qui est intéressant dans ces différentes versions c'est que comme ça chaque joueur peut choisir sa difficulté en choisissant son jeu.

Enfin parce que comme tout les épisodes de la série ayant été renommé Probotector en France, les héros sont remplacés par des robots et j'adore les robots (c'est d'ailleurs un autre truc qui fait que j'aime ce jeu, car pas mal de boss sont des mecha). Après ceux qui préfèrent les body builder musclé peuvent se rabattre sur la version américaine.

Bon maintenant parlons du jeu en lui même, car c'est quand même ce qui nous intéresse ici. Cet épisode change pas mal de règles de la série, même si le gameplay de base reste le même. C'est a dire on coure (et on grimpe sur les mur aussi) on saute on tir et on a même une position pour tirer sans bouger (utile pour ne pas s'approcher d'un boss par erreur). On a aussi une power bomb comme sur le célèbre épisode Super Nintendo. Enfin on peut jouer a deux (chose indispensable dans ce genre de jeu).

Première nouveauté, on choisi son perso parmi quatre différents :

Le robot Bleu est l'un des perso équilibré du jeu et correspond au perso classique de la série (dans la version américaine il est d'ailleurs représenté par un clone de Schwarzy), on retrouve les classique bombe, homing et spread gun et une mitralleuse.


Le robot Rouge est une variante du bleu (et accessoirement la femme du jeu en version US et Jap), légèrement plus facile a jouer selon moi (et par extension mon perso préféré), il possède des armes principalement basé sur les laser : mitrailleuse laser, laser long, bombe a trajectoire courbe et une nué de laser a tête chercheuse.


Brownies le petit robot (et comme c'était déjà un robot dans la version originale ben il n'a pas été censuré lui) est un perso pensé pour les joueurs débutant; Possédant la plus petite hit box du jeu, ainsi qu'un double saut il rend très simple pas mal de phase. Ses armes ne sont pas en reste car on retrouve un laser large permettant de balayer de sacrée zone de jeu, un tir boomerang (sans doute son tir le plus faible), un tir générant un bouclier contre les petit tir qui se transforme en projectile a tête chercheuse, et enfin l'arme qui fait de la purée des boss, le yoyo a tête chercheuse.


Là on arrive a du lourd. Le robot loup (qui en version américaine est un mutant loup garou) est sans doute le perso le plus dur a prendre en main mais aussi le plus puissant de tous (l'un ses tir peuvent descendre des boss en un seul projectile). Ses gros problème sont la taille de sa hit box qui est la plus grande du jeu ainsi que sa mobilité, car la moitié de ses armes le bloque sur place au moment du tir et pour couronner le tout une partie de ses arme a aussi une courte portée. Ses armes sont la mitrailleuse a tir large, le lance flamme, le coup de poing enflammé et le tir chargé.

Toujours dans les nouveauté les perso peuvent maintenant faire des glissades. Et maintenant il peuvent transporter toutes leur armes sur eux (au lieu de deux au choix), perdre une vie sous entendant perdre l'arme en cour d'utilisation (un peu comme dans les Thunder Force).

Bon voir les perso du jeu c'est bien, mais qu'es-ce qui fait que j'aime ce jeu au point de vous souler avec...

Ben j'aime les boss et ce jeu est un festival de boss. Là ou la plupart des épisodes de la série comportent quelques boss et des niveau avec des ennemi surgissant a l'infini de façon plus ou moins aléatoire, ce jeu là prend le contre pied et s'il nous offre quelques séquence de ce type ce n'est que pour mieux nous faire enchainer les boss après. Et des boss il y en a de toute sorte :

Des gros :


Des petits :


Des visqueux :


Des insectoïdes :


Des robots :


Et même des truc vraiment étranges comme se boss qui viens sans doute de la tête d'un programmeur qui a trop joué a Tetris :


La mise en scène n'est pas en reste avec des boss détruisant une ville en arrière plan avant de nous sauter dessus :
Ou des boss se battant contre nous en courant sur une route avec des effets spéciaux dont on ne savait même pas la console capable de les faire:


Et puis ils meurent tous dans des explosions a rendre épileptique une chèvre.


Sans compter que si vous croyais vous ennuyer par la répétitive des situation ça n'arrivera pas, car en plus de vos pied vous aurez la chance de faire du tourisme en moto :


En Avion (avec encore une fois des effets de rotation qui nous font découvrir ce que notre petit Megadrive avait réellement dans le ventre) :
En Bateau :


Et même en train :


Le tout accompagné par une musique de rock électronique comme savait si bien le faire cette console (on retrouve des thèmes rappelant Thunder Force 4 entre autre).

Mais en plus de ça, et contrairement aux autres épisode de la série (enfin a part le dernier sur Wiiware), on se retrouve devant un épisode n'hésitant pas par moment a partir franchement en vrille avec des ennemi bien barrés  par exemple :



Ou des boss totalement fumé :


Le pompon revenant sans doute a un boss clin d'œil d'une autre série, ou que se passe-t'il quand un chanteur japonais fusionne avec le héros de la série de Castlevania :


Définitivement c'est l'épisode le plus barré de la série !


Bon mais là avec toute les bestioles que je vous ai montré vous devez vous dire que ce jeu est assez long pour un jeu du genre. Ben en fait non, il dure entre 30 a 45 minutes a chaque partie, mais des partie vous en ferais sans doutes pas mal pour voir les 5 fins du jeu (enfin 6 dans la version non censurée). Car oui, le jeu ayant un scénar, on a la possibilité de faire des choix scénaristes qui influent sur l'aventure et débloquant de nouveaux niveaux. Une bonne replay value en somme, et qui vu le taux de coolitude des certains affrontements donne vraiment envie de découvrir les autres saloperies qu'on prévu de mette en face de nous les créateurs du jeu, comme un combat dans un ascenseur qui ne vous laissera plus un poil de sec la première fois :


Ou de retrouver de veilles connaissances pour les fan de la série :


Bon le jeu n'est pas parfait non plus, le fait de devoir refaire le début du jeu pour pouvoir faire tout les niveaux fait que très vite vous connaitrez certains niveaux par cœur et malheureusement l'un des plus mauvais choix de boss design du jeu est dans un niveau que l'on doit faire a chaque fois.


Cette couille vous les cassera vite a cause des nombreuses séquences ou elle est totalement invincible et ou vous n'aurez qu'a attendre la fin de la séquence en esquivant des attaques qui sont en plus assez inintéressantes a esquiver. Et le pire c'est que c'est le boss qui a le plus de forme du jeu.


Les graphismes sont plutôt terne est l'animation des sprites est plutôt bonne mais inégale (bien que cela n'entache en rien la jouabilité du jeu) ; Par contre ce qui l'entache pas mal est l'avalanche d'explosion lors des rares scène ou les ennemis apparaissent de partout causant parfois des mort car les tirs son caché par les explosions. Enfin une ou deux musiques peuvent vite taper sur les nerf (la reprise du thème de Simon Belmont par exemple). Mais sérieusement a coté des montée adrénaline que vous apportera ce jeu, ces défaut sont vite oublié, l'intro du premier niveau a elle seule suffit d'ailleurs a vous les faire oublier d'ailleurs.

Je disait au début de cet article que la difficulté de ce jeu est surévalué par beaucoup de joueurs. Ce jeu comportant que des boss ou presque, c'est surtout une question de mémoire des pattern; De plus certains persos permettent aux débutant de pulvériser sans problème une bonne partie des boss (Brownie avec son yoyo est utilisé dans tout les speed run du jeu a cause de la vitesse a laquelle il décape les boss), et ce sans compter les super bombes (la dernière forme de chaque boss final du jeu peut être pulvérisé en 3 super bombe, ça tombe bien on en trouve 3 durant le jeu). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je fait ce jeu sans les bombes car parfois les boss partent si vite qu'on n'a même pas le temps de découvrir tout leurs patterns. Si cela est dommage cela évite aussi l'effet Metal Slug avec ses boss qui deviennent abusivement résistant si on arrive pas face a eux pleinement équipé (et donc en ayant joué comme un dieux).

