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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:29

Vous avez dû le remarquer, mais sur ce blog on aime bien les super héros. Et ce qui est bien c’est qu’il y a des super héros adapté à tous les goûts. Et si aux USA beaucoup ont droit à leur série de publié, en France on se concentre surtout sur les grand classique.

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Récemment Urban Comics a eu les droit pour éditer les bande-dessinées des super-héros DC. Et ils se sont mis à éditer les plus connus : Superman, Wonder-Woman, Batman, Aquaman, etc.

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Mais dans l’ensemble leur publications ont été assez frileuses concernant les super-héros un peu secondaire comme Super-Girl qui n’a eu droit qu’à un tome qui introduit une histoire mais ne la conclue pas. La seule exception pour ces derniers furent ceux appartenant au Batverse qui eux ont tous eu droit à leur série. Robin, Nightwing, Batwoman, Batgirl, Catwoman et depuis peu Harley Quinn ont tous été chouchouté en ayant leurs histoires de publié.

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Et je trouve dommage qu’Urban soit aussi frileux.

Mais bizarrement certains super héros moins connus ont quand même eu le droit à la publication de leur série. J’ai été surpris de revoir sur les étagères des magasins les trois tomes de Swamp Thing, super héros aux histoires tragiques connu sous nos latitudes sous le nom de la Créature du marais.


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Personnellement j’ai découvert ce super-héros par hasard quand j’étais gosse. J’ai dormi chez des amis à mes parents dont leur fils était fan de comics et j’ai passé ma soirée et la journée qui a suivie enfermée dans sa chambre à dévorer ses BD. C’est ainsi que j’ai découvert des super-héros comme Les Quatre Fantastiques, le Faucon ou Black Panther.

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Et évidement parmi ses BD se trouvait des histoires de La Créature du Marais.
Pour ceux qui ne le connaissent pas c’est le botaniste Alec Holland qui suite à l’explosion de son laboratoire se retrouve transformé en un monstre végétal hideux mais garde sa personnalité. Et les histoires que j’ai lues ressemblaient pas mal à la série télé Hulk avec son héros maudit qui essaie d’aider les gens tout en étant poursuivi par des personnes intolérantes à cause de son apparence. La principale différence était que contrairement à Hulk, Swamp Thing ne passe pas par une apparence humaine, il a toujours l’air monstrueux.


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Beaucoup d’année ont passé depuis et toutes une mythologie concernant les trois forces composant la vie (la Sève, le Sang et la Nécrose, ou the Green, the Red and the Grey en VO) ont été créé par différent scénaristes et Allec Holland a même été séparé du personnage de la Créature du marais durant un run de Morisson tuant le pauvre Allec au passage. Et récemment durant l’arc Brightest Day, Allec Holland a été ressuscité.

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Puis est arrivé le soft reboot de l’univers DC appelé New 52. Pourquoi soft ?
Parce que certains personnages auront leur histoire réinitialisées (comme Supergirl par exemple) tandis que d’autres auront leur histoire qui reprend là où elle en était jusqu’à présent. C’est le cas de Batman, mais aussi de la Créature du marais.
Après sa renaissance, Allec Holland refuse l’appel de la Sève pour faire de lui leur élu protecteur : la Créature du marais. Mais la nécrose qui s’est renforcé se met à le poursuivre pour le tuer de peur qu’il redevienne Swamp Thing. En cherchant à lui échapper il rencontrera l’ex amour de la Créature du marais (à l’époque où celle-ci était séparé d’Allec), Abigail Arcane, qui elle aussi cherche à fuir son destin car elle est destiné à devenir l’élu protecteur de la Nécrose. On suit alors leur fuite désespéré face à la Necrose, essayant de survivre sans embrasser un destin qu’ils n’ont pas choisi.


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Son histoire (écrite par Scott Snyder, aussi scénariste sur la version New 52 de Batman) ne se déroule pas seule car en parallèle un autre super héros inconnu aura une histoire qui s’entre croisera avec la sienne. Ce super héros c’est Animal Man. Et j’avoue que pour moi c’était la première fois que je le rencontrais dans une BD. Et quelle bonne surprise !

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Si ses pouvoirs sont sympa (il peut faire appel aux animaux environnant pour copier leur capacité et peut leur parler) c’est surtout le personnage qui est intéressant. Buddy Baker de son petit nom est l’un des rares super-héros à avoir son identité connue de tout le monde. Ancien cascadeur et super-héros, il a quitté ces deux carrières pour se servir de son image pour défendre les animaux. C’est donc un militant pour la protection des animaux que l’on suit. Mais surtout il a une vie de famille.
Ça peut paraître anodin mais c’est l’un des rares super-héros qui a une vie de famille sérieuse, là où la plupart n’ont que des histoires d’amour qui sont écrite de façon à empêcher toute création de famille.


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Pour Animal Man cette nouvelle histoire (écrite par Jeff Lemire) commence lorsque ses pouvoirs se détraquent et qu’il découvre qu’ils ne lui ont pas été donné par des extra-terrestres comme il l’a toujours cru, mais par le Sang qui cherchais à en faire le protecteur de leur future élue protectrice, sa propre fille Maxine. Cette dernière se retrouve pourchassée par la Necrose, et Buddy et sa famille l’accompagne en essayant de la protéger de son destin.

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Ces deux histoires vont s’entremêler car la Necrose et ses agents devenant trop puissant forceront la Sève et le Sang à s’unir pour tenter d’y survivre formant un seul et même cycle. Si coté Swamp Thing l’histoire sera épique dans l’esprit d’un drame Shakespearien, l’histoire d’Animal Man est beaucoup plus intimiste et est le vrai cœur de ce cycle. L’histoire de Buddy Baker se concentre avant tout sur les relations avec sa famille en temps de crise, et les nombreuses difficultés pour garder sa famille unie. C’est d’ailleurs pour cela que une fois le combat contre la nécrose réglé, Buddy a encore deux tomes d’aventures dont le but est de reconstruire sa famille. Une suite d’histoire moins épique mais largement plus humaine et un final concluant d’une façon triste et touchante son histoire.

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Pour accompagner cette histoire on aura le droit à de très beaux dessins dans Swamp Thing qui joueront souvent sur le contraste entre la nature végétale de la Créature du marais et l’apparence horrible des agents de la Nécrose (les amateurs de body-horror seront servis).

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Le découpage des case est aussi intéressant car souvent ces dernières prendront la forme de branche d'arbre.

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Du côté d’Animal Man si la qualité reste au rendez-vous, l’histoire change plusieurs fois de dessinateur et un des chapitre est malheureusement massacré (le fils de Buddy donnera soudainement l’impression d’avoir perdu 5 ans le temps de ce chapitre ce qui rend l’action confuse car on le confond avec sa petite sœur). Mais dans l'ensemble, c'est plutôt beau et avec une mise en scène dynamique.

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C’est d’autant plus dommage car c’est la meilleure des deux histoires et que l’on aimerait que les dessins soient à la hauteur tout du long. Malgré tout ceux-ci restent très bons et les passages où Buddy et Maxine visitent le Sang ont une esthétique impressionnante.

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la série propose aussi pas mal de caméo souvent justifié et utilisé de façon assez intélligente.

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Bref cette histoire est l’un de mes coups de cœurs comics récent. A la fois épique avec de grands combats et intimiste et touchant, c’est le genre d’histoire qui regroupe ce que j’aime dans les comics.

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Ah, j’ai quand même un petit coup de gueule à propos de la façon dont ces histoires ont été édités. Si suivre l’histoire coté Swamp Thing est simple, toute son histoire étant contenue dans ses 3 tomes, suivre celle d’Animal Man demande de lire le tome 3 de Swamp Thing.
La faute n’est pas tant à Urban Comics, qui a du faire le choix difficile de décider quelle histoire sera incomplète dans son édition (ils auraient tout aussi bien rendre les deux histoires incomplètes s’ils voulaient vraiment arnaquer leur public) ; mais à DC qui a fait écrire cette histoire sous le format de deux histoires qu’il faut lire en parallèle pour parfaitement les apprécier. Urban Comics a donc décidé de privilégier les aventures du héros le plus connu, c’est-à-dire la Créature du marais, en mettant tous les chapitres concernant sa trame de l’histoire, même ceux concernant Animal Man mais qui sont indispensable pour comprendre celle de Swamp Thing. Animal Man se retrouve donc avec un trou au milieu de son édition…
Là où ce n’est pas trop grave c’est que l’on se rend compte en les lisant que ces deux histoires restent profondément imbriqué pour développer une mythologie intéressante et une réflexion sur les sacrifices que l’on doit être prêt à faire pour protéger ceux que l’on aime. Et après avoir lu les 3 tomes de Swamp Thing vous aurez du mal à ne pas avoir envie de lire Animal Man.
On se retrouve donc avec une histoire à lire dans un ordre assez particulier si on veut apprécier l’histoire sans rien se faire spoiler par certains volumes d’un des deux personnages :


1-Animal Man tome 1
2-Swamp Thing tome 1
3-Animal Man tome 2
4-Swamp Thing tome 2
5-Swamp Thing tome 3
6-Animal Man tome 3
7-Animal Man tome 4

Maintenant j’espère que l’on aura une occasion de revoir ces deux héros si souvent oublié (pour Swamp Thing je ne m’en fait pas trop car un nouveau volume de ses aventures viens d’être publié) et qui permettent pourtant de faire des histoires rivalisant sans difficulté avec celles des plus célèbres héros du panthéon DC.


