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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:40

Pour moi le cinéma est un art graphique. J'ai souvent du mal à comprendre pourquoi bien trop de films gardent un aspect visuel lisse et propre. En fait si je sais pourquoi, pour ne pas choquer leur public. Pour les rassurer et leur montrer un monde "normal" question d'être sur qu'un maximum de personne aille voir le film et qu'il rapporte donc beaucoup. Pourtant la plupart des films ne nous montrent pas un monde normal. La plupart des histoires exagèrent la réalité par exemple les comédies sentimentales dans lesquelles il arrive en quelques jours les histoires d'amour qui normalement nous arrivent en quelques mois voire années,. Pourquoi alors leur donner un aspect graphique réaliste.

Le choix d'un aspect graphique réaliste ne me gène pas dans le cinéma social, qui lui à pour but justement de nous mettre en face de la dure réalité de la vie. Je ne reprocherais jamais ce genre de choix à en Loach par exemple. Mais même lui se permet quelques folies pour rendre ses histoires plus supportables.



Le travail sur la lumière, les couleurs ou le choix des cadrage joue beaucoup sur l'immersion dans un film. Et je ne peut m’empêcher d'être agacé par les nombreux films qui ne font pas cet effort, ou qui font des films visuellement trop propre. Simplement parce que le cinéma permet de faire mieux.

Certains réalisateurs l'ont bien compris, un des plus bel exemple étant Wes Anderson dont le travail graphique est reconnu de tous. Et dont la composition de ses plan ne laisse rien au hasard et me donne une excuse pour caser un chaton dans mon article .



La où ce manque de travail graphique m’énerve le plus c'est dans les univers fantastiques. Car l'univers étant imaginaire, c'est justement le bon moment pour se lâcher. J'aime par exemple le cinéma de Guillermo Del Toro pour son travail visuel facilement reconnaissable. Et surtout pour ses choix de couleur et de cadrage qui rendent incroyable l'ambiance de tout ses films.



Ce n'est pas le seul réalisateur qui sais travailler ses visuels. Même quand il bosse sur un blockbuster servant surtout à vendre du produit dérivé comme Batman V Superman Dawn of Justice, Zack Snyder n'oublie jamais de faire un gros travail graphique sur l'iconisation de ses personnages pour que le film ai vraiment une patte visuelle qui le rende tout de suite reconnaissable et fera que l'on pourra l’apprécier pour son travail graphique même si le film est moyen.



Et j'avais déjà parlé dans ces colonnes du travail graphique de Gareth Evans sur The Raid 2 qui montre qu'un film d'action n'a pas besoin d'explosion en série pour être visuellement impressionnant.



Pour revenir à des films plus anciens, j'avais été bluffé par Speed Racer des Watchowski. Dont le travail visuel totalement fou et loin d'être gratuit fait de ce film une merveille de narration pour ceux dont les yeux n’auront pas fondus sous tant de couleur vives. Ne serais-ce son introduction géniale où tout les personnages et les enjeu sont présenté durant une course (il a fallu la sortie de Pacific Rim pour avoir a nouveau une introduction d'une telle qualité) là où n'importe que autre film aurais mis ses explication avant ou aprés avec un montage tout mou.



Et ma découverte du fantastique Suspiria de Dario Argento, m'avais bluffé pour utilisation géniale des couleurs. Et pour être l'un des rares films d'horreur a rendre les mort de ses victimes comme étant de vrai œuvres d'art.



Bon mais là depuis le début je ne parle que de films étrangers. Parce qu'en France, on met rarement en avant les réalisateurs qui font un effort sur le rendu graphique de leur film. Seul le duo Jean Pierre Jeunet et Marc Caro on été vraiment mis en avant quand j'étais ado. Et leur films ont d'ailleurs largement participé a mon amour de ces esthétiques fortes (bon et il faut dire aussi que Marie-Laure Dougnac à été l'un de mes amours fantasmé d'adolescent).



J'aime aussi le cinéma de Christophe Gans qui fait lui aussi des efforts sur l'esthétique même si la moitié des films qu'il a fait ont été fait avec des budget étranger à cause du système de financement français.



Quel ne fut pas ma joie quand je suis tombé par hasard sur la bande-annonce d'Evolution de Lucile Hadzihalilovic. Cette bande-annonce m'a scotché par sa beauté graphique. Et en plus ça semblais être un film d'horreur, genre que j'affectionne particulièrement.