D'ailleurs a ce propos la série des Contra/Probotector est dans l'ensemble bien plus facile que les Metal Slug, mais leur structure Old School (faire un continu nous ramène au chek point, le nombre de continu étant limité en plus) a tendance a les faire passer pour plus dur qu'ils ne sont. Et l'avantage avec cet épisode c'est que la version jap correspond a un mode facile (donc a vous de choisir la version qui conviens a votre niveau de jeu).
Quand on voit un jeu comme ça on peut comprendre après pourquoi je trouve longuet un jeu comme Gear Of War 2 qui est certes varié, mais nettement moins varié que celui ci en terme d'action (c'est d'ailleurs ce que je reproche le plus au jeu vidéo d'action actuel) sur une même période de temps. Alors certes la comparaison peut sembler ridicule, mais quand vous finissez un jeu comme Contra Hard Corps, je peut vous dire que beaucoup de jeux d'action actuels vous semblent mou après (bon après il y a Bayonnetta, qui est sans doute ce qu'il y a de plus proche niveau variété d'action dans les jeux récent, mais c'est un trip dont je reparlerai sans doute plus tard, n'ayant pas le même point de vue que l'article déjà paru sur ce site, point de vue qui se justifie aussi très bien soit dit en passant)
Mais encore faut-il réussir a le finir car comme beaucoup de jeux Old School ce Probotector sur Megadrive est une bête sauvage qui ne se laisse pas facilement dompter. Mais que de plaisir une fois maitrisé.

 

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Published by Ray, partageur - dans Prend ton pad !
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 19:46

apres 2 semaines eprouvantes de demenagement, en recuperant ma ligne internet, je me disais qu'il etait peut etre temps de faire un petit article..


mais voila, c'est le cerveau embrumé que je me tate à pondre un texte sur la re-decouverte de mes jeux sur une télé LCD fraichement installé dans ce nouvel appart qui sent bon le neuf, la place et la luminosité.
(je dois dire que ça fouette, mais au niveau superficialité du propos "on s'en bat tres fortement l'oeil" on peux pas faire mieux je pense.. et à raison.)
alors que ma bonne vieille télé cathodique (qui a fait son dernier voyage.. paix à son tube.) me manquerait presque dans ma nouvelle chambre pour le coucher, c'est l'avocat justicier, Phenix Wright sur DS, qui m'a remis un peu de baume au coeur.


depuis le debut de la semaine, chaque soir avant de dormir, c'est devenu comme un rituel, j'allume la petite Dual Screen et met un point d'honneur à defendre l'innocent et pourfendre les coupables d'ignominies par l'epée de Dame Justice.
il fallait que j'en fasse une note.

le 1er episode ne m'avait clairement pas laissé de marbre avec ses enquetes/puzzles et ses dialogues humoristiques
(avec une traduction vraiment maline).
le jeu mettant a contribution nos neuronnes sur nombre de details, de pieces à convictions à analyser et à utiliser à bon escient lors des phases d'interrogatoires.

c'est donc sans crainte que je me suis attaqué au 2 eme epidode "Justice For All".


le gameplay et le background ayant fait ses preuves, c'etait aux nouvelles intrigues de faire leurs boulots.
 

le soft decoupé en quatre chapitres permet de retrouver les personnages clés doté de leurs (tres) forte personnalité..
Eva Cozesouci la journaliste, le commissaire Dick Tectiv, Mia et Maya les soeurs qui epaulent Wright, tout comme l'âme du procureur rival Benjamin Hunter qui flotte dans l'aventure.

comptez aussi sur les nouvelles têtes qui enrichissent cet univers à la limite du Soap Opera.

(des jolis minois, des têtes de champions, toussa toussa.)


on ne change pas un concept au poil, il faut toujours y rencontrer les différents acteurs de l'histoire, recueillir des renseignements et fouiller les écrans à la recherche d'indices et de preuves afin d'elucider les mysteres des intrigues.
seul le "verrous-psychés"(qui permet de verifier via des preuves/des faits que les personnes interrogés ne mentent pas). fait son apparition dans l'episode..


rien de bien neuf sous le soleil mais pourtant c'est toujours aussi amusant et tortueux pour l'esprit.


et pour l'avoir fini hier soir, j'avoue même avoir transpiré lors du chapitre final pour le travail d'analyse, de memoire et de deduction..
sans devoiler quoi que ce soit, jamais un proces ne fut aussi surprenant.

pour parfaire le tableau, pas tres fan d'un "gameplay" au stylet pour une histoire de confort (ou de crier dans le micro "OBJECTION" ! surtout à 2h du mat'), les braves developpeurs m'ont laissé le fabuleux choix de jouer à l'ancienne (au pad quoi).
que demander de plus ?

ben la suite..
que je m'empresserais, dans mon petit lit douillet, de commencer :
"Trials And Tribulations".  
 
le verdict est tombé !
je suis coupable.. d'etre devenu fan de la serie.
 
 
(et putain.. d'une serie Capcom, ceux qui ont toujours opté pour une politique d'essorage de franchise en plus.. le monde ne tourne vraiment plus rond..)

 

 

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Published by Linsky, bras de la Justice - dans Prend ton pad !
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:15

Je me dis souvent que pour certain personnages de BD que j'aime vraiment beaucoup, j'aurais preferé ne jamais les voir sur grand ecran.
Trop iconique, destruction de mythologie ou trop de prise de liberté.

Il n'etait pas evident de faire une création autour de plusieurs mythes de l'univers de Batman.. au bas mots 70 ans de Comics quand même, hein.
Passant par des visions plus discutable que d'autres ainsi que par des adaptations honnetes (Burton) à totalement insultante (Shumacher).

Christopher Nolan, lui, a opté pour un traitement coherent à notre realité.
Son point de vue etait à mes yeux un challenge que je le trouve plus que reussi.
Tout d'abord en s'attaquant aux fondement du personnage et à sa construction dans le 1er episode, puis à sa structure même dans le 2 eme.
Les 2 thematiques fondamentales de "la Peur" et "la Folie" qui flottent au sein de l'univers du personnage.


Batman Begins
(La Peur)



Tres jeune, Bruce Wayne a assisté impuissant au meurtre de ses richissimes parents, traumatisé, il grandit obnibulé par la vengeance dans la ville de Gotham, qui de jours en jours augmentent son taux de criminalité..
Se sentant frustré et impuissant, il s'expatrie dans des contrées d'Asie pour vivre parmi les criminel afin de comprendre leurs fonctionnements.
Il y rencontrera une communauté sectaire de Ninja, qui lui apprendront à devenir un guerrier accompli en tout domaine.

Il ne lui restera plus qu'à se creer une image, un symbole qui inspirera la crainte, la peur..
C'est en se souvenant de sa chute dans un puit de son domaine lors de ses jeux d'enfance, sujet de sa hantise à propos des chauves souris, qu'il comprendra ce qu'il doit devenir.


Nolan nous focalise alors sur le theme complementaire de la peur qui n'est autre que la "mise en scene" :

Lorsque que la Ligue des Assassins forment Wayne, ils lui apprennent les artifices de ninjutsu, soutenu par les quelques dialogues :
"l'homme craint ce qu'il ne peut voir", "la mise en scène et la duperie sont des armes puissantes".
Durant cette 1ere partie, chaque epreuves, lieux (grotte du manoir) ou objets (tenues paramilitaires) profitent à la creation de la legende urbaine qu'il deviendra.


Le Climax est atteint lorsque de la 1ere apparition de Batman qui acquert un statut surnaturel pour les voyous ("il parait qu'il vole", ect), alors que nous spectateurs, savons de par la narration du metrage que tous n'est que poudre aux yeux.. Batman n'est qu'un homme passé maitre dans l'art du camouflage et aidé par sa technologie.