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Published by Ray qui n’a pas pu résister à faire un jeu de mot pourri comme titre d'article. - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:07

Je vous parle souvent des fictions Transformers, mais avant d'être des films à gros budget ou des séries animées, les Transformers sont, comment l’oublier, des jouets. En effet, les films et séries ne servent qu'à vendre ces figurines et s'ils sont rentables directement, comme c'est le cas pour les films de Michael Bay, c'est tout bénèf’ pour Hasbro.

De ce fait, s'il y a quelque chose que je trouve intéressant, c'est de voir l'évolution d'une gamme de jouets par rapport au succès de la série, mais aussi selon les pays. En effet, si, pour beaucoup, Transformers est une licence américaine, il s’agit en fait d’une licence américano-japonaise dont les jouets sont fabriqués par deux sociétés : Hasbro au niveau mondial et Takara Tomy pour les figurines spécifiques au Japon et à certains pays proches comme la Chine.

L'évolution des gammes de jouets a un impact sur la façon dont va évoluer une série, comme sur la direction scénaristique qu’elle va prendre, par exemple Parfois, ça va même beaucoup plus loin.

Quitte à se pencher sur la question, autant le faire avec une bonne série récente. C'est pour cela que j'ai choisi de vous parler des gammes de jouets liées à la série Transformers Prime (dont j'ai déjà parlé dans un précédent article). Cela me permettra aussi de parler de certaines évolutions de cette série que ne couvrait pas mon article, ce dernier se concentrant uniquement sur la série animée américaine et n’abordant pas les différents dérivés qui en sont nés. Je vais volontairement ignorer certaines types (comme les jouets de type Cyberverse qui comporte beaucoup trop de jouets) et parler principalement des robots de taille Deluxe ou Voyager (les deux types dont j'aime le format des jouets) qui apportent quelque chose à la gamme, afin de ne pas m'étendre inutilement sur les nombreux moulages et repaints de Bumblebee.

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Les premiers jouets Tranformers Prime sortis aux Etats-Unis furent ceux de la gamme First Edition (2011), qui était sortie pour accompagner le pilote de la série (qui se composait de 5 épisodes). Ça commençait plutôt bien : des robots assez détaillés, très fidèles à ceux de la série et faits avec des matériaux de bonne qualité.

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Seulement, une fois la promotion faite, Hasbro préféra sortir des jouets moins chers à produire. La gamme fut vite abandonnée. Certaines figurines de personnages importants ne virent même jamais le jour. D’autres ne furent disponibles que sous forme de packs qui ne sortirent pas aux Etats-Unis, ou qui y furent commercialisés beaucoup plus tard à l’occasion d'une sortie en grande surface pour un temps limité. Ce fut le cas pour Megatron, disponible seulement dans un Entertainnement Pack contenant Megatron, Optimus Prime, un DVD du pilote de la série et les figurines des trois héros humains. Ce pack est d’ailleurs le seul moyen de se procurer des figurines de ces derniers personnages. Il ne fut initialement disponible qu'au Canada ou en Asie, mais il ressortit en 2012 aux Etats-Unis lors d'une opération promotionnelle.

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Hasbro passa ensuite à une nouvelle gamme appelée Transformers Prime Robot In Disguise pour accompagner la suite de la série ainsi que sa sortie dans nos contrées. Ce fut donc la première gamme à sortir chez nous. Si les robots sont en gros les mêmes mais peints différemment, force est de constater que la qualité des figurines est inférieure à celle de la gamme précédente, que cela soit au niveau du respect des détails, des accessoires fournis ou de la qualité des matériaux utilisés. Certes, on se situe alors juste dans la moyenne du jouet pour enfant donc ce n'est pas catastrophique non plus. Cette baisse de qualité se voit bien sur la "nouvelle" figurine de notre amie Arcee :

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Cette gamme, qui correspond aux saisons 1 et 2 de la série (qui s'étalèrent de 2011 à fin 2012 aux Etats-Unis), rencontra un problème qui se pose fréquemment pour les gammes de jouets Transformers. Dans la série Transformers Prime, seule une dizaine de robots apparaît. Comment faire alors pour continuer de vendre des jouets aux gamins qui, depuis le temps, ont pu tous les acquérir ?

La réponse des fabricants est simple : créer des robots qui n'existent pas dans la série et, si possible, en faisant des repaints, afin de ne pas avoir à créer de nouveaux moules, ou alors juste pour la tête (l'élément visuel le plus distinctif d'un point de vue humain).

Ainsi, par exemple, Wheeljack donna naissance à Dead End :

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De même, nous avons vu au début de cet article que les sociétés commercialisant les jouets n'hésitent pas à sortir des dizaines de versions d'un personnage populaire comme Bumblebee. Néanmoins, parfois elles sont moins fainéantes et créent de nouveaux modèles, même si ceux-ci n'apparaissent pas dans la série.

Par exemple Ultra Magnus :

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Ou Thundertron :

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Ce n'est pas pour rien que je vous montre ces deux-là, vous allez voir qu'ils ont une histoire particulière. Mais pour garder un peu de mystère, parlons de ce qui se passe pendant ce temps-là au Japon.

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En effet, si nous, en France, avions des jouets pas terribles, au Japon, les fans avaient le droit à une gamme entière, souvent plus respectueuse des détails visuels de chaque robot que la version First Edition comme nous le montre avec son charme habituel notre chère Arcee :

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Cette gamme est baptisée Arms Micron à cause des accessoires particuliers qui accompagnent les figurines, ou qui sont même vendus séparément. En effet : qu'est-ce qui plaît plus à un Japonais qu'un robot transformable ?
Un robot dont l'arme est, elle aussi, transformable en robot !
Et comme ça, on peut en vendre énormément : de toutes les formes ou de toutes les couleurs, façon Pokémon !
Et si, en plus, on peut combiner ces robots pour faire des armes totalement what-the-phoquesques (comme le montre la publicité ci-dessous), là, le public craquera forcément :

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Au-delà de ces accessoires extrêmement plaisants (mais ne respectant pas l'équipement des personnages de la série), la gamme Arms Micron est la seule à proposer certaines versions de figurines existantes issues des deux premières saisons comme Megatron s'étant fait greffer son nouveau bras (je n'en dis pas plus pour ne pas trop en dévoiler à ceux qui n'auraient pas vu la série).

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On a aussi la seule figurine d'Optimus Prime avec la matrice de commandement, cette dernière pouvant même se transformer en une jolie épée :

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Ou même une figurine de Gaia Unicron (qui a pourtant un rôle majeur à la fin de la saison 1 de Transformers Prime), qui en plus peut s'assembler avec la figurine de Megatron (ce qui préfigure ce qui se passera un ans plus tard dans le film Predacon Rising) ou d’Optimus (là, en revanche, il n’y a vraiment aucun lien avec la série, ils ont simplement dû trouver ça cool).

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Arrive le moment où, aux Etats-Unis et au Japon, la série Transformers Prime finit sa deuxième saison. Si, en Occident, la série a beaucoup de succès, elle n'est pas assez japonisante et le public japonais décroche.

Un choix marketing est donc fait. Aux Etats-Unis, la série continue normalement et est toujours faite par la même équipe. Au Japon, on choisit de mettre là un terme à la série (en modifiant l'épisode final de la saison 2 pour l'orienter vers une fin plus ouverte permettant de faire n'importe quoi après).

De plus, on veut vite finir la série car un nouveau projet de série animée Transformers a été lancé dans l’espoir de réunir à nouveau les publics d'Orient et d'Occident.

Cela va avoir une grosse influence sur la gamme de jouets, mais aussi sur les séries.

Un premier concept de gamme de jouet est créé. L'idée qui oriente la thématique de la gamme est d’introduire un troisième camp de monstres, appelés les Predacons. Ce camp se compose seulement de quelques figurines nouvelles pour qu’il n’y ait que peu de moules à faire. Les Autobots et les Decepticons devant s'adapter pour les vaincre, on peut, en les remodelant, ressortir des figurines ayant la même transformation et les vendre de nouveaux aux pigeons fans). Notons que le choix d’ajouter des monstres n'est pas anodin, vu qu'en parallèle la production du quatrième film a commencé et que celui-ci verra l'apparition des Dinobots. Habituer les enfants à jouer avec des robots qui se transforment en monstres plus ou moins proches des dinosaures permet aussi de les habituer à apprécier la future gamme de jouets qui sortira en même temps que le film.

Premier problème : un nouveau personnage (ou un changement d'apparence d'un personnage existant) de Transformers Prime coûte très cher à intégrer au dessin animé (ce qui explique le faible nombre de nouveaux personnages entre les saisons 1 et 2). Chaque pays va donc choisir une façon de contourner le problème.

Voyons d'abord le cas américain.

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Le choix fait pour les Etats-Unis est donc de continuer Transformers Prime avec le même niveau de qualité. Mais comme il faut vendre de nombreux nouveaux jouets, on termine rapidement la série et on vend à coté une BD présentant tous les modèles qui n’apparaissent pas dans la série. Ça tombe bien, une BD Transformers Prime avait déjà été faite (mais j'y reviendrai dans une partie bonus à la fin de l'article pour les plus maso d'entre vous).

La série continue donc tranquillement dans la direction que lui avaient donnée ses créateurs, mais doit respecter de nouvelles contraintes :
-une saison plus courte (les créateurs de la série ont réussi à négocier un film d'animation en plus pour finir complétement leur histoire. Cela va aussi avoir une influence pour la suite) afin de vite passer à la bande dessinée,
-introduire les Predacons en robots extrêmement puissants, afin que les enfant les veuillent parce qu'ils sont encore plus forts que les autres.

La nouvelle gamme est alors nommée Beast Hunter (tout comme l'arc de la série correspondant à cette troisième saison).