Et le film d'horreur c'est rare en France, les système de financement français font qu'en général il est très dur d'avoir les moyens d'en produire (là où produire des comédies racistes et sans finesse comme Qu'es-ce qu'on a fait au bon dieu est facile). Perso je n'en ai vu que deux jusqu’à présent (bon même si j'en connais d'autres de nom comme Goal of The Dead ou Djinns).

Baby Blood qui est un film gore moyen (donc un coté horreur assez léger malgré une ou deux scènes perturbantes, c'est plus un films fun et cathartique où l'on prend plaisir à voir Alain Chabat se faire trucider). Bref c'est amusant mais finalement assez peu de scènes m'ont marqué visuellement.



Et le bien plus réussi Saint-Ange qui d'ailleurs fait parti de ses rares films français qui font un bel effort esthétique. Tout en ayant une histoire intéressante (d'ailleurs j'ai toujours trouvé que le film espagnol L'Orphelinat s'était franchement inspiré de ce film malgré un travail graphique différent), ce film développe une ambiance réussie et arrive a faire des scènes simple mais choquante (les premières minutes du film posent vite le ton).



Bref j'espérais donc qu'Evolution se rapprocherais plus de Saint-Ange que de Baby Blood.

Heureusement pour moi, c'est le cas. En fait mieux, c'est un expérience différente et assez surprenante.



Mais avant d'en parler, j'aimerais vraiment revenir sur le principal défaut d'Evolution. Son rythme. Si vous ne supportez pas les films lent n'allez pas le voir. Je pense être quelqu'un qui résiste assez bien au films lent et j'ai réussi à m'ennuyer par moment. Pourtant ce n'est pas grave.



Car Evolution c'est avant tout une expérience visuelle et sensorielle hypnotique. Durant tout le film j'attendais chaque plan avec impatience, sachant que mes yeux allaient se régaler de leur beauté esthétique. Sorti du film j'avais envie de le revoir, malgré l'ennui que j'ai ressenti durant la séance, à cause de cette incroyable beauté graphique appuyé par des bruitages et une bande-son utilisé de manière intelligente accentuant toutes les sensations.



Bon et puis j'avoue que l'histoire lovecraftienne fait plaisir à voir au cinéma. Le film se passe sur une ile où des enfants accompagné de leur mère suivent un traitement médical inquiétant. L'histoire en soit est simple mais c'est tout le travail de suggestion via l'image et les bruitage qui fait que ce film vous reste en tête après la séance. En plus c'est l'un de ses rares films d'horreur qui à compris que le gore n'est pas nécessaire pour être perturbant, pour mettre ma à l'aise. Le film sais rester subtil et les choses les plus horribles ne nous sont pas montrées mais suggérée, laissant notre imagination faire le reste par rapport à toutes les suggestions morbides que le film nous montre.



Je regrette d'ailleurs un peu de n'avoir pas pu trouver certaines images impressionnantes par leur beauté graphique du film (comme ce plan d'un mur sur lequel coule l'humidité de la pièce) pour illustrer cet article, les images de promo étant assez rares.

D'ailleurs le film à clairement conscience de sa beauté graphique, les rares texte apparaissant à l'écran durant le générique de début et de fin se font d'une discrétion et d'une sobriété que l'on voit rarement au cinéma. Et ça fait du bien.



C'est donc un film que je ne peut que conseiller d'aller voir, malgré ses défauts. Surtout qu'il est très très mal distribué par les cinémas (une dizaine de salle en France si j'ai bien suivi).

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 11:46

Parmi les exercices cinématographiques difficiles, faire une suite est sans doute l'un des plus compliqué. Je ne parle pas de faire une suite juste pour faire du fric (même si c'est le but initial, ne nous voilons pas la face), mais de faire une suite qui tienne la route en tant que film, sans les précédents, tout en gérant suffisamment bien sa mythologie pour que cela soit accepté par les fans.

Beaucoup de films se sont planté à ce jeu, et pas mal de monde pensent qu'il ne vaut mieux ne pas faire de suite. Pourtant je ne suis pas de cet avis. Du moins pas tant que l'on nous offre un bon film qui si possible développe la mythologie de son univers. Le meilleur exemple reste pour moi Hell Boy 2 qui est, à mon humble avis, l'une des rares suites meilleures que l'original, proposant des scènes particulièrement émouvante et une esthétique largement plus réussie que le premier film tout en hésitant pas donner des comportement réaliste des personnages surhumains ce que peu de film de super-héros réussissent vraiment.