Un propos amplifié par le traitement de David Crane/l'Epouvantail usant de drogues, creant de terrifiante hallucinations à ses victimes.
Image

Image


Mais la plus grande subtilité et utilisation de la mise en scene vient bien evidemment de Ra's Al Ghul, qui nous offre un twist interessant dans son come back.
"Mais Ra's Al Ghul n'est il pas immortel ? et ses methodes ne sont elle pas surnaturelles ?"

Wayne en tant que disciple a pris au pied de la lettre les conseils de son Maitre sur l'esbrouffe, cependant il n'etait pas pour autant à l'abri de se faire avoir.

Ici encore il y a toute la force et la representation d'un mythe.
Ce qui entraine inevitablement une double lecture et quelques debats sur la réel mort du Vilain dans la sequence finale.
Est il réellement immortel ?
Preuve que ça marche.. le flou reste omnipresent même apres avoir vu disparaitre dans l'explosion et les flammes.

Vient en finalité la fameuse theorie d'escalade, decrite par Jim Gordon :

"Vous êtes un homme qui se deguise en chauve souris et qui court sur les toits la nuit..
Tenez un exemple :
Un certain gout pour la mise en scene et il nous a laissé sa carte.."

L'introduction du personnage Joker.
En toute logique.



Dark Knight
(La Folie)



Batman et le commissaire Gordon travaillent sur la façon d'eradiquer le crime qui sevit encore dans Gotham, appuyé par le procureur Harvey Dent, qui semble representer une veritable lueur d'espoir.
Cependant un nouvelle forme de terreur et de chaos semble grandir par le nom du Joker.  


Apres une sequence d'introduction forte en tension, il est aisé de comprendre que la thematique serait la manipulation.
Celle engendré par le Joker pendant tout le film, en donnant multiples versions pour ses cicatrices, jouant à derouter les gens et leurs systemes..
La peur de Batman se mue et disparait au profit de la panique instauré par son nemesis selon la theorie de l'escalade.
à l'image des viligantes qui se deguisent en Chauve Souris et lui demandent "c'est quoi la difference entre toi et nous ?"

Aucune..Il fait sa loi et se place dessus de celle existante, pourquoi pas eux alors ?
Pourtant, lui, a des principes bien ancrés et tente de faire face à des dilemnes de responsabilité morale, ce qui le rend prisonnier d'un Joker qui s'acharne à essayer de les detruire.

Car la barriere est bien mince entre la façon dont Batman utilise la peur et le Joker use de la panique.
Il lui précise d'ailleurs :
"tu n'as rien.. aucun moyen de me faire peur."

Ce qui est tout à fait juste.

De par son incapacité à contenir le Joker, de par les regles et les limites qu'il ne veut pas franchir, Batman passe alors en second plan, comme si la panique etait le rôle principal de Dark Knight.
Phagocyté par le chaos personnifié.

Harvey Dent fera office d'exemple, puisque il aura suffit d'une pichenette pour qu'il cede à la folie et devienne Double Face.

Image


Il s'agit toujours de nevrose.. presque toute lié à celle de Batman et du Joker.

L'obsession de l'ordre, du chaos, et maintenant par la naissance de Double Face symbolisant l'impartialité via sa piece fetiche.

Batman par ses actions a enfanté des creatures creant le cercle vicieux que le Joker decrit si bien..
"Tu refuses de ma tuer par sentiment de noblesse des plus imaginaires, alors que moi je refuse de te tuer parce que tu es tellement amusant."

 
Le combat est sans fin.

 

La solution consistera à faire le sacrifice de son image, de son symbole et tout comme dans Batman Begins, encore et toujours une mise en scene :


Double Face sera caché aux yeux de Gotham, seul l'image d'Harvey Dent, réel symbole de justice, devra perdurer même mort..
Batman endossera le rôle du hors la loi, parce que c'est ainsi qu'il a agit, qu'il pourra agir et c'est surement de cette façon qu'il pourra à nouveaux faire peur à la voyoucratie de Gotham.

Image


La voie choisit par Nolan n'etait pas des plus facile, à l'evocation de la Batmobile on peut tres rapidement se faire une idée des quelques polemiques que ça engendre.
mais dans mon cas tout me semble à propos, exit l'esthetique d'un Burton il s'agit d'utilitaire avant tout, quoi de mieux qu'un tank (comme dans le Comics Dark Knight Return de Frank Miller) pour passer à travers les murs lors d'une poursuite, police aux trains ?

Ou tout bêtement d'une armure avec laquelle on peut enfin tourner la tête (reference au costume de Burton).

Pour ma part, de la creation de son mythe à l'affirmation de son identité, avec Nolan, Batman a enfin eu des films à sa hauteur.

Pour le reste c'est dans Batman selon Nolan, 2eme partie.

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Published by Linsky qui sourit aux chauves - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 21:22

Il fait chaud en ce moment.
C'est l'été, le soleil, les vetements legers, la plage et les corps qui sentent le monoï toussa.

Et pendant que des milliers de corps s'alanguissent sous le soleil afin de prendre une couleur plus caramelisé, quitte à sentir le brulé..
Je vous propose une lumiere moins agressive, et autant de formes genereuse de pixels pour la saison estivale.
faisons parler les Bits.

Mais je sens d'ores et déjà vos attentes de personnages 3D beneficiant de Breast Bouncing..
Que nenni, ici il ne sera questions seulement d'images pixellisés, souvenirs de ces longues quetes où la dexterité sur notre baton de joie etait l'arme ultime afin d'acceder à ces quelques recompenses.

D'une simple envie naïve de vivre l'aventure de la celebre espionne Mata Hari sur Amstrad CPC pour faire la surprenante découverte de la nudité..

Ou de l'erreur d'avoir testé le tres mauvais jeu d'aventure textuel que fut Oxphan..



Nous decouvrions quelques bouts de tetons en 8 bits, composante de la descente aux enfers qui ont fait de nous ce que nous sommes, des etres pervers mais logiquement de tres bon gamers.
Non bien sur je deconne, nous ne sommes pas devenus de bon gamers pour autant et surtout tout ces jeux etaient tout au juste coquin.. Pas de quoi appeler Famille de France.

Ceci dit, elles etaient au pire une belle source de motivation qui accompagnait un simple jeu de Shoot ou de Casse Brique.


Jolies pages d'intro hein ? apres avoir bavé et fantasmé sur le contenu, en demarrant le jeu vous compreniez que vous vous êtes fait avoir.. Mouahahaha.

Mais revenons plutôt sur le genre aventure qui excellait dans ce domaine, obligeant à la rigueur et la reflexion intensive pour quelques secondes de bonheur.
Les Passagers Du Temps et Sram usant encore de l'analyse textuelle.

Là je ressens la déferlante de souvenirs de frustration de nombreux joueurs ayant tapé "montre tes fesses coquine !", ce qui se soldait par un message de retour negatif..
Eh oui le devoilage de parties charnues se meritait à l'epoque.

Les plus bourrins trouvaient alors leurs compte dans les jeux d'action pur comme Navy Moves.. Encore fallait il le finir pour acceder aux dehanchés des Vahinées.  

 

Appelé communement les "Barbares du Stick", les plus agiles des doigts pouvaient s'essayer a ces challenges elevés..
Puisque vous etes encore là, à lire cette article de depravation, laissez moi vous faire ce petit cadeau bien merité :


(Wé ! Loué soit les hackers cochons !)

Mais le tempax et je n'ai pas encore traité du genre Click&Point qui a repris le flambeau de la thematique jeux à reference coquinesque.
Experience traumatisante pour ceux l'ayant eu en main, la superbe saga des Leisure Suit Larry nous mettait dans la peu d'un loser de la drague.