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Cette saison finale de Transformers Prime n’introduit que très peu de nouveaux personnages. On y verra :
- une nouvelle forme d'Optimus Prime nettement plus puissante,

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- un (et un seul) redoutable Predacon appelé Predaking (qui sera rejoint par deux autres Predacons pour le film) et qui est littérallement inarrêtable dans la série,

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- Ultra Magnus. Sauf que, si vous avez bien suivi (oui, je sais, ça fait loin), ce robot est sorti avec la précédente gamme. Par conséquent, pour vendre un nouveau jouet, il faut en faire une nouvelle version (fondée sur la transformation de l'ancien jouet d'Optimus Prime de la série Robots In Disguise afin de faire des économies). Pour une raison inconnue, le jouet comporte des ailes qui n'apparaîtront jamais sur le personnage durant la série... Bizarre, d'autant plus que le reste du jouet est plutôt fidèle à son apparition dans la série.

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Par ailleurs, le personnage de Shockwave (qui apparaît dans la saison 2) a enfin droit à sa figurine (là encore, allez voir dans la partie bonus en fin d'article pour comprendre la raison de l’apparition de ce personnage et pourquoi il a pris tant d'importance dans la série).

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A côté de ça, les autres personnages ont droit à des relookings plus ou moins étranges (à thématique animale) qui n'appraitrons pas dans la série (mais qui apparaitrons dans la BD qui lui fera suite) comme nous le montre une fois de plus notre chère hôtesse Arcee :

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Toutefois, ils gardent toujours la même façon de se transformer, les ingénieurs d'Hasbro étant trop occupés à faire les autres Predacons.

Enfin, plusieurs figurines de jouets de Predacons (qui sont quand même l'acroche de cette gamme) apparaissent :

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Ces nouveaux personnages serviront dans la BD qui fera suite au film d'animation Predacon Rising.

Et ça tombe bien car, chez Hasbro, on n’est pas bête : si on fait un film en plus, autant faire des versions exclusives que l'on ne distribuera que dans les enseignes mettant nos produits en avant. C'est ainsi qu'en France, vous avez sans doute pu voir chez Carrefour les repaints de trois Predacons comme ce sympathique griffon :

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J'ai maintenant une bonne nouvelle à vous annoncer : j’ai fini avec le cas américain. La mauvaise nouvelle, c'est que, chez les Japonais, c'est pire...

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Les Japonais ne trouvaient pas Transformers Prime assez proche de leur culture. La décision fut donc prise d’apporter à la suite de cette série des éléments qui plaisent plus au public japonais. C’est ainsi que les créateurs quittent l'animation 3D pour revenir à de l'animation 2D, qu’ils introduisent des héros humains aux pouvoirs ninja façon sentaï (et avec l’incontournable robot façon Bioman), et que les Predacons sont légèrement relookés pour ressembler à des démons du folklore japonais. De même, on se rend compte que les créateurs se mettent à faire du patriotisme. En effet, l'intégralité de la série se passe au Japon et les personnages, qui voyagent dans le temps, revivent de grandes batailles historiques de la nation nippone afin de montrer à quel point les Japonais sont de grands héros qu'importe l'époque. En fait c'est sans doute la plus japonisante des séries Transformers jamais crées (même par rapport à d'autres séries exclusives au japon).

Il est intéressant de noter que ce n'est pas la première fois qu'une série Transformers se sépare en deux. C'est par exemple arrivé avec la série d'animation G1, qui, après le film, a connu une suite américaine et une suite japonaise. Cette dernière donnera lieu à un certain nombre de séries spécifiques au Japon qui sont des suites directes de la série G1 japonaise.

La série est nommée Sanjō Gattai Toransufōmā Gō!, ce qui veut dire Triple Combination: Transformers Go! Ce titre est dû au fait que le robot à la Bioman de la série se compose de 3 robots qui peuvent s'assembler en 3 combinaisons différentes de robots (un peu comme celui de l'anime Sousei No Aquarion, pour les connaisseurs). La plupart des gens l’abrègent en Transformers Go !

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Comme il a fallu la produire de toute pièce, cette série n'a rien à voir avec l'ancienne en termes de réalisation (aucun élément 3D des Transformers Prime n'était réutilisable pour un dessin animé 2D, même si les robots reste modélisé en 3D mais de façon largement plus fidèle au jouets). Elle fut plus longue à produire que la suite américaine et sortit après la fin de celle-ci (la saison 3) aux Etats-Unis. Par ailleurs, afin de vendre plus de jouets avec des coûts de développement qui soient les plus faibles possible, tous ceux de la gamme correspondant à cette nouvelle série sont des repaints de la gamme Beast Hunter. Notre charmante assistante Arcee va encore une fois se charger de nous montrer ça :

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Ils sont parfois légèrement modifiés : comme d'habitude, on change une tête et on a un tout nouveau personnage...
Par exemple, notre ami le griffon Grimwing prend le nom plus japonisant de Budora et au passage devient la plus belle version de la figurine :

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On y retrouvera aussi notre ami Thundertron, qui sera renommé Go Prime et sortira en deux variantes (je ne vous en avais pas parlé pour rien, comme vous le voyez : rien ne se perd, rien ne se crée tout se ...) :

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Sinon, la particularité de cette série est de proposer ces fameux robots :

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Ils peuvent s'assembler entre eux sous 3 formes différentes :

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Les Japonais auront aussi leur version ultra ultime de la mort qui tue d’Optimus Prime, délicatement nommée Optimus EX Prime :

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Comme si ça ne suffisait pas, d'autres robots à triple combinaison sont créés, et tous sont en plus combinables avec Optimus EX Prime (à ce propos ce sera le seul jouet de mon article qui n'est ni un Deluxe ou un Voyager, mais un Leader, la raison de sa présence étant qu'il se combine avec des Deluxe)  :

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Bon, voilà, normalement on a fait le tour de l'évolution de la gamme de jouets Transformers Prime et de son influence sur la série animée (et vice versa), mais les choses ne sont pas aussi simples qu'elles en ont l'air. C'est pourquoi voici les :

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Merci Caius !

A cause du succès de la série Transformers Prime et du succès du jeu vidéo Transformers War For Cybertron, Hasbro a voulu rattacher à la truelle les deux univers. Pour cela, la société a profité de la sortie de la suite de War For Cybertron, simplement nommée Fall Of Cybertron, pour l'associer à l'univers de la série en forçant les auteurs de celle-ci à y jeter des ponts avec le jeu. La première apparition de Shockwave dans le dessin animé Transformers Prime est due à cette tentative de raccommodage.

Pour faire les choses plus proprement, les créateurs ont sorti en même temps que le jeu Fall of Cybertron, une bande dessinée officielle Transformers Prime Beast Hunter. On y découvre la suite du jeu Fall Of Cybertron racontée du point de vue des Dinobots jusqu'au moment où leur histoire rejoint la fin de Transformers Prime.

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Les jeux sont donc plus ou moins considérés comme faisant partie de l'univers Transformers Prime et par extension les jouets issus des jeux le sont aussi.

Pourtant, ces derniers sont sortis avec de nombreux jouets qui n'ont rien à voir avec la série dans la gamme de jouets Transformers Generations. Il s’agit d’une gamme qui vise les vieux collectionneurs de Transformers en ressortant des versions actualisées des robots qui ont marqué leur enfance.

On y retrouve quelques figurines bien sympa issue des jeux comme Grimlock le robot T-Rex ou les Combaticons, un groupe de 5 robots véhicules de guerre qui s'assemblent pour former l'immense Bruticus.

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La BD Tranformers Prime Beast Hunter est réutilisée ensuite pour écrire une suite à la série animée afin de donner envie aux fans d'acheter les nombreux robots commercialisés bien qu’ils n’apparaissent pas dans le dessin animé (et certains chapitres de la BD seront même présents en bonus dans les boîtes américaines des jouets).

Pour ceux qui se le demandent, les deux jeux vidéo cités ci-dessus sont très sympa.
Le premier est plus dans l’esprit d'un jeu comme Halo en termes de gameplay (mais avec plusieurs boss plutôt bien pensés, ce qui est rare dans un TPS) avec possibilité de jouer la campagne à trois joueurs en ligne. Le second est plus dans l'esprit d'un Call Of Duty avec une campagne qui essaie d'en mettre plein les yeux mais qui est finalement très dirigiste et ne propose pas de vraie difficulté (malgré un dernier tiers de jeu à l’ambiance vraiment épique), mais un mode multi-joueurs bien mieux équilibré et compétitif que le précédent épisode (sans atteindre celui d'un Call Of en terme de qualité et d'accessibilité).

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Si je vous parle de ces jeux et des astuces utilisées pour les rattacher à Transformers Prime, c’est parce qu’ Hasbro a annoncé la suite de Fall Of Cybertron récemment, et en a profité pour retourner sa veste.

La suite de Transformers Fall Of Cybertron s'appellera Rise Of The Darkspark et est présentée comme faisant le lien entre les précédents jeux et les films Transformers réalisés par Michael Bay. Il se trouve que le jeu sort cet été, en même temps que le quatrième film.
On voit donc que, finalement, l'univers de la série animée Transformers Prime n'a rien à voir avec les jeux Transformers.

J'attends encore avec curiosité l'explication de l’existence de deux Grimlock aux design trés différents...

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Bref, chez Hasbro, on peut faire n'importe quoi tant que c'est pour faire du fric...

Je tenais juste à rajouter que pour faire cet article j'ai pris des images issues des Wiki Teletraan One et TF Wiki, ainsi que celles du site Siebertron qui est l'un des site les plus complet sur les jouets Transformers vous pourrez donc trouver plus d'informations sur ces sites si le sujet vous intérésse.