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Mais pour la plupart des films ayant des suites le constat est souvent décevant. Et c'est le cas de Jurassic Park. C'est d'autant plus dur que c'est un film qui à révolutionné son époque en démocratisant l'utilisation de l'image de synthèse mélangé à des effets physiques réels et c'est grâce à lui que maintenant on à le droit à des intro de film totalement folles comme celle d'Avengers l'ère d'Ultron.

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Mais ses suites moins inspirées les unes que les autres m'avaient plutôt fait décrocher d'un univers que j'aimais bien (au cas où vous n'aviez pas remarqué que l'on aimais les dinosaures par ici).
Quelle ne fut pas ma surprise en allant voir Jurassic World avec plusieurs potes que de tomber sur le meilleur film de la série. Oui c'est dit, je pense que Jurassic World est le meilleur film de cette série. Pas le plus marquant, cette place reviens évidemment au premier car il à marqué l'histoire du cinéma, mais le film de la série le mieux réussi sur tout les points, en plus d'être une bonne suite.


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Mais pour expliquer pourquoi j'ai apprécié ce film, il faut d'abord parler de la série en elle même.
Commençons par ce film qui à révolutionné le cinéma, Jurassic Park !


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Le premier Jurassic Park était comme je l'ai dit plus haut un film vraiment marquant pour plusieurs raisons. Tout d'abord le fait de voir des dinosaures "pour de vrai à l'écran" était juste incroyable. Non pas que l'on en ai pas eu avant. On peut par exemple citer Le monde Perdu réalisé en 1925 par Harry O. Hoyt, mais forcé de dire que cela ne faisais pas aussi vrai (enfin pour les personnes vivant à cette époque ça restait hallucinant).

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A l'époque on utilisais du stop motion pour animer les dinosaures et même si j'adore cette technique d'animation, qui donna vie à certaines des monstres les plus marquant de ma jeunesse (comme l'ED209 de Robocop), elle a aussi ses limites. Et pourtant c'est cette technique que Spielberg comptais utiliser pour Jurassic Park, heureusement les membres de l'équipe de Industrial Light And Magic réalisèrent une démo d'un squelette de T-Rex en image de synthèse qui bluffa Spielberg et lui fit revoir la façon de faire son film. Bye bye stop motion (c'est l'ED 209 qui va être triste).

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Et le reste de l'histoire est connue.

Mais le fait de savoir que son film allais être visuellement bluffant à fait commettre une grosse erreur à Spielberg. Il n'a pas pensé qu'un jour voir un dinosaure en image de synthèse deviendrais quelconque. A notre époque c'est devenu tellement courant qu'un documentaire comme Planète Dinosaures de 2011 montre un Spinosaure tout à fait correct (série que je vous conseille vivement pour voir des dinosaures réalistes, même si certaines de ses informations sont obsolète car 2014 à été riche en découverte).


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Ou qu'une série comme Nick Cutter et les portes du temps n'hésiterais pas à abuser du Raptor en CGI.

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Bref difficile d'émerveiller juste en montrant un dinosaure en CGI à notre époque, c'est juste devenu banal.
Le problème c'est que tout le début du premier Jurassic Park est basé sur le fait que les spectateurs vont s'extasier devant le réalisme des dinosaures. En plus sachant que les gens attendent ça avec impatience, le film se permet de nous faire du teasing durant une bonne partie du début du film (le passage devant l'enclos des Dilophosaures et du T-Rex où le public test n'arrive pas à voir les dinosaures même s'il sert le propos du film reste chiant pour un film qui se veut grand spectacle). Ce qui était vrai à l'époque ne l'est plus maintenant et autant le dire franchement la première moitié du premier Jurassic Park est chiante. Heureusement la seconde moitié (qui tourne au film d'horreur de bestioles tueuses avec les différentes confrontations très réussies avec des Vélociraptors) est parfaitement rythmée et très jouissive.


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C'est le principal défaut de ce film qui à part ça à plutôt bien vieilli ses effets numériques tenant surprenament bien au passage du temps (alors que j'ai tendance à trouve que les effets numériques vieillissent très très vite, suffit de voir le second Matrix et le combat de Neo contre les Smith pour s'en rendre compte à quel point Keanu Reeves est défiguré lorsqu'il est remplacé par une doublure CGI).

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C'est d'autant plus dommage que quand l'on repense à Jurassik Park on à toujours des images marquantes en têtes. Mais contrairement à notre premier visionnage, maintenant on s'ennuie. Alors je n'ose pas imaginer comment réagit la jeune génération, habituée à voir des films qui en mettent plein les yeux et ayant un rythme plus nerveux, quand elle voit ce film.