De longues heures de drague intensives et de frustrations, les demoiselles se refusant assez souvent à nous apres nous avoir emoustillés tres violemment auparavant.

Pourtant on ne pouvait pas dire qu'on avait la langue dans la poche pour arriver à nos fins.

De la même maniere dans l'Arche du Captain Blood, je n'ose même pas compter combien d'heure j'ai dû passer à charmer la nymphette dans de lointaines contrées stellaire.. "Moi Blood, moi aimer toi."

De bien belle Extra-Terrestre impossible à soudoyer.. Dommage, ça aurait été un bien beau message d'amour et de paix universel..

Enfin tant pis..
Avec les machines Sexy Robot/Droïd, sympathique puzzle game, il y aurait peut etre plus d'ouverture..

 

Ou en s'essayant à la parka d'un detective inflitrés dans le reseau des cyber Geisha.


Tiens à propos de robot et de zizette éléctrique, laissez moi vous conter ma tristesse en ne trouvant aucun screen evocateur du jeux Ranxerox.
Tiré de la BD éponyme, avec son ambiance cyberpunk, son language cru et ses quelques conchoncetés, il meriteraient largement de figurer au pantheon des jeux cultes.


Du coup pour exprimer mon mecontentement je me sens obligé de faire greve et de mettre les images gratuite de Fascination, de Maupiti Island sans anectodes.. *Pouf* comme ça là.

Et aussi parce que j'ai un peu la flemme d'en parler hein, j'ai jamais reussi à arriver jusqu'au quota erotisant de ces jeux.. Néanmoins j'ai comme excuse que c'etait pas facile non plus, hey !


Pis entre temps il phallus (bah quoi, "présent simple" ! uh uh !) que j'apprenne à jouer au poker surtout..
Parce qu'il faut dire que j'ai mis du coeur à jouer à Teenage Queen, oui pendant longtemps j'ai eu espoir de voir son trefle.
(Il est tard et je fais ce que je peux au niveau vannes, je sais que ça se voit mais faites semblant de rien, votre calvaire est bientôt fini.)    

Groumph ! Dire que je me suis cassé la nenette alors que les gentils developpeurs de Stormlord me machaient le travail, quel fou..

Admirez les decors trés.. suggestif.

On rigole, on rigole mais plus l'époque avancait et plus le jeu video devenait un produit grand public, les censeurs etaient donc aux aguets, les fourbes..
Pour preuve Mystic Defender sur megadrive fut censuré lors de sa sequence finale..

Hop ! un zoom, juste pour verfier hein..


Heureusement les developpeurs sur consoles ne sont pas exempt d'humour et nous laissaient parfois de petites images rigolotes bien caché.

Comme dans Knight Of Round.
 

Un petit detail qui me donne envie de remercier les designers, pour le fou rire !

 

Idem dans Power Instinct 2.

 

De voir que les galbes feminin laissent parfois la place aux corps musclés des personnages de Cho Aniki,car il en faut pour la libido de tout le monde eh.

 

Voila..

Je n'ai aucune conclusion à ce pathetique article, mis à part d'ouvrir une voie plus serieuse pour un sujet prochain sur la censure et les egg easters.

Au vu de l'heure tardive à laquelle je le finis, je cederais donc à la facilité :

 

Le seske dans les jeux videos c'est franchement rigolo (et un peu salaud), j'espere donc que les créatifs continueront à mettre plein plein de petites conchoncetés subtilement camouflés qui nous fairont mettre les jeux en pause.

Comme nous l'avons tout fait pour deceler la petite culotte de pixel de Chun Li ou de Blaze dans Street Of Rage 2.

 

Rooh ! Ne dites pas que vous ne l'avez jamais fait, hein, on ne me l'a fait pas à moi !

 

 

 

Suite de cette article de débauche ici :

Jeux de Mains.. 2

 

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 23:56

Fan Romerien, vous qui etes largement gavé par "la tendance pop lolesque zombiesque" sans interêt et qui attendez encore la série anglaise pleine de pertinence nommé Dead Set sur nos petits ecrans, comment pourriez vous passer à côté d'un petit bijou qui tend a devenir culte dans un futur proche ?

Le Comics crée par Robert Kirkman (auteur ayant sevi pour Ultimate X-Men ou Invincible entre autre), grand fan de la saga des "Dead". de Georges Romero et  si frustré qu'un background si vaste soit seulement exploité en format video, qu'il decida d'en exploiter tout les pans de son univers
Il s'agit bien sur de société détruite et de rapport sociaux complexifié par le fil rouge qu'est la survie dans un monde où les morts se sont soudainement mis à marcher.. Un propos dramatique, un vrai enfin.

The Walking Dead.
http://img10.hostingpics.net/pics/555778The_Walking_Dead_Wallpaper_1_by_n00bzilla.jpg

Rick Grimes est un flic qui suite à une fusillade se reveille d'un coma de 2 mois dans un hopital vide, c'est alors qu'il se rend compte que le monde tel qu'il a connu a disparu.
La société est tombé en poussiere..
Plus de gouvernement, plus de magasins d'alimentation, plus de courrier, plus de télévision, plus rien..
Le monde est gouverné par des morts et il va falloir y survivre.

Tres tôt il y rencontrera des survivants, ce qui amenera à l'evolution constante de la serie, car comme nous le savons tous, dans un monde post-apocalyptique ce ne sont pas forcement les morts les plus dangereux..
http://img10.hostingpics.net/pics/526461walkingdead.jpg

Hautement referencé, le scenario pousse sans cesse dans une reflexion en laissant le manichéisme de côté , ici rien n'est tout blanc ou noir..

Un superbe contraste au dessin de Tony Moore (pour le 1er Tome) et de Charlie Adlard qui a repris sa suite.


On plonge dans une aventure pleine de rebondissements dans laquelle le dramatisme est un piege pour le lecteur tout comme son attachement aux personnages.

Les affinitées, la confiance perdure parfois mais la lacheté, la traitrise, la paranoïa, la faim et le froid sont devenus des situations courante aussi.

http://img10.hostingpics.net/pics/752737WalkingDead5001.jpg http://img10.hostingpics.net/pics/886577WalkingDead5002.jpg
"Quand les morts se mettent à marcher, il faut s'abstenir de tuer ou sinon la guerre est perdu d'avance !", ce qui est plus facile à dire qu'à faire quand tout est aussi chaotique ou qu'un cadavre donne l'illusion d'être encore vivant.

Ne perdez surtout pas l'occasion de découvrir ce chef d'oeuvre à cause d'une pollution engendré par une tendance à faire croire que le genre "zombie" est sujet à humour (et bourrin en plus), car il y a des auteurs qui saisissent encore toute l'essence d'un propos adulte..

Kirkman est de ceux là.

 

Et si oeuvre marquante il y a, comme souvent, une adaptation suivra.
La rumeur des derniers mois a enfin pris forme puisque la serie télévisé Walking Dead est réellement en cours de production :

http://img10.hostingpics.net/pics/571696513464walking_dead_comic_con_poster.jpg

Le cahier des charges qui fache habituellement a l'air d'être respecté au vu des photos de tournages..

http://img10.hostingpics.net/pics/203061593484walkingdeadgrimes061510.jpg
http://img10.hostingpics.net/pics/284122152242WDexclusive2.jpg
http://img10.hostingpics.net/pics/60325Zombie_Man_2_400.jpg

Ca a l'air conforme au matériau d'origine, sans edulcoration et avec des moyens techniques qui laissent reveur.

(Les superbes maquillages à la Tom Savini.)