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Published by Ray, qui n'a pas fini de jouer avec ses robots favoris ! - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:08

Je parlais dans un précédent article de la façon dont le gameplay d'un jeu vidéo arrive à faire ressentir des émotions. L'utilisation d'un système de jeu peut aussi servir à immerger les joueurs dans une ambiance. Et quoi de mieux pour le montrer que des jeux de société ? En effet, ces derniers ne possèdent pas de bande-son ou de visuels renversants (ils proposent à la limite un ou deux dessins sur la boîte et quelques figurines) et, pour immerger au maximum le joueur, on se rend vite compte qu'il faut des mécaniques de jeux qui arrivent à faire ressentir le thème. D’ailleurs, au final, assez peu de jeux y arrivent.

L'un des jeux qui m'ont littéralement bluffé sur ce point est Fief de Philippe Mouchebeuf. Le jeu se passe dans un royaume médiéval fictif. On joue une famille de nobles dont le but est de prendre le contrôle du royaume, écrasant s'il le faut les autres familles.

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Premier point important : Fief est avant tout un jeu de diplomatie. Si une partie se fait en peu de tours, ceux-ci sont particulièrement longs à cause de la nécessité de négocier si l'on veut gagner. Les alliances et trahisons sont souvent indispensables. Les règles de Fief étant emplies de subtilités, je ne les détaillerai pas sinon cet article serait vraiment trop long.

Le principe de jeu part d'une idée assez géniale : pour gagner, il faut contrôler du territoire. Sauf qu'il y a deux types de territoire et que ces derniers se croisent. Les fiefs qui donnent son titre au jeu sont directement liés à nos familles. Il nous faut les conquérir par la force de nos armées (ce qui est facile en début de partie car ils sont vides de toute force militaire, mais, dès que chaque joueur a mis ses forces en place, la situation est vite figée). Chaque fief a un titre différent, qui apporte des avantages plus ou moins grands à notre famille. Les évêchés sont, eux, composés de morceaux de différents fiefs et demandent au joueur d’obtenir un évêque pour les contrôler. Les évêques peuvent être obtenus de différentes façons, soit par des cartes « événements », soit par le vote d'autres évêques.
Les ressources (qui serviront à développer notre armée ou à négocier avec d'autres joueurs) sont obtenues sur les villages des fiefs que l'on contrôle mais aussi sur les villages des évêchés que l'on contrôle, même si ces villages sont sur les fiefs d'une famille ennemie.
Il existe d'autres moyens de gagner des ressources grâce aux élections d'un Pape ou d'un Roi (avec sa Reine s'il est marié) qui donnent d'importants avantages.

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Une des grosses difficultés est de réussir à gagner plus de ressources que ses adversaires pour pouvoir prendre l'avantage. Cependant, comme le contrôle des fiefs et des évêchés est assez stable (si on excepte quelques cartes aux effets spéciaux permettant de faire pencher la balance), les négociations entrent en jeu. Les joueurs ont la possibilité de forger une alliance par le mariage avec une autre famille (et donc de partager ressources et victoires). Le nombre de négociations secrètes avec un autre joueur permises est limité. Si la négociation peut n’être que la marchandisation d'un avantage (« Je te donne de l'or, en échange tu me laisses prendre ce village que nous convoitons tous les deux ») cela peut vite virer au chantage (« J'ai une carte « assassin », soit tu te maries avec moi, soit j’assassine ton Roi ») ou à la conspiration (« J'utilise mon Pape pour dissoudre le mariage qui t’unit à mon concurrent puis tu me donnes ton seigneur en mariage). Bref, pour gagner à Fief, il faut être le plus machiavélique possible (c'est d'ailleurs pour cela que je suis particulièrement mauvais... mais ça ne m’empêche pas d'aimer le jeu).

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que ces règles, même si elles sont assez complexes, dépeignent bien la façon dont les familles de nobles se livraient bataille au Moyen-âge.

Dans un genre largement plus accessible mais tout aussi efficace, j'aimerais parler de Room 25 de François Rouzé. En gros, le principe de ce jeu est d'adapter le concept du film « Cube » avec des mécaniques simples. Le jeu se permet de proposer des modes de jeu variés selon le nombre de joueurs ainsi que le genre d'ambiance qu'ils aiment. Le nombre de joueurs possibles va donc de 1 à 6.

Oui, c'est assez rare pour un jeu de société, mais il y a un mode solo. Les modes de jeu sont : co-opération, affrontement ou, dans le pur esprit « Cube », le mode suspicion. Celui-ci consiste à de la co-op’ avec un nombre de traitres inconnu.

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Pour expliquer les règles, le mieux est de parler du mode co-op’. Nos personnages commencent au centre du "Cube" et le but est de trouver la Room 25 puis de l'utiliser pour évacuer tous les joueurs du "Cube" et cela avec un nombre de tours assez serré. Si tous les joueurs ne sont pas dans la Room 25 on ne peut pas l'utiliser pour sortir. Le « Cube » en question est composé de 25 tuiles, toutes posées face cachée sauf la salle de départ.

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Chaque personnage ne peut faire que deux actions par tour (avec interdiction de faire deux fois la même).

Bouger : le joueur se déplace dans une tuile adjacente à celle sur laquelle il est situé et applique les effets de la tuile dans laquelle il entre (effets qui peuvent aller de rien à mort immédiate, en passant par des phénomènes plus tordus comme une téléportation ou une modification de la structure du "cube").

Regarder : Le joueur soulève une tuile adjacente à celle sur laquelle se trouve son personnage et regarde ce que c'est. Il peut alors prévenir les autres joueurs en indiquant le niveau de dangerosité de la tuile (« Sans danger », « faible danger », ou « danger mortel ») mais en aucun cas il ne peut leur dire l'effet exact. Cela permet évidemment d'éviter de se jeter tête baissée dans un piège.

Pousser : Le joueur pousse un autre joueur sur une tuile adjacente. Le joueur poussé subit les effets de la tuile dans laquelle il entre. Le joueur ne peut traverser certaines tuiles sans mourir qu'en poussant un autre joueur dedans pour que ce dernier puisse après en sortir grace a une action de mouvement . Et cela permet aussi d'explorer plus vite.en poussant un joueur d'une tuile qui aprés jouera son mouvement normalement

Modifier la structure du "cube" : Le joueur décale une ligne de tuiles. Cela peut servir à déplacer un piège gênant quand on en est entouré ou simplement à se déplacer plus vite. C'est aussi le seul moyen de sortir la Room 25 du "cube".

Avec un système de jeu aussi simple, Room 25 est pourtant bien stressant. Le fait qu’il y ait peu de tours pour s'en sortir et la nécessité de retenir l'emplacement des salles sont déjà assez stressants. Imaginez maintenant, la même chose avec deux traitres et vous comprenez tout l’intérêt et la qualité du mode suspicion.
De plus, il est possible d'utiliser d'autres tuiles que les tuiles habituelles (par exemple pour retirer des salles sans effet) question d'augmenter la difficulté quand on commence à maîtriser le jeu. Et contrairement à Fief et ses parties qui peuvent facilement durer trois heures, Room 25 propose des parties assez courtes, d'une trentaine de minutes. De quoi bien se relaxer entre deux parties de Fief Wink.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 21:01

Comme beaucoup de personnes sur ce blog, j'aime bien les super héros et les jeux vidéo. En jouant à certains de ces derniers, on redécouvre parfois certains super héros. C’est surtout le cas avec les jeux de baston qui aiment les mélanger. C'est ainsi qu'en jouant au très moyen Mortal Kombat VS DC comics j'ai découvert le plus célèbre super héros des années 40, célèbre au point qu’il y fait référence dans un dialogue de West Side Story (en VO) ou dans "The Continuing Story of Bungalow Bill" des Beatles. Ce héros, c'est Captain Marvel !

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Apparaissant dans Whizz Comics 2, de l'éditeur Fawcett Comics, Captain Marvel était à la base pensé pour être un concurrent de Superman (d'ailleurs les similitudes sont assez évidentes). L'idée plutôt géniale de ses créateurs est d'avoir fait du héros Billy Batson un jeune adolescent qui se transforme en Captain Marvel lorsqu'il crie « Shazam » (un acronyme pour « Salomon, Hercule, Atlas, Zeus, Achille et Mercure », dieux dont il tire ses pouvoirs, et parallèlement le nom du sorcier qui lui permit de le faire). On pouvait déjà y voir la symbolique de l'adulte fort et indestructible fantasmé par l'enfant (par ailleurs, le côté pratique de ce changement d'âge et qu’il permettait de toucher un large public).

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Le succès fut immédiat, au point que Captain Marvel fut le premier super héros à être porté au cinéma. Il le fut dans un serial. Pour ceux qui ne connaissent pas, le serial est l’ancêtre de la série télé et était diffusé au cinéma, le gros de la population n'ayant pas la télévision à l'époque. Cette adaptation de Captain Marvel fut un gros succès, si bien qu’elle causa aussi le début de la perte du personnage.

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En effet, initialement, ce serial, créé par Republic Pictures, aurait dû être un serial sur Superman, mais DC faisant durer les négociations, Republic décida de faire un film avec le personnage concurrent créé par Fawcett. Fawcett n'hésita pas à damer le pion à DC, quitte à ce que son personnage ne soit pas parfaitement respecté (dans le serial, Captain Marvel n'hésite pas à tuer, sans le moindre problème de conscience...). Pour l'époque, la technique du film est bluffante. DC n'ayant pas apprécié de s'être fait avoir, décida d’intenter un procès à Fawcett pour plagiat. Le procès fut gagné par Fawcett, mais ce ne fut que le premier d'une longue série, si bien que l'éditeur arrêta même sa série par moment, l'éloignant encore plus de son public, pour éviter des ennuis judiciaires. Ainsi, la série qui se vendait plus que Superman se mit à faire des ventes minables.