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Bon un autre reproche est que les personnages sont assez caricaturaux au point d'en être limite ridicule. Mais bon ce défaut étant présent dans tout les films de la série, j'aurais tendance à dire que c'est un mal que l'on accepte à partir du moment où l'on décide de se la regarder. Mais dans le premier j'ai toujours été choqué par le fait que qu'Alan Grant, le héros masculin, soit habillé en bleu, tandis que Ellen Sattler, l'héroïne, soit en rose. Je me demande à quel point cela à été réfléchis car j'ai du mal à croire que c'est innocent, John Hammond, le créateur du parc, étant habillé en blanc (qui représente bien le fait qu'il soi un adulte se comportant comme un enfant naïf qui peut réaliser ses rêves) et Ian Malcom, mathématicien fan de la théorie du chaos, qui prévoit la destruction du parc et passe sont temps à opposer sa vision avec celle de Hammond s'habille en noir... Quand au traitre une fois qu'il se révèle en tant que tel il fuit et porte un imperméable jaune couleur symbolisant souvent la tromperie (n'offrez jamais une rose jaune à votre dulcinée les enfants, elle le prendrais mal).
A moins que cela ne soit fait pour que les jouets soit facilement identifiable par les enfants (ce ne serais pas le premier film à le faire et vu l'importante gamme de jouet sortie à l'époque ça ne serait pas surprenant)


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Reste que malgré ces quelques reproches, le films reste vraiment très bon (et comme je l'ai dit la plupart de ces défauts n'en était pas à l'époque) passons donc à sa suite : Le monde perdu.

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Bon là c'est pas trop compliqué de voir le clin d’œil que fait le titre vu ce que je vous ai raconté plus haut. Et son scénario fait écho à celui du film éponyme (qui à aussi inspiré un certain King Kong en 1933).
Et c'est déjà là qu'est le mal. L'histoire est assez peu inspiré et le seul truc pour pousser à aller voir ce film est de remettre le personnage de Ian Malcom, le fan de la théorie du chaos, au centre du film. Pourquoi ce choix ?
Parce que c'est ce personnage qui sortait la plupart des punch line humoristiques dans le premier film et qu'une bonne partie du public l'avait désigné comme leur personnage favori. Sauf que cela fonctionnais dans le premier film car c'était un personnage secondaire. En faire le héros force à abandonner ce qui le rendais marquant dans le premier film (c'est à dire son opposition avec Hammond le créateur du parc et une partie de son humour vu qu'il est impliqué directement dans l'action). Il deviens alors un héros beaucoup plus quelconque.
On sent d'ailleurs que l'humour est au centre de ce film. Plus particulièrement dans sa dernière partie, celle qui aurais du être la plus dramatique (on parle quand même d'un lâché de T-Rex en pleine ville...) est plus tournée comme une succession de scène humoristiques (souvent d'humour noir). Perso j'en attendais quelque chose de plus épique.


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C'est d'autant plus dommage car la partie expédition est dans l'ensemble très réussie et plus particulièrement la scène où maman T-Rex essayant de récupérer son petit pousse la caravane au dessus du vide. Créant une scène ultra stressante et l'une des plus reprise dans le jeu vidéo d'action (On la retrouve plus ou moins modifié dans des jeux comme Uncharted 2 ou le reboot d'Alone In The Dark de 2008 par exemple).

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Mais toute ses scènes réussies sont contre balancé par des scènes ridicule comme la séquence de gymnastique anti-raptor. Par moment Jurassic Park 2 frôle le nanard ce qui est surprenant pour un film fait par Spielberg. Alors si on en crois certaines interview le bonhomme à eu la main un peu forcé par les studio et à fait le film à contrecœur, mais bon ça reste décevant pour du Spielberg.

A sa décharge le film suivant est du même niveau.


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Là Speilberg refuse de le tourner et on comprend pourquoi. Jurassic Park 3 à tout de la suite purement commerciale. Un plus petit budget parce que l'on veut à tout prix rentrer dans ses frais, le besoin de malgré tout d'en faire plus et aucun respect pour la mythologie déjà établie. Même le titre montre qu'il y a un problème. Spielberg avais eu le bon gout d’appeler le second opus Le Monde Perdu. Ce choix de nom n'étais pas innocent, le parc n'existant plus dans ce film il n'y avais aucune raison pour que Jurassic Park soit le titre principal. En s’appelant Jurassic Park 3 alors qu'il n'y a toujours plus de parc on voit bien que le film ne cherche qu'a tabler sur le succès du premier.