Il ne reste maintenant plus qu'à esperer que la serie traverse un jour nos contrées.
Il faudra donc prier tres fort pour qu'une chaine prenne ce fabuleux risque de passer un tel sujet.
(C'est pas gagner.. mis à part sur des canaux privées et évidemment payants)

Dans ce cas precis, tout comme dans le monde de Walking Dead, il y a peu tres d'espoir..
Néanmoins, il faut s'y raccrocher quand même, c'est tout ce qu'il nous reste.

http://img10.hostingpics.net/pics/919590WD21.jpg

 

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Published by Linsky qui vise la tête - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 17:53

Premier spin-off de la série d’OAV Bubblegum Crisis, AD Police Files s’avère à mes yeux une réussite totale. Notamment pour le fan de cyberpunk "sans concession" que je suis. En effet, alors que Crisis optait, de manière originale et très plaisante, pour une certaine légèreté dans son approche du genre, AD Police Files prend complètement le contre-pied en décidant de nous plonger dans un "MegaTokyo" entièrement glauque, violent et déshumanisé. De manière plus simple, on pourrait dire que là où Bubblegum Crisis s’inspirait de Blade Runner principalement dans la forme, AD Police Files, lui, le fait dans le fond… Voyons cela de plus près.

 
Année 2027. Cela fait maintenant près de deux ans que Tokyo fut quasiment détruite par un gigantesque tremblement de terre. Grâce aux « boomers », des robots produits par une société spécialisée du nom de Genom, la reconstruction de la ville a pu se faire en un temps record, au-delà de toute espérance. La vie citadine a fini par reprendre son cours normal, au sein d’un « MegaTokyo » plus moderne et futuriste que jamais, empreinte d’une fuite en avant technologique quasi frénétique.  

 

Très utiles, les Boomers sont désormais présents dans tout les secteurs d’activités de cette nouvelle société, notamment ceux où le travail s’avère pénible et peu gratifiant pour les humains. Cette situation aurait tout pour être idéale si ce n’est un phénomène de plus en plus inquiétant. Pour des raisons encore obscures, certains Boomers finissent par sombrer dans une sorte de folie, se rebellant contre les humains voire les attaquant. Afin de répondre à cette nouvelle menace, une unité issue de la police traditionnelle et spécialisée dans l’élimination de ces boomers défectueux est alors créée. Son nom: AD Police...      

 

 

Petite série de 3 OAV, AD Police Files sort durant l’année 90 soit peu de temps avant que Bubblegum Crisis ne prenne fin (Deux manga ont également vu le jour conjointement mais je vous en reparlerai plus loin).  

Trois OAV, trois dossiers de l’AD Police, trois histoires qui bien qu’indépendantes nous permettront de suivre le quotidien de deux membres de cette unité spéciale à savoir l’officier Jeena Malso, véritable femme choc de l’unité, mais surtout un "bleu" tout juste débarqué dans le service, Leon McNichol. Leon… Eh oui, le même Leon que l’on retrouvera cinq ans plus tard en tant qu’inspecteur de l’AD Police dans Bubblegum Crisis ^^    

 

Néanmoins, même si le personnage et l’univers futuriste sont bien les mêmes, l’ambiance, elle, a sensiblement changée. Beaucoup plus sombre et désespéré, le quotidien de l’AD Police contraste fortement avec celui des Knights Sabers où une certaine légèreté et sensualité étaient de mise. Un choix scénaristique qui, à mes yeux, s’avère aussi subtil que pertinent. En effet, ici point de jolies mercenaires dans de puissantes armures stylisées. Juste de simples agents de police disposant de moyens matériels à peine suffisants pour lutter contre un mal qui ne manque jamais de faire des morts au sein de leurs rangs. Chaque lutte contre un boomer est potentiellement la dernière… Une situation que l’on pouvait déjà bien appréhender dans Bubblegum Crisis où les victimes au sein de l’AD Police étaient monnaie courante. D’une certaine façon, AD Police Files permet de comprendre d’autant mieux le salut que représentera l’apparition des Knight Sabers par la suite.    

 

Mais scénaristiquement les choses ne s’arrêtent pas là. Au travers de ces histoires (écrites par Takezaki Tony et Aikawa Noboru), AD Police Files, exploite formidablement son univers cyberpunk et ses thématiques en dépeignant une société qui, ne jurant plus que par le progrès technologique, finit par perdre son humanité.

Une société où l’Homme, grâce aux incroyables avancées en robotique et en biotechnologie, n’hésite plus à remplacer des parties de son corps par d’autres artificielles, et ce pour la moindre raison: Souci de performance au travail, consommation compulsive, refus de la moindre sensation de douleur, pression sociale… (Episode 2).        

 

Une société où les boomers, devenant toujours plus ressemblants aux humains dans l’apparence, l’intelligence et les émotions, sont malgré tout victimes des pires abus (Surexploitation au travail, détournement à des fins sexuels…) et sombrent inévitablement dans une folie bien humaine (Episode 1).      

 

Une société où la vie humaine ne pèse plus très lourd face à des expérimentations scientifiques dépourvues d’éthique. Une Science devenue hystérique dans sa recherche du progrès (Episode 3, et dont l'hommage au Robocop de Paul Verhoeven semble évidente).    

 

Bref, une société qui finira inévitablement par éclater, telle une bulle de chewing-gum que l’on aurait trop gonflé (Oh c’est bô !) et dont Leon et Jeena en seront régulièrement les observateurs impuissants.

 

La réalisation quant à elle n’est pas en reste. Ikegami Takamasa (pour l’épisode 1) et Nishimori Akira (pour les deux suivants) fournissent là un travail remarquable, parvenant véritablement à retranscrire dans la mise en scène cette ambiance sombre, malsaine et désespérée. Sans compter des plans souvent très élaborés et inspirés. L’animation est également de bonne facture pour le support, surtout les deux derniers épisodes qui jouissent par moments de séquences très fluides et détaillées.  

 

Le chara design est lui aussi le fruit de deux personnes à savoir Oda Fujio pour le premier épisode et Nakasugi Toru pour les deux autres. Même si dans l’ensemble cela reste assez homogène, on notera évidemment de légères différences dans l’apparence des personnages. Oda possédant un trait qui n’est pas sans rappeler celui de Kawajiri Yoshiaki concernant la gente féminine. Quant à Nakasugi, son style, bien qu’adulte et agréable, s’avère plus classique et typique des années 90.  

 

Les musiques de leur côté restent plutôt en retrait, en fond. Le travail est néanmoins loin d'être mineur avec plusieurs morceaux, toujours typés années 80, vraiment très agréables. Je pense notamment aux différents endings interprétés par la chanteuse pop-rock Lou Bonnevie. Il arrive même par moment, à l'instar de Bubblegum Crisis, qu'une musique constitue un élément majeur dans la mise en scène. Je veux parler entre autres de l'introduction Jazzy du troisième épisode qui, par son caractère léger et enjoué, constitue un très joli moment de cynisme et d'humour noir...

 

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, les aventures de l’AD Police ont également connues, durant la même période, une déclinaison en manga. Deux manga en fait: AD Police 25:00 et AD Police Ultimate CityDeux one shot confié à un jeune auteur, et qui lui permettront de se faire connaître, Takezaki Tony (A noter que Toshimichi Suzuki, le créateur de Bubblegum Crisis, participera à l'écriture du second one shot).    

A ma connaissance, il n'y a que le deuxième manga qui ait dépassé les frontières du Japon. Peu d'informations sont disponibles concernant le premier. Il semblerait que l'on ait affaire à quelque chose d'un peu atypique dans le format, à la frontière entre artbook et manga avec des histoires (dont certaines serviront de base pour celles des OAV) où les images et le texte (à la fois en japonais et en anglais) sont distinctement séparés... N'ayant toujours pas eu la chance de mettre la main dessus, je ne vous parlerai en détail que du second one shot sorti chez nous sous le simple titre d'AD Police.  