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Quand enfin Fawcett gagna ses derniers procès et voulut relancer Captain Marvel, il se vit intenter d'autres procès, mais, cette fois-ci, de la part de Marvel Comics pour l'utilisation du nom Marvel (sans compter que pour en rajouter une couche, chez Marvel aussi, ils créèrent un Captain Marvel).

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Ces procès mirent finalement Fawcett sur les genoux et Captain Marvel fut revendu à DC comics, qui le publia sous le nom « Shazam » pour éviter les procès.

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Le personnage fut pas mal réécrit. Au départ, Captain Marvel a sa propre personnalité, différente de celle de Billy Batson, mais, assez vite, DC fait qu'il garde la personnalité de Billy même transformé. Cette réécriture sert notamment à expliquer le coté très naïf du pesonnage, et développe aussi le côté magique de Shazam pour le différencier de Superman. Elle permit à DC de s'en servir de différentes façons, et assez souvent comme rival de Superman, par exemple dans Kingdom Come.

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Malgré tout, l'univers de Captain Marvel réussit par moments à mener la barque chez DC. Surtout grâce à son rival Black Adam, qui, à une époque, était au centre de l'une des grandes intrigues de DC.

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Le gros problème finalement, c'est qu'en France on n'a que très peu entendu parler de Shazam/Captain Marvel et il est difficile de trouver des histoires à son sujet vu qu'il fait peu vendre dans nos contrées. Toutefois, pour ceux qui veulent le découvrir, je vous conseille vivement de regarder l'anime « Superman/Shazam : The Return Of Black Adam », qui est une réécriture très classe des origines de Captain Marvel avec des combats « dragon ballesques » à souhait.

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Je vous conseille également de lire « Shazam lutte pour l'espoir », qui reste l'une de mes histoires de comics favorites et qui, accessoirement, est signée par le duo Alex Ross/Paul Dini.

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Dernier conseil, regardez le très bon serial de 1941, édité par Bachs films en France (avec plein d'autres serials comme « Zorro » ou « Flash Gordon »), qui a nettement moins vieilli que les films Superman de Richard Donner à mon humble avis et qui propose une aventure très rythmée avec de nombreux rebondissements. Celle-ci est aussi un peu de kitsch de temps en temps, mais vu l'époque on lui pardonne.

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Enfin, vous pouvez suivre les nouvelles aventures de Shazam (car c'est devenu officiellement son nom) dans sa version New 52, qui sort en ce moment chez DC. Malheureusement pas édité en France pour l'instant.

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Et que dire pour conclure à part :

SHAZAM

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:27

Toi le fan de Japanime qui a cette douce nostalgie, qui conchie allégrement les nouvelle série basé sur le même prédicat (et qui vise le même public), éloigne toi de toute urgent de cette page..

Car la douleur va t'assaillir de toute part..

Popularisé par le magazine hebdomadaire Japonais nommé "Jump" (Weekly Shonen Jump), aujourd'hui je vais me permettre un parallèle probablement déjà fait 1 000 fois sur les Manga et dessins animés de ton enfance, ce qui va surement te faire boboooo dans ton petit coeur..
Parce que le recul le veut et que la décortication du genre est fatalement naturelle quand on en a bouffé pendant 20 ans, Pour réparer une certaine injustice envers ces séries plus récentes qui souffre à tord de la comparaison ..

Puis aussi parce je trouve ça rigolo.

Alors par pur malice, je vais prendre 3 oeuvres de par leur statut culte pour notre génération et pour la nouvelle :

Saint Seiya, Dragon Ball et Naruto.
hin hin hin.
mais pas d’inquiétude, d'autres références et oeuvres émergeront pour étayer le propos.

le Héros est Orphelin/

Songoku, Seiya et Naruto en sont tout 3.
Ce qui parfois leur offre la caractéristique identitaire, tel Luffy de One Piece (élevé par son grand père adoptif) qui semble trouver un père en "Shank le Roux" le pirate lui ayant légué son fameux chapeaux de paille.
D'autres ont surmonté un deuil comme Ichigo de Bleach, ou pas, pour Edward et Alphonse les 2 frères de Full Metal Alchemist qui ont tenté de ressusciter leurs mères.
Le cul entre 2 chaise, Actarus pilote de Goldorak est l'unique survivant de sa planète, il est recueilli par le Professeur Procyon sur Terre..
Au mieux, ils sont abandonnés, leur donnant la motivation d'avancer dans l'ombre du parent disparu, comme pour Gon dans Hunter X Hunter.


Durant leur quêtes initiatique, chacun d'eux feront de leurs 1er ennemis des amis, voire des éternel rivaux pour les plus charismatique/

Piccolo et Vegeta, Shiryu et Ikki, Sasuke et Gaara..
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tout comme le fameux Olivier (Captain Tsubasa) a son Thomas Price et Marc Landers.


Ils partagent tous cette volonté inébranlable, propre au genre Nekketsu/


"je ne dois pas échouer, mes amis donnez moi votre puissance que je puisse vaincre ! hurg..",
"je ne dois me relever, je vois Athena ! gnnnni !"

"Je ne peux pas perdre, je serais un grand Hokage ! haaan !"

Je vous laisse le soin de remettre les citations dans l'ordre.
La souffrance faisant partie du cheminement justifiant leur loyauté envers la justice et ses amis.

Ils ont tous une spécialité ou signature/


le Genkidama et le Kaméha, les Meteores ou la Comete de Pegase, l'attaque Multiclonage ainsi que le Rasengan..
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Sans oublier le Gomu gomu (coups élastique) de Luffy..

Bref, Le Tir de l'Aigle..
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...Le Goshi Retsudan de Ken, le Dempsey Roll de Ippo..
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.. ou encore, le "Au nom de la Lune je vais te punir" d'Usagi aka Bunny, par chez nous.. hin hin.
(wé, je sais c'est pas la même cible mais un peu quand même.. le shojo a ses codes et gimmicks tout pareil..)

Le semblant d’érotisme traité sous forme humoristique/

 

Qui fait aussi partie des quelques thématiques flottante, communément caractérisé par un vieux Maitre un poil pervers..

à l'image de Tortue Geniale, Jiraya, ou d'Haposai de Ranma 1/2,
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Thématique qui a d'ailleurs fréquemment été sujette à polémique, au bon souvenir du "paf paf" de SonGoku qui tente vainement de comprendre ou peut bien se trouver le zizi des filles..
Je pense que c'est pourtant ce qui faisait toute la richesse de ces oeuvres, surtout quand on a 8 ans et qu'on est candide, écrasé par le poid du tabou et de la culpabilité des adultes dès qu'il s'agit de la nudité..

 

Quand il y a 20 ans, cette série (parmi tant d'autres) était vu comme mère de tout les vices parce qu'un petit garcon exhibait innocemment son zizi en pechant un poisson dinosaure de 5metres, de nos jours, les Médias bien moins farouche encensent l'exposition sur "le Zizi Sexuel" de Titeuf à la Cité des Science, et en jeu de plateau..
Comme quoi, ça retourne parfois sa veste au nom d'une soit disante "pédagogie ludique", hein..

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Le point de vue d'un adulte, ou plutôt son interprétation en comparaison de celui d'un enfant, est un autre débat sur lequel je reviendrais surement prochainement.


Et enfin, spécifique au format télévisuel, une narration qui s'étire dans des séquences prétexte/


Les long vols au dessus des océans dans Dragon Ball Z, les escaliers semblant infini dans Saint Seiya ou les sauts de branches en branches pour Naruto, devenait la principale frustration lorsque qu'un tel passage durait la majorité de l'épisode..
N'oublions pas le terrain de Foot de Captain Tsubasa qui faisait de nombreux kilomètres.
Je ne suis probablement pas le seul à m'etre arracher les cheveux par touffe lorsque que l'on s'en farcissait 20mn sur un épisode de 25.


Nul doute que certains comparatif entre ces quelques séries populaire font déjà pester les fans, pourtant la liste des écueils est suffisamment exhaustive pour ne pas en prendre conscience.
Il n'est donc pas étonnant que cette (pseudo) rivalité soit devenu rapidement un viviers à fantasme pour le fan désirant prouver la supériorité de sa série et personnages préférés ..
Chose logiquement comprise par l'industrie du jeu vidéo.
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Tout personnages ayant fait leurs apparitions dans le magazine "Jump", comme le sous entend le nom, sont présent.
C'est avec émotions, pour les plus vieux d'entre nous, qu'on retrouvera aussi Muscleman parmi l'enorme rooster de personnages.


Alors est ce vraiment les Manga et série animés c'etait vraiment mieux avant ?
Bien sur que non puisque les même codes et thématiques perdurent au fil des générations.
L'évidence c'est qu'il y a certainement un peu de mauvaise foi de la part de certains fans, qui nous fait nous re-mémorer le bon vieux sketch des Inconnus :
"Il y a le bon shonen et mauvais Shonen..
dans le bon Shonen bah, le héros il est courageux, épris de justice, glouton et un peu naïf.
tandis que dans le mauvais shonen, le héros est courageux, épris de justice, glouton et un peu naïf.. mais c'pas pareil quoi.. c'est un mauvais Shonen.."


Ceci dit, le genre Shonen, qui signifie littéralement "adolescent" dont j'aime tant à me moquer aujourd'hui a toujours eu son miroir, le Shojo destiné à l'adolescente..
Et il y a autant à en dire sur les codes, clichés et gimmicks.
Pis bon, je vais pas vous la faire à vous hein, j'ai kiffé de trop nombreuses série de Magical Girl (et leurs inoubliable transformations) pour ne pas en faire un article aussi.
(A moins qu'un ou une courageuse compatriote s'y attelle ici même, je dis ça, je dis rien hein.)

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"Pom Pu Li Lu, pouvoir magique.. Pom Pu Li Lu c'est fantastique.."
oui je sais, je cite du Magical Angel Creamy alors que je poste un gifs de Cutie Honey, je me suis déconcentré tout seul avec ce gifs ô combien hypnotisant..

 

Et *paf !* ça c'est pour le puritanisme hypocrite des journaleux des 80's.


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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:39

Cela n'aura échappé à personne, au vu de mes Precedents articles , j'aime bien les jeux de société et j'aime bien Resident Evil. Par conséquent, quand j'ai appris qu'un jeu de société basé sur Resident Evil existait, ma curiosité a été suffisamment attisée pour que je me le procure (avec sa première extension car, grâce à une promotion sur les frais de port, le jeu me coûtait aussi cher avec ou sans) et évidemment, il faut que je profite de notre site pour en parler un peu.

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Comme l'indique son nom, RE deckbuilding est un jeu de... deckbuilding, c'est-à-dire qu'avec des ressources, on achète des cartes pour essayer de se constituer un deck le plus efficace possible pour remplir les conditions de victoire du jeu. Contrairement à ce qui se passe avec Magic, toutes les cartes nécessaires pour jouer sont dans la boîte de base (qui se suffit largement à elle-même en termes de durée de vie) et on n’a donc pas de risque de collectionnite aiguë (ou presque, j'y reviendrai en fin d'article). Pour ceux qui connaissent Dominion (auquel je n'ai jamais joué), RE deckbuilding en est une variante moins équilibrée car nettement plus aléatoire, mais avec une ambiance plus marquée. Comme je préfère les jeux d'ambiance, je dirais que c'est tant mieux, mais autant dire aux fans de stratégie pure de passer leur chemin. Autant prévenir également les allergiques à l’anglais, le jeu n'existe que dans cette langue et aucune traduction n’est prévue (ce qui est franchement dommage). Toutefois, pour l’essentiel, il est loin d'être difficile à comprendre.

Il existe plusieurs modes de jeu, qui partagent un système commun. Je vais donc commencer avec le mode standard pour expliquer le système, puis je parlerai rapidement des autres modes. Le but du mode principal est de traverser un manoir et de ramener le plus de décorations possible en tuant le maximum de monstres, la partie prenant fin lorsque le boss du manoir est tué. On peut jouer seul à ce mode, dans ce cas, le seul but est de tuer le boss.

On commence le jeu avec un petit deck de 10 cartes et un personnage qui possède des PV et deux pouvoirs plus ou moins bourrins qui se débloquent une fois qu’on a obtenu un certain nombre de décorations. Le deck comprend des cartes de ressource et des armes de base. Une main faisant 5 cartes on se retrouvera très souvent à mélanger le deck en début de partie. On a également devant soi, plusieurs piles de cartes achetables, qui permettront de booster son personnage, ainsi que l'inquiétante pile « manoir ».

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A chaque tour, le joueur prend une nouvelle main et choisit dans quel ordre il va faire ses différentes phases, sachant qu'il peut en regagner durant son tour s'il a les bonnes cartes. Aucune de ces phases n’est obligatoire et il est parfois préférable de ne pas les faire. La phase que l'on fait souvent au début de la partie est l'achat. En effet, c'est le moyen le moins dangereux d'améliorer son personnage. Pour acheter, on doit se servir de cartes de ressource, qui apportent un certain montant d'or et un certain nombre de munitions. On se sert alors de la valeur d'or de ces cartes, les munitions étant perdues. Une fois que l'on a fait le total de son or on peut procéder à un seul et unique achat pour chaque phase d'achat dont on dispose.

Lorsqu’on aura assez de cartes, on tentera assez vite d'augmenter le nombre de phases d’achat possibles grâce aux cartes « action ». La phase « action » justement donne l’occasion de jouer une de ces dernières. La plupart des cartes « action » font gagner une ou plusieurs phases et aident ainsi à fluidifier la façon dont son deck tourne. Elles permettent souvent de prendre aussi plus de cartes en main. De plus, certaines boostent les dégâts que l’on peut faire.

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Dès que l'on a assez d'équipement on peut tenter d'explorer le manoir. Explorer est essentiel car c'est le seul moyen de gagner des décorations, or le vainqueur est le joueur qui en a le plus et, en outre, tous les personnages débloquent des compétences au bout d’un certain nombre de décorations obtenues. Par ailleurs, l’exploration est aussi la seule phase qui peut coûter la vie. Le principe est simple, on annonce son exploration, puis on indique quelles armes on va utiliser. Le nombre de celles-ci n’est limité que par la main. Ensuite on active les armes à l'aide des munitions des cartes « ressource ». Vous noterez que l'on peut utiliser une carte « ressource » soit pour son or soit pour ses munitions. Il y a donc un choix à faire à chaque tour selon ce qui semble important. Enfin, on retourne la carte « manoir » qui se trouve sur le haut de la pile. Si c'est un objet, on le ramasse et on perd ses armes (à moins que l'on ait des phases d'exploration bonus, dans ce cas on peut en effet continuer d'explorer immédiatement). Si c'est un monstre, on regarde si on a assez de points de dégât pour le tuer. Si on en a assez, le monstre est retiré du jeu et l'on garde sa carte pour savoir le nombre de décorations que l'on possède. Si l'on ne fait pas assez de dégâts pour le tuer, le monstre nous attaque et l'on perd des points de vie selon les dégâts qu’il fait. Ceci met automatiquement fin à notre tour, même s'il nous reste d'autres phases. La difficulté vient du fait qu'on ne sait pas sur quelle bestiole on va tomber. Si celle-ci est faible, il est frustrant de gâcher son lance-missile dessus, sauf si on a une explo bonus. Cependant, dans ce cas, il faudra dépasser les points de vie cumulés des deux monstres, ce qui représente une sacrée part de risque, surtout qu'en cas d'échec on subit leurs dégâts cumulés. Néanmoins, se retrouver avec un pistolet et un couteau face au Nemesis est bien plus problématique car on a de fortes chances de se retrouver immédiatement à 0 PV.

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Il reste une dernière phase, la phase de soin. On ne peut pas en gagner de supplémentaire, il faut donc bien la placer. Elle permet d'utiliser une et une seule carte de soin pour se soigner.

Voilà en gros le système de jeu.

Maintenant, le jeu propose deux autres modes.

Le premier est le mode Mercenaire, dans lequel il n'y a que des petits et moyens ennemis à tuer qui retournent dans la pile « manoir » après leur mort. On commence ce mode avec un inventaire nettement plus conséquent. On a un nombre de tours extrêmement faible pour faire le score le plus élevé possible. En revanche, on peut réaliser des combos de kill pour faire monter son score en flèche. L'avantage de ce mode de jeu est qu'il est très court, mais aussi que l'on peut jouer en équipe.

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Enfin, il y a le mode Versus dans lequel le manoir disparaît et où la phase d’exploration est remplacée par une phase d’attaque durant laquelle on peut s’en prendre directement à un joueur.

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Bon, qu'ai-je pensé de ce jeu après quelques parties ?
Tout d’abord, le matériel est de bonne qualité et les illustrations sont très belles. Elles sont souvent issues des artbooks des jeux. Les plus récentes reprennent le modèle 3D du jeu en le retravaillant avec un effet crayonné. En revanche, si la boîte a été pensée pour pouvoir classer les cartes, certains emplacements, trop petits, peuvent les abîmer.
Ensuite, en termes d'ambiance, l'univers de RE est plutôt bien exploité, même si je ferais un gros reproche quant au choix du bestiaire. Pourquoi ne pas avoir thématisé le jeu ainsi que les extensions pour qu'il y ait une ressemblance avec les jeux que nous aimons. En effet, il est quand même dommage de rencontrer un bestiaire mélangé de RE 1 à 5 (le boss du manoir est l'Uroboros Aheri ! Sérieux, qu'est-ce qu'il vient foutre là ?!), alors que le concept du jeu est thématisé sur RE 1 uniquement. Pour le reste, l'ambiance fonctionne très bien, avec le grand stress quand il s'agit de pousser la porte du manoir pour savoir sur quelles saloperies on va tomber, et la joie quand on tombe sur une arme ultime dans le paquet ! Le fait de pouvoir jouer avec ses héros favoris est un plaisir supplémentaire.

Du point de vue de la mécanique de jeu, beaucoup de choses ont été sacrifiées à l'ambiance et, malheureusement, cela nuit au jeu. Les personnages déséquilibrent un système de base déjà bien aléatoire (malheureusement, il arrive que le hasard décide de s'acharner méchamment sur un joueur). En effet, certains sont largement supérieurs, et de ce fait, pour obtenir des parties à peu près équilibrées, il vaut mieux en retirer une partie en ne gardant que les plus forts ou que les plus faibles. Chaque personnage a sa stratégie personnelle liée à ses pouvoirs, mais certains ont des avantages totalement fumés qui laissent peu de chance à l’adversaire. C'est donc aux joueurs de se mettre d'accord pour supprimer certains personnages afin que la partie ne soit pas trop déséquilibrée. Une fois ce problème réglé, le jeu devient très agréable à jouer.

Enfin, ce jeu de société a une très grande durée de vie, grâce aux 3 modes de jeux, mais aussi parce qu'il est facile de changer l'équilibre d'une partie en choisissant d'autres cartes à mettre en vente (la boîte de base contenant pas mal de possibilités alternatives).

Au final, ce jeu est donc bon mais pas exceptionnel. On sent que le beta testing n’a pas été poussé jusqu’au bout, mais son ambiance et sa durée de vie sont les gros points forts.