Par rapport aux OAV, l’esprit reste le même. Adulte, sombre, violent et ne manquant pas de critiques envers la société dépeinte. C'est même un peu plus incisif encore (société de consommation, culture d'entreprise...). De plus, le manga apporte scénaristiquement des éléments très troublants concernant l’obscure Genom qui ne serait finalement pas si étrangère au grand tremblement de terre ayant dévasté la ville et auquel la société doit à présent son statut de multinationale inattaquable…     

On retrouve également les mêmes personnages : Jeena et Leon, évoluant une fois encore dans les pires travers de cette société. Le personnage de Jeena prend d’ailleurs un peu plus d’importance et d’épaisseur par rapport aux OAV ce qui est fort agréable. Néanmoins, le format court (manga en un seul tome) empêche hélas de creuser véritablement les protagonistes. Il en était déjà de même avec les OAV, vraisemblablement pour les mêmes raisons. De très bonnes histoires au final où la Genom et ses innombrables complots prennent plus d'importances que dans les OAV mais où Takezaki et Toshimichi n'oublient pas de poser quelques pistes de réflexion sur la différence robot/humain.

Au niveau du dessin, celui-ci s’avère adulte et détaillé, parfois horrifique, avec un trait rappelant énormément celui de Otomo Katsuhiro. L’influence du créateur de Akira sur le travail de Takezaki n'est d'ailleurs pas un secret et les deux auteurs ont déjà eu l'occasion de travailler ensemble. Le découpage est souvent très dense et travaillé. Un peu classique au début mais beaucoup plus dynamique et inventif vers la fin, notamment le dernier chapitre.

   

Il faut également savoir que Takezaki Tony est un peu le deuxième grand illustrateur (après Sonoda Kenichi) de l'univers instauré par Bubblegum Crisis. De par son travail sur AD Police bien sûr mais, ayant également collaboré aux travaux préparatoires sur la série d'OAV Bubblegum Crash, il nous livre quelques illustrations des Knight Sabers qui tranchent radicalement de celles de Sonoda. Malheureusement, Takezaki est un mangaka relativement peu connu en France. En effet, les seules oeuvres sortis chez nous sont deux one shot (AD Police et Genocyber) publiés dans les années 90 et qui ne sont plus réedités actuellement. Alors pour le plaisir, voici une petite galerie non exhaustive d'un artiste qui, à mon sens, mériterait d'être bien plus connu par chez nous ^^ :

 

 

Profondément cyberpunk, AD Police Files, reste pourtant une œuvre un peu "oubliée" lorsque l’on évoque le genre au sein de la japanimation. Elle est pourtant l’une des rares à appliquer ce genre de manière aussi sérieuse et il serait bien dommage de se mettre à l'enterrer trop vite... ;)

 

(Note: Il existe également une adaptation de l’AD Police en une série animée de 13 épisodes, sortie entre 1998-1999. J’ai décidé de ne pas m’y attarder car, à mon sens, cette série est un peu le maillon faible parmi les œuvres dérivant de Bubblegum Crisis. Disons qu’elle se désolidarise considérablement de l’univers initial, dans son ambiance et son background (Même la combinaison des membres de l'AD Police n'a plus rien à voir...) en choisissant une orientation beaucoup plus shōnen. C’est à dire (grossièrement) où l’action prédomine et où le dramatisme et la réflexion restent limitées. Une série qui en soit n’est pas désastreuse (même si la réalisation n’est pas au top), mais juste clairement orientée pour un tout autre public et qui, en raison de son titre, souffre inévitablement de la comparaison avec ses ainés OAV/Manga.)

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 20:04

Si les termes "Boomer", "Genom", "AD Police" ou encore "Knight Sabers" vous provoquent l'envie irrépressible d'écouter "Konya wa Hurricane" en dandinant votre joli corps dessus, alors ce qui suit devrait vous plaire. Quant aux autres, il n'est pas encore trop tard pour s'y mettre ;)

Bubblegum Crisis est sans aucun doute un classique de l'animation japonaise. Une oeuvre S.F. emblématique du courant cyberpunk ayant fortement marqué les années 80. Qui dit "Cyberpunk" dit évidemment univers sombre, violent, pessimiste et où la civilisation humaine doit faire face à de nouvelles menaces telles que la cybercriminalité, les expérimentations scientifiques dépourvues d'éthique (manipulation génétique, conception d'androïdes toujours plus proches des humains dans l'apparence et l'intelligence...) ou encore l'omniprésence et l'omnipuissance de conglomérats financiers au dépend des Etats nations... Bref, ce que l'on appelle communément une jolie dystopie. Bubblegum Crisis intègre donc bien ces éléments mais n'oublie pas d'apporter, de manière originale, une touche fun et sexy au passage. Mais commençons par le commencement ^^ :
 

En 2025, un énorme tremblement de terre dévaste en grande partie la ville de Tokyo. Les pertes humaines et matérielles sont considérables. Rapidement, la reconstruction de la ville est ordonnée par les autorités. Une société spécialisée en robotique du nom de Genom tire financièrement avantage de cette situation en proposant ses robots, appelés "Boomer", comme main d'œuvre fiable, rapide et efficace.  

 

L'édification de "MegaTokyo" se fait ainsi à une vitesse folle et les boomers, très appréciés et devenant progressivement plus intelligents et ressemblants aux humains, s'avèrent vite indispensables dans chaque secteur de la vie civile. L'une des conséquences logiques de cet engouement est l'enrichissement considérable de la Genom qui devient très vite une multinationale à la puissance sans pareille, pouvant faire plier les Etats.  

Cependant il arrive de temps à autre, sans raison apparente, que certains boomers échappent à tout contrôle et se mettent à tout dévaster sur leur passage ainsi qu'à attaquer les humains. En 2027, au sein de la police, une unité spécialisée est alors crée sous le nom de "AD Police" en réponse à ce nouveau danger.  

 

En 2032, les incidents causés par les boomers augmentent en flèche. Sous-équipé (En raison de fonds publiques insuffisants) l'AD Police peine de plus en plus à lutter contre les boomers de la Genom, toujours plus perfectionnés et dangereux. Sans compter le fait que de lourds soupçons pèsent sur la société qui se livrerait à des expérimentations militaires, pourtant interdites, dans l'élaboration de ses derniers modèles de boomers.

 

C'est dans ce climat instable que fait l'apparition d'un obscur groupe de mercenaires se faisant appeler "Knight Sabers". Quatre jeunes filles aux identités secrètes et fermement décidées à combattre cette menace dans de mystérieuses combinaisons robotisées à la pointe de la technologie...

   

Bubblegum Crisis est une série d'OAV en 8 épisodes réalisées entre 1987 et 1991 et dont la génèse revient à Suzuki Toshimichi. Cette série se révèle être une vraie réussite artistique, à la fois visuelle et sonore.  

Graphiquement, c'est au fameux Sonoda Kenichi (Gunsmith Cats, Exaxxion...) que l'on doit le chara design. Sonoda est un chara designer très apprécié compte tenu de son habileté à dessiner la gente féminine avec des visages terriblement accrocheurs, simples mais tout en finesse (Sans compter les poses souvent diablement sexys qu'il fait prendre à ses héroïnes ^^’)

Quant au mecha design, c'est Aramaki Shinji qui en est principalement responsable. Relativement classiques dans l'ensemble, ses conceptions n'en restent pas moins efficaces notamment la moto/armure de combat de Priss (l'une des héroïnes) ou encore les Boomers qui jouissent d'une conception assez réfléchie, avec une légère touche horrifique bien amenée.  