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Un petit mot à propos du premier supplément : Alliances. Le jeu est le même à ceci près que les personnages sont pensés pour être joués par groupe de deux.
Évidemment, pour pousser à la collectionnite, les cartes de monstre ainsi que les armes et les actions sont spécifiques à ce jeu. Si cela n'est pas forcément gênant, il faut noter qu'une bonne partie des cartes qui fluidifient le jeu manquent à l'appel et que certaines armes ont juste des règles totalement abusées (le lance-flamme est tellement ultime qu'on se demande qui est l'abruti qui en a écrit les règles). L'exploration est aussi plus dangereuse que dans le jeu original. Enfin, les personnages me semblent encore plus déséquilibrés que dans RE deckbuilding et, comme cette fois il faut en choisir deux, certains joueurs seront forcément désavantagés (Josh Stone ou le perso qui a tellement de malus qu'il ne sert à rien...). J'aurais tendance à déconseiller l’achat de cette extension. A noter par contre qu'elle fonctionne sans la boîte de base.
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Enfin, deux autres extensions sont sorties, Outbreak et Nightmare. Les retours sur le net de la première semblent plutôt bons, autant si ce n'est plus que ceux du jeu original. Les joueurs ont l'air plutôt emballé par le système d'infection. Par ailleurs, cette extension semble être le seul jeu avec un bestiaire correspondant réellement aux épisodes qui lui donnent son nom. Quant à Nightmare, j'ai découvert son existence en écrivant cet article, j'aurais donc du mal à vous en parler. Notez que, contrairement à Alliances, ces extensions nécessitent de posséder l'une des deux boîtes de base.

Voilà, comme ça les curieux qui ont envie de s'y mettre ont une idée de ce que donne le jeu. Perso je pense que si vous êtes fan de Resident Evil et que vous aimez les jeux de cartes il ne faut pas hésiter a le prendre car c'est un jeu très sympa, pour les autres j'espère que mon article vous aidera a vous faire votre propre avis !

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Published by Ray, qui essaie de ne pas craquer pour acheter les autres extensions. - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:07

Même si sur ce forum je passe mon temps a parler de jeux vidéo, comme beaucoup de Geek, je ne fait pas que ça, et parmi les activités qui me branche, j'aime beaucoup jouer aux jeux de société.

C'est pour cela que j'écris ce petit article, qui va me permettre de présenter quelques jeux que j'aime bien. A ce propos, n'hésitez pas dans les commentaires a parler de jeux que vous aimez bien vous aussi.

Tout d'abord des jeux bien bordéliques qui on souvent comme conséquence que l'on est  plus souvent en position de choisir qui va gagner que de gagner soit même (ce qui peut les rendre frustrant par moment, mais permet aussi a quelqu'un qui ne joue pas trop a ce genre de jeu d'avoir une chance de gagner et donc de repartir satisfait). Fun mais pas très stratégiques.

Zombies



Petit jeu sur un thème bien apprécié des Geek, Zombies est pas loin de la partie de petit chevaux tant le jeu est aléatoire. Par contre le concept permet a ceux qui n'aime pas les jeux compliqué de bien s'amuser sans trop se prendre la tête. De nombreux supplément existent permettant de varié les ambiance (grand magasin, base militaire, forêt hanté, parc d'attraction) mais ne changeant pas grand chose. Le principe est simple les joueurs doivent explorer une ville remplie de zombie pour trouver l'héliport et s'enfuir avec l'hélicoptère. S'ils n'ont pas le droit de se taper dessus, des cartes déclenchant des événements spéciaux leur permettra de pourrir les autres joueurs ou de rattraper des situations désespérées. Ces cartes pouvant être aussi utiliser pendant les tour des autres joueurs pour foutre le bordel.



Les Pilleurs de Tombe de l'espace



Le concept de ce jeu de carte est simple, faire son film de série B en pourrissant le jeu des autres et ceux avec des cartes ayant des texte et des effet vraiment débiles (mention spéciale a la carte qui fait sauter un tour). Pour faire leur film, les joueurs utilise des personnages type des films d'horreur (comme "Celui qui meurt toujours en premier") dans des décors (comme "Le siège d'une association d'étudiantes") et d'équiper leur persos (lance-flamme ) pour résister aux attaques d'autres joueurs. Les attaques se font avec des monstres (comme les fameux pilleurs de tombes donnant son titre au jeu), et on compare les valeurs de défense de ce que possède le joueur a l'attaque du monstre. Le gagnant étant celui qui a le plus de point de défense. Mais pour foutre le bordel chaque joueurs peut jouer des effets spéciaux (aux noms évocateurs comme "On a vu tes seins alors tu doit mourir"). Simple et amusant, c'est un peu la version carte de Zombie (en un peu plus stratégique quand même).



Bon passons maintenant a des jeux un peu moins aléatoires:

Chicago Express



Dans ce jeu les joueurs sont des actionnaire qui investissement dans des liges de chemin de fer, leur but étant de se faire le plus d'argent possible (sachant qu'amener une ligne a Chicago et ce qui donne le plus d'argent aux actionnaires). Évidemment, comme l'on peut posséder des actions de plusieurs compagnie, il deviens compliqué de savoir comment faire pour gagner plus d'argent que ses adversaires sachant qu'en général tous possèdent une ou plusieurs actions des lignes que l'on possède. Le jeu offre pas mal de stratégie et une ambiance vraiment sympa sans être trop compliqué a comprendre.



Race For The Galaxy



Un peut sur le même principe (c'est a dire que nos adversaire peuvent tirer bénéfice de nos actions même si on ne peut pas les attaquer directement). Race For The Galaxy transpose le concept dans l'espace avec pour but de se créer le plus grand empire galactique possible. Les joueurs doivent choisir la façon dont il vont s'y prendre par rapport a une planète de départ et a des cartes pouvant nous forcer a changer de stratégie en court de route. Bien plus compliqué, mais plus intéressant aussi que Chicago Express, le système permet de passer par plusieurs moyen (économique ou militaire, technologique ou colonisation les utiliser de façon mixte peut être parfois très efficace aussi) pour créer son empire. Un jeu vraiment bien foutu, mais dans lequel les joueurs ne se battent pas directement.

S'il y a un jeu ou les joueurs se battent directement et par le plus nobles des moyens, c'est bien le suivant :

Rigor Mortis Oui, Seigneur des Ténèbres



Dans ce jeu tout les joueurs sauf un joue les Sbire d'un Seigneur des ténèbres qui ont loupé leur mission, évidemment ils doivent s'excuser auprès de leur seigneur, mais surtout rejeter la faute sur un autre sbire sous peine d'être punis. Le seigneur des ténèbres étant un joueurs devant écouter leur histoire. Pour raconter leur histoire les joueurs sont aidé/gêné par des cartes présentant des événements/objet/personnages qu'ils doivent inclure a leur histoire d'une façon ou d'une autre (et les autres joueurs peuvent eux coupé l'histoire racontée en cours pour en modifier les événements grâce a d'autres cartes). Très proche du jeu de rôle dans son approche, Rogor Mortis permet des parties nettement plus courte et souvent très délirantes pour peu que les joueurs savent raconter des histoires ou sortir de très gros bobards.



Bon pour fini je vais parler d'un jeu du genre que je préfère, les jeux de société de coopération.

Horreur a Arkham



Basé sur l'univers du mythe de Cthulhu créé par HP Lovecraft, Horreur a Arkham est un jeu de société plutôt sympa dans lequel les joueurs s'unissent pour empêcher le réveil d'un grand ancien dans la ville d'Arkham. Pour ce faire ils doivent utiliser leur compétences pour fermer des portails déversant des monstres sur la ville.



La qualité de ce jeu par rapport a d'autre jeux de coop c'est que les parties se renouvellent nettement plus. Le choix des persos (malheureusement pas parfaitement équilibré, les persos trop spécialisés ont tendance a mourir bien trop souvent) est assez large et le fait qu'a chaque partie on change de grand ancien ce qui modifie les condition dans lesquelles se passe la partie (ennemis boosté, caractéristiques baissées, nouveaux types d’ennemis bien plus redoutables, mais aussi modification des condition du combat final si le grand ancien se réveille) surtout que deux grosses stratégies d'équipe peuvent être jouer sur chaque scénar. Soit d’empêcher le réveil, soit de se préparer pour vaincre l'entité a son réveil (évidemment certains anciens sont nettement plus facile a battre que d'autre). Ce qui permet de ne pas tomber aussi vite dans la répétitivité comme cela arrive dans un chevalier de la table ronde (qui est un jeu très sympa mais dans lequel il existe des façons abusé d'utiliser le système de jeu pur gagner a coup sur). Seul gros défaut de ce jeu, les règles manquant cruellement d'un sommaire les rendant parfois compliquées a consulter en cours de partie et l'un des monstre faisant partie des masques de Nyarlathotep n'a pas l'indication sur sa carte.

Bon voilà, j'espère que ce petit tour de quelques jeux sympa vous a plu, n'hésitez pas dans les commentaires a parler de ceux que vous aimez (je n'ai cité que quelques jeux que j'aime bien, mais d'autres comme par exemple Small World, Les Colons de Catane, Citadelles ou La vallée des mammouth mériteraient sans doute qu'on en parle aussi). C'est toujours important de partager ce que l'on aime !

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Published by Ray qui va sans doute craquer pour l'adaptation de Resident Evil en Deckbuilder... - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 23:27

Une journée parmi tant d'autre dans une vaste ville cachant des mystère..
Je me pose encore la question, comment j'en suis arriver là ?
J'ai toujours été curieux, ce qui m'a valu bien des soucis autrefois, et en entrant dans cette librairie, je suis resté fasciné par le regard de ce Félin sur une couverture..
Il se nommait John Blacksad et était détective privé dans une mégapole ressemblant à s'y méprendre à une Amérique des années 50..
Son regard dur semblait en avoir vu des vertes et des pas mures, comme de voir sa toute 1ere cliente et ancienne compagne étendu sur un lit.. assassiné sans aucun doute..

tout comme lui, j'ai sentis le piège se refermer sur moi.

Je voulais savoir..


Wé, je parle bien de Blacksad.
Cette Bande dessinée, ou plutôt Polar noir, qui ne laisse pas indifférent déjà par son dessin subtil et détaillé, que dans son écriture.



Crée par Juanjo Guarnido (dessinateur) et Juan Díaz Canales (scénariste), Blacksad nous plonge dans un monde d'animaux anthropomorphes.

Au coeur de New York, pour être exact, ou chaque animaux semblent naïvement être en adéquation avec sa symbolique..

 

 

Ainsi vous y découvrirez le Commissaire Smirnov, un Berger Allemand droit et intègre qui, passez lui l'expression "est muselé" par une sombre affaire..

Jake Ostiombe est un Gorille boxeur et ancien garde du corps, ou Weekly lui est une fouine Journaliste..
Mais le terme "Naïf" s'estompe dès les 1ere secondes en découvrant l'ingéniosité de certain dialogues, qui font partie d'une autre grande de force de l'Oeuvre.

La BD propose un univers riche de personnages et de nombreuses thématiques/intrigues liés au contexte social des États Unis durant ses anciennes années :


corruption mafieuse, drogues, pédophilie, racisme..

Certaines thématiques qui sont toujours d'actualité d'ailleurs..

 

Blacksad nous emmene dans ce monde à l'image du notre, pas parfait.
C'est violent, triste, glauque, parfois sarcastique ou tout simplement drôle..
 

L'univers vit et se ressent, sous fond de Jazz et d'une petite pincée d'érotisme..

voire plus..

 
Bien que l'allégorie animaliére semble etre affilié à Disney,  Blacksad en est l'opposé..

A la rigueur, plus proche des Fable de La Fontaine par certains aspect critique de l'humain camouflé derriere les animaux.. mais içi, c'est indubitablement du Polar.

Avec l'Atmosphere et les twists qui vont avec.

 

C'est Malin, beau, surprenant, et avec ses 4 Tomes sortis, cette Bande Dessiné n'est pas simplement à conseiller..

Ce n'est pas non plus à regarder du coin de l'oeil dans une Librairie.. non..

 

Blacksad, c'est à lire d'urgence.

 

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Published by Linsky, toujours chat.. - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 23:56

Fan Romerien, vous qui etes largement gavé par "la tendance pop lolesque zombiesque" sans interêt et qui attendez encore la série anglaise pleine de pertinence nommé Dead Set sur nos petits ecrans, comment pourriez vous passer à côté d'un petit bijou qui tend a devenir culte dans un futur proche ?

Le Comics crée par Robert Kirkman (auteur ayant sevi pour Ultimate X-Men ou Invincible entre autre), grand fan de la saga des "Dead". de Georges Romero et  si frustré qu'un background si vaste soit seulement exploité en format video, qu'il decida d'en exploiter tout les pans de son univers
Il s'agit bien sur de société détruite et de rapport sociaux complexifié par le fil rouge qu'est la survie dans un monde où les morts se sont soudainement mis à marcher.. Un propos dramatique, un vrai enfin.

The Walking Dead.
http://img10.hostingpics.net/pics/555778The_Walking_Dead_Wallpaper_1_by_n00bzilla.jpg

Rick Grimes est un flic qui suite à une fusillade se reveille d'un coma de 2 mois dans un hopital vide, c'est alors qu'il se rend compte que le monde tel qu'il a connu a disparu.
La société est tombé en poussiere..
Plus de gouvernement, plus de magasins d'alimentation, plus de courrier, plus de télévision, plus rien..
Le monde est gouverné par des morts et il va falloir y survivre.

Tres tôt il y rencontrera des survivants, ce qui amenera à l'evolution constante de la serie, car comme nous le savons tous, dans un monde post-apocalyptique ce ne sont pas forcement les morts les plus dangereux..
http://img10.hostingpics.net/pics/526461walkingdead.jpg

Hautement referencé, le scenario pousse sans cesse dans une reflexion en laissant le manichéisme de côté , ici rien n'est tout blanc ou noir..

Un superbe contraste au dessin de Tony Moore (pour le 1er Tome) et de Charlie Adlard qui a repris sa suite.


On plonge dans une aventure pleine de rebondissements dans laquelle le dramatisme est un piege pour le lecteur tout comme son attachement aux personnages.

Les affinitées, la confiance perdure parfois mais la lacheté, la traitrise, la paranoïa, la faim et le froid sont devenus des situations courante aussi.

http://img10.hostingpics.net/pics/752737WalkingDead5001.jpg http://img10.hostingpics.net/pics/886577WalkingDead5002.jpg
"Quand les morts se mettent à marcher, il faut s'abstenir de tuer ou sinon la guerre est perdu d'avance !", ce qui est plus facile à dire qu'à faire quand tout est aussi chaotique ou qu'un cadavre donne l'illusion d'être encore vivant.

Ne perdez surtout pas l'occasion de découvrir ce chef d'oeuvre à cause d'une pollution engendré par une tendance à faire croire que le genre "zombie" est sujet à humour (et bourrin en plus), car il y a des auteurs qui saisissent encore toute l'essence d'un propos adulte..

Kirkman est de ceux là.

 

Et si oeuvre marquante il y a, comme souvent, une adaptation suivra.
La rumeur des derniers mois a enfin pris forme puisque la serie télévisé Walking Dead est réellement en cours de production :

http://img10.hostingpics.net/pics/571696513464walking_dead_comic_con_poster.jpg

Le cahier des charges qui fache habituellement a l'air d'être respecté au vu des photos de tournages..

http://img10.hostingpics.net/pics/203061593484walkingdeadgrimes061510.jpg
http://img10.hostingpics.net/pics/284122152242WDexclusive2.jpg
http://img10.hostingpics.net/pics/60325Zombie_Man_2_400.jpg

Ca a l'air conforme au matériau d'origine, sans edulcoration et avec des moyens techniques qui laissent reveur.

(Les superbes maquillages à la Tom Savini.)

Il ne reste maintenant plus qu'à esperer que la serie traverse un jour nos contrées.
Il faudra donc prier tres fort pour qu'une chaine prenne ce fabuleux risque de passer un tel sujet.
(C'est pas gagner.. mis à part sur des canaux privées et évidemment payants)

Dans ce cas precis, tout comme dans le monde de Walking Dead, il y a peu tres d'espoir..
Néanmoins, il faut s'y raccrocher quand même, c'est tout ce qu'il nous reste.

http://img10.hostingpics.net/pics/919590WD21.jpg

 

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Published by Linsky qui vise la tête - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 16:16

il y a quelques jours, je parlais de la mediocrité du journalisme representé par Zemmour, caricaturant le support Manga et ainsi critiquant aussi des artistes tel qu'Osamu Tezuka..
et pourtant en ayant touché des generations entieres, preuve encore que celui çi a aussi engendré les superbes artistes d'aujourd'hui..
Urasawa Naoki (createur de "Monster" et "20th Century Boys") est l'un d'eux.

c'est en 2003 qu'Urasawa decide d'exploiter l'univers de Tezuka à sa façon, en faisant un thriller parallele nommé "Pluto".
 

un point de vue different (celui de Gesicht), une dimension incroyablement adulte magnifié par ses dessins anguleux et realiste, l'oeuvre est un vrai Polar :


un monde futuriste qui a vecu sa derniere guerre.
depuis tout est entré dans l'ordre, sur une terre pacifié où les robots vivent maintenant comme des humains et à leurs côtés (sous les lois d'Asimov et ayant maintenant des droits), de mysterieux crimes s'enchainent.
l'inspecteur Gesicht appartenant à Europol qui mene l'enquete ne tarde à pas à comprendre que les victimes sont en fait des veterans de la guerre mais aussi les 7 robots les plus performant de la planete, et il en fait parti..
il tente un voyage pour prevenir toutes les futures victimes du danger qui les menace.

mais aussi comprendre pourquoi..


emporté par les 1ere pages du tome on ne se douterait pas que les multiples references (sans etre des hommages grossiers)  nous apparaitront avec subtilité, il nous faudra même quelques secondes pour comprendre que la rencontre de Gesicht avec le dit mysterieux jeune garçon nommé "Astro" n'est autre que celui que nous connaissont depuis notre enfance.

mais le temps est passé, l'epoque est devenu plus dure et beaucoup plus sombre par les yeux d'Urasawa et ce n'en est justement que plus magnifique.
 
le monde a evolué, les robots aussi.
esclaves serviles hier, ils etaient employés pour faire la guerre, mais aussi pour servir et protéger les humains.
imitateurs d'hommes dans les premices de leurs vies, aujourd'hui ils leur arrive d'avoir des emotions, d'envie de famille, de rever pour certains autres..
ou de faire de terribles cauchemars post-traumatique des guerres auquels ils ont participés pour le bien commun de l'humanité.

dans ce monde realiste regne cette lourde ambiance pessimiste ou les heros de hier meurent tour à tour, et où même Astro en a perdu son fameux sourire guilleret.


riche graphiquement et superbement rythmé dans sa narration, Pluto pose les reflexions sur la société et ses derives pendant que les meurtres se perpetuent, que le compte à rebours defile , Gesicht comprend que trop bien ce que c'est que d'etre "un humain"..

 

Pluto est publié depuis 2010 en France par Kana (Big Kana), un chef d'oeuvre à lire absolument et d'urgence.

 

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Published by Linsky qui a versé une larme devant tant de beauté. - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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