 

 

Concernant les combinaisons des héroïnes, il me semble par contre qu'elles sont majoritairement le fruit de Sonoda. Toujours est-il que ces tenues sont superbement pensées dans leur fonctionnement, très cohérentes, mais surtout gra-ve-ment sty-lées (Tout en ligne courbe). C'est simple, ces combinaisons sont devenues avec le temps définitivement cultes ^^

 
Musicalement, c'est du lourd, très lourd. Je crois bien que les OST de Bubblegum Crisis font partie des OST d'anime les plus mémorables. Il faut dire que cette série laisse une énorme place à la musique dans sa mise en scène avec un son rock entraînant et délicieusement typique des années 80 (ainsi qu'une chanteuse/seiyū hors pair dans le rôle de Priss : Oomori Kinuko). Rien que l'introduction du tout premier épisode est un bijou en terme d'ambiance grâce à cela : On nous présente une ville futuriste avec ses différentes facettes (à la fois les quartiers aisés comme ceux misérables) accompagné de quelques notes lentes au synthé faisant tranquillement monter la tension jusqu'à...  CA :

Mettre parallèlement en scène le concert d'une chanteuse rock se déchainant et montrer à l'autre bout de la ville, un robot fou écrasant tout sur son passage était formidablement inventif et stylé, bref une jolie claque ^^  

   

Makaino Kouji signe là un travail remarquable : A chaque épisode, de nouvelles musiques toutes aussi mémorables que les précédentes. "Konya wa Hurricane", "Mad Machine", "Funky Doll" pour ne citer qu’elles... Ou encore "Mysterious Night"... (Par contre, merci Jeanne Mas pour celle-là ! ^^’) Pour ceux qui ne comprendraient pas, il y a en fait une anecdote relativement connue d’un plagiat assez évident de "Mysterious Night" sur le "Johnny Johnny" de Jeanne Mas (1985)... Les deux musiques se ressemblent quasiment à la note près (Ah les japonais et les droits d’auteurs ^^'). Vous pouvez vérifier avec les liens ^^ :  

 

Au niveau de l'animation, celle-ci s’avère honnête voire bonne par moment durant les trois premiers épisodes (Réalisés par Akiyama Katsuhito). Mais les choses évoluent nettement par la suite, probablement en raison d'un budget plus conséquent, mais aussi grâce à la succession de différents réalisateurs, chacun apportant sa touche personnelle. Les OAV s’étalant de 87 à 91, on peut également observer l’évolution du style et des techniques sur cette période, ce qui est très intéressant. Les épisodes 4 (réalisé par Hayashi Hiroki), 5, 6 (Obari Masami) et l'épisode 8 (Gohda Hiroaki) sont ceux qui, à mon sens, bénéficient de la meilleure qualité d'animation. C'est même par moment du très bon niveau (notamment le sixième et le huitième) : régulièrement fluide, surtout dans les scènes d'action, avec des plans souvent très dynamiques. Néanmoins, l'épisode 7 (Takayama Fumihiko) quant à lui se rapproche un peu plus des trois premiers.

 

 

Concernant la mise en scène, celle-ci reste très soignée quelque soit les épisodes : Souvent sombre, violente et gore lorsqu'un boomer débarque et se déchaine, mais contrastée par des phases plus légères en compagnie des héroïnes. Sans oublier bien sûr la touche musicale, toujours au bon moment.  

 

On n'est donc volontairement pas dans un dramatisme absolu, comparativement à d'autres œuvres du genre, car le fun reste une composante récurrente de Bubblegum Crisis. D’ailleurs, la psychologie des personnages est, à l’exception d’un ou deux d’entre eux, généralement peu développée pour laisser place à de fortes personnalités. Je pense notamment au caractère maladroit de Nene (Aaah, la scène musicale du "rush" au boulot, à l’épisode 8… Un vrai petit bijou ^^), celui sauvage et indépendant de Priss ou encore le séducteur et tête brulée Leon (Un inspecteur de l’AD Police venant régulièrement en aide aux Knight Sabers… A moins que ce ne soit plutôt la situation inverse ^^')  

 

Il en est de même pour le scénario qui, bien que mature, ne s'arrête jamais vraiment pour poser des réflexions sur les menaces véhiculées par le cyberpunk, préférant plutôt laisser cela en filigrane. Les différentes histoires sont, malgré une légère répétitivité des situations, vraiment intéressantes et bien construites. Certaines s'étalent sur plusieurs épisodes tandis que d'autres n'en prennent qu'un seul. Le background futuriste lié à cet univers est quant à lui très bien utilisé (Vidphone, toits des immeubles tapissés de panneaux solaires...) voire plus inventif par moment ce qui renforce considérablement l'immersion.

 

 

Comme certains le savent déjà, Bubblegum Crisis a fortement été influencé par le chef-d'oeuvre de Ridley Scott, Blade Runner, auquel la série fait d'ailleurs régulièrement référence. Parmi les plus évidentes, on notera l'architecture pyramidale du siège de la Genom qui cultive de fortes similarités avec celui de la Tyrell Corporation. Une autre encore est le nom du groupe de Priss "Priss & the Replicants" ou le terme "Replicant" fait directement écho au vocabulaire désignant les androïdes dans Blade Runner. Mais aussi tout simplement le nom "Priss/Pris" en clin d'oeil à l'une des réplicants du film, "modèle de plaisir" créé pour le divertissement...

   

   

On peut également noter la base scénaristique similaire entre le film et le cinquième épisode de Bubblegum Crisis. Episode qui débute par l'évasion d'un groupe de boomers, techniquement très proches des humains, soumis au travail forcé dans une station orbitale et cherchant à vivre librement sur Terre... ;)

 

 

Durant l'année 91 sort Bubblegum Crash qui s'avère être une suite directe à Crisis et qui, le temps de 3 OAV, prolongera la saga.

Hélas, cette suite s'avère moins percutante. Moins sombre dans l'ensemble mais surtout moins inspirée et détonante musicalement. Là où Crisis s'efforçait de débuter chaque épisode de manière originale, avec une musique toujours différente, Crash cède pour un opening, certes sympathique, mais identique à tout les épisodes ce qui est plus convenu. L'ambiance est, d'une manière générale, clairement un ton en dessous. De plus, la doubleuse originelle de Priss est cette fois absente au casting et cela se fait cruellement sentir. Sonoda s'occupe toujours du chara design ce qui assure une certaine continuité visuelle mais la réalisation (Ishiodori Hiroshi et Fukushima Hiroyuki) n’est pas vraiment à la hauteur, avec des dessins parfois un peu moches et une animation toute juste moyenne… L'ambiance en moins.  

 

 

Mais tout n'est pas négatif non plus, car scénaristiquement Bubblegum Crash va un peu plus loin que Crisis en s'efforçant d'approfondir la thématique robot/humain et ses interrogations. On peut d'ailleurs mieux se rendre compte de l'importance et de la diversité des boomers au sein de la société ce qui est très appréciable. La conclusion finale est quant à elle relativement intéressante.


 
   

On peut donc sentir une volonté d'approfondir les choses cependant le résultat n'est pas vraiment à la hauteur. Au final, cette petite série d'OAV se laisse regarder sans toutefois marquer les esprits.

 


Il faut également savoir que l'univers instauré par Bubblegum Crisis a suscité plusieurs spin-off qui, pour la majorité d’entre eux, se révèlent être tout aussi réussis et vraiment dignes d'intérêt (chose suffisamment rare pour le noter).  

Je pense notamment à la fameuse préquelle traitant de l'élaboration de l'AD Police à savoir AD Police Files ou encore l'excellent polar futuriste Parasite Dolls. Deux oeuvres bien plus sombres, sérieuses et dérangeantes que Bubblegum. Sans oublier bien sûr le très sympathique remake en série télévisée, Bubblegum Crisis: Tokyo 2040 qui, à mon sens, n'a pas à rougir de son ainé et parvient à trouver sa propre voie... Mais toutes ces jolies choses viendront prochainement ;)

   

Voilou, en attendant, j'espère avoir ranimé d'agréables souvenirs chez certains et donné envie à d'autres de s'intéresser de plus près à cette fabuleuse série ! ^^

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Published by Abu - dans Animachion..
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:28

le net semble infini et si ennuyeux souvent..
à voir et revoir les mêmes actualitées, les mêmes videos, les mêmes vannes, et pourtant au detour d'un click il arrive parfois de tomber en ces lieux qui parlent directement à nos coeur :
http://www.geek-art.net/?cat=3&paged=9

une collectif d'artiste qui se fait, et nous fait plaisir, en rendant d'innombrable hommages demontrant que l'imaginaire n'a pas de limite..

icones cinematographiques.




univers Comics.  



Video Game trip.



de tout et de n'importe quoi de toute beauté.



un lieu agreable a visiter, et pour s'y perdre pendant un bon bout de temps en reconnaissant les oeuvres qui nous touchent d'une nouvelle façon.

je vous remet le lien ici, parce que "çay le biain" !
http://www.geek-art.net/?paged=33

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Published by Linsky qui adore. - dans En passant..
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 21:18
Il faut se faire une raison, les films donnant des leçons de cinema sont souvent les plus discret ou les plus méconnu..
The Book Of Eli est ce genre de métrage, de ceux qui distillent un vocabulaire cinématographique dont quelque fois les gens passent à côté à cause d'une lecture trop lineaire..
Et justement, ici il s'agit d'interpretation de l'image, car c'est en arrivant au bout de l'histoire (realisé par les freres Hughes) que l'on comprend que chaque sequences et plans sont un vrai delice de propos.

La photo variant du sombre à la clarté raconte en elle même une histoire, celle d'un voyageur (Denzel Washington) dans un monde ravagé par une derniere guerre, portant un sac à dos au contenu auquel il tient plus qu'à sa vie, et la raison pour laquelle il se dirige vers l'Ouest..
Il croisera Carnegie (Gary Oldman) "Maire" d'une ville, cherchant à mettre la main sur un livre, et brulant inlassablement tout  les autres.


The Book Of Eli présente un monde post-apocalyptique dans lequel l'eau est devenu une denrée rare et où le canibalisme régne depuis que les lois et la moralité ont disparu avec les elements de consommations basique..
Ce qui laisse prejuger à tord sur le genre souvent malmené depuis Mad Max, chose qui sera largement effacé dans les 15 premieres minutes amenant aux subtilités de l'oeuvre.

A partir de cette ligne, je ne pourrais donc pas m'empecher de dévoiler l'intrigue et le(s) twists afin d'exposer ses qualités techniques et narratives.
SPOILER ! Vous etes prevenus :

De nombreuses critiques et débats sur les forums évoquent l'aspect esthetique mais aussi pro-catholique de l'oeuvre, ce dont je ne vois clairement pas du même oeil..

Et puisque je parle d'oeil, est il nécessaire de justifier le pourquoi de la superbe acuité auditive et olfactive d'Eli quand un plan sequence en ombres chinoises sous un pont fait ouvertement reference à du Chambara/Zatoichi le samouraï aveugle ?

Image

De le sentir tituber sur un objet au sol mais pourtant de trancher avec precision et dexterité la main d'un pauvre fou n'ayant pas suffisament preté attention à ses paroles.


Image
Ou de le voir parfois lever la tête vers le soleil comme pour chercher la lumiere qui le guide.
(Notez que les non voyants peuvent percevoir la lumiere hein.. Il y a d'ailleurs plusieurs degres de cécité.)

Carnegie quand à lui, est bien voyant mais entouré d'aveugle aussi, et dans les 2 sens du termes..
D'une compagne devoué née ainsi (mere de Solara interpreté par Mila Kunis) et des sbires illetrés, qu'il controle tous grace à ses lumieres d'erudit dans un Monde où les adultes n'ont jamais appris à lire..
C'est une ambiance lourde dans des decors tristes, des populations manquant d'hygiene et des bébes pleurant en fond..
La sauvagerie d'un monde barbare ou l'on fait ce qu'il faut survivre. 
Toutefois, quoiqu'il en coute, accompagné de Solara, Eli ne s'eloigne du chemin pour lequel il a foi..
Même s'il faut tuer pour cela.
Car il s'agit de la Bible qu'il transporte dans le sac dont il ne se sépare jamais, un objet religieux, certes mais avant tout politique et culturel, ce qui est à mon sens appuyé à maintes reprises dans le film.

Une quete pour lui, qui n'est autre qu'une source de pouvoir pour Carnegie, connaissant à juste titre la puissance du savoir, de l'utilisation d'un texte et de son sens politique..
Le spectateurs donnera sa propre interprétation en comprenant l'importance du lieu dans lequel le heros tient à ramener les ecrits dans l'un des dernier sanctuaire d'une culture disparu.. Un musée.
Puis il ya aussi matière à débattre jusqu'à la derniere minute, à la mort de ce genre prophete du futur, allongé et en tenue de ceremonie..

Eh oui, se peut il qu'Eli soit en fait musulman ?
La haute teneur de symbolisme, d'un homme, peu importe sa religion, qui garde espoir au devenir d'une société, et pour ceci sauvegarde au peril de sa vie depuis 30 ans une Bible qu'il a trouvé, et qui plus est la derniere..

Ainsi le plan du fameux livre se pose maintenant parmi les autres cultes que sont la Tora et Le Coran.
La Bible n'etait donc pas une fin en soi, elle n'est qu'une autre pierre à l'edifice de la reconstruction d'une civisation.
 

L'aventure est faite d'action cathartique réference aux Chambara et à la Ken le Survivant accompagné d'une reflexion sur plusieurs niveaux, spirituelle, sociale et politique.
Le tout saupoudré d'un pincée de cynisme, le livre source de tant de sang étant ecrit en braille..
Ce qui est Diablement ironique. 

Sujet à interpretations, les culs de benitiers y fanstasmeront peut etre un message, les culs serrés anti-dogmes crieront à une propagande religieuse..
moi je suis Athée et j'y ai surtout vu un film de serie B genereuse, jouissive, maline, largement plus interessante techniquement que bien des films à gros budget grossier et gras jouant dans le même creneau.
Un film comme il en faudrait plus souvent. 

Avec les Freres Hughes à la realisation,  jamais le genre post-apocalyptique ne m'a semblé si lumineux.
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Published by Linsky qui trouve que Mila Kunis à toujours des yeux de merlans frits.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:30

une nouvelle rubrique a fait son apparition sur Nolife depuis quelques temps, sous le nom de Nochan, un jeux de mots referencé à un site 2chan, traduisible pas Nichan en japonais.

ce petit journaliste de pixel traite dorenavant de l'actualité Otaku avec un air malicieux et son petit rire etouffé, tout les jeudi dans le 101%.

3 petites mn de news sur le monde de l'animation, de la musique, des goodies, du contenu pour les fans et collectionneur en tout genre, tout simplement.

mais voila..
faisant maintenant parti du staff, Nochan s'est posé la question que tout animateurs se posent  :

"quel T-Shirt vais je mettre aujourd'hui ?".


parce que c'est bien beau de faire son Otak devant tout pleins de telespectateurs mais avec toujours le même ce n'est pas tres professionnel.

il nous a donc mis à contribution afin de lui remplir sa garde robe sous souvert de notre creativité sans limite (enfin si, une limite de 11x11 pixels ^^) un appel et defi à tout stylistes pixels arts en herbes.

 

voici quelques exemples des nombreuses contributions :





des Chocobos, des Boules Cristal, des Lemmings, Ultraman, des canards echappés de Duck Hunt, des decolletés, ect..

déjà des centaines de creations imaginatives.

alors j'avoue que moi non plus, je ne boude pas mon plaisir :

 




alors si toi aussi tu veux fabriquer et offrir des T-Shirts à Nochan pour que grace à toi, qu'il pete la classe à la télé, c'est ici :

http://www.nolife-tv.com/nochan.php

vous connaissez le chemin maintenant, hein.

 

 

 

 

 

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Published by Linsky en beatitude devant certaines creations - dans Nolife la télé pas comme les autres.
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