Alors oui tout n'est pas à jeter dans ce film, on à le droit plusieurs scènes sympa. Par exemple la scène de la volière.


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Ou le combat contre le spinosaure sur le bateau qui est vraiment énorme.

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Et il est plus court que les autre et c'est plutôt un bon point, car il gère mieux les scènes d'émerveillement dinosauresque et nous plonge directement dans l'action.

Mais Jurassic Park 3 à d'autres problèmes. Tout d'abord on ne craint que très rarement pour la vie des personnages. C'est sans doute le film de la série où l'on a le moins la pression.
Ensuite Jurassic Park 3 fait quelque chose qui est toujours horrible dans une série de film. Il en pourri la mythologie.


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Passe encore que le Spinosaure tue un T-rex, mais qu'il l'expédie aussi vite est juste ridicule. On parle de la bestiole surpuissante qui fait rêver des enfant depuis le premier film que les scénaristes ont choisi de balayer en quelques secondes. Le T-Rex méritais un vrai combat, digne de ce nom, quelque chose d'épique (si possible vers la fin du film), cela aurais pu faire une scène marquante et jouissive, détournant le Deux Ex Machina du premier film. Mais non le T-Rex se fait pawned dés le début du film...
Et le Spinosaure dans le reste du film ne fait qu'agir comme un T-Rex bis. A quoi cela servais de tuer le T-Rex pour le remplacer par une créature qui à exactement le même rôle ???

L'autre problème viens de l'autre créature marquante de la série, le Raptor. A cause des théories sur le fait que plusieurs dinosaures avaient des plûmes dont les Vélociraptor, les créateur du film se sont senti obligé de modifier leur design pour leur rajouter des plûmes moches sur la tête. Cela n'a juste aucun sens dans l'univers de Jurassic Park où les dinosaures sont recrée à partir de leur génome mélangé à celui de grenouilles (et donc ne sont pas vraiment des dinosaures, plus des créations génétiques). Il n'y a donc aucune raisons pour qu'ils soient fidèle à la réalité de l'animal. Surtout dans une série de film où les Raptors font la taille d'un Deinonychus et les Dilophosaures sont minuscules et crachent du venin...


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Pour autant ce design est bien loin de l’apparence réelle de la bête qui est largement plus emplumée (comme le dit un en enfant du premier film ce sont de grosse dindes). Et donc est juste du n'importe quoi.

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Bon après il y a cette scène où les Raptors sont perturbé par un simple "sifflet"...
Et permettent aux héros de gagner du temps avant la fuite des Raptors.
Bon on aime ou pas. La première fois je n'ai pas aimé, mais la seconde, revoyant le contexte entre le fait qu'il doivent sécuriser leurs œufs et les militaires qui arrivent et font un bruit inquiétant dés que le coup du sifflet semble ne pas marcher rend assez logique la réaction des Raptors, j'ai trouvé la scène assez logique vu le contexte.

En soit pris indépendamment de la série Jurassic Park 3 n'est as un si mauvais film, j'aurais même tendance à penser qu'il est meilleur que le second car mieux rythmée et évite presque tout le film des scènes vraiment ridicule, mais bon là je veut parler de l'évolution de la série et donc dans ce contexte, ben il lui fait plus de mal que de bien.

Bon maintenant je peut vous expliquer pourquoi je pense que Jurassic World est le meilleur film de la série.


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Il faut déjà noter que le but du film est de faire découvrir l'univers Jurassic Park à une nouvelle génération qui n'a pas forcément connu les précédent films (le dernier épisode datant de 2001 ça remonte à loin). Il est donc structuré d'une façon assez proche du premier.
Sur les ruines de l'ancien parc un nouveau à été ouvert par un nouveau milliardaire qui souhaite faire revivre l'héritage de John Hammond. Poussé par les actionnaires pour faire survivre son parc (car cette fois-ci le parc fonctionne sans problème) il décide de créer un super-dinosaure pour créer la nouveauté et attirer plus de public. Sauf que le nouveau dinosaure, l'Indominus Rex, est trop futé et se débrouille pour s'échapper. Et les humains comme dans le premier film font ce qu'ils peuvent pour survivre.

Ce scénario fait très redite du premier, mais c'est là qu'est l’intelligence du film.
Tout dans le film est fait pour poser la question : Comment fait on une bonne suite ?
Et ce film y répond.

Structuré comme le premier avec une phase d’émerveillement dinosauresque, le film à la bonne idée de l'entrecouper très tôt par des éléments de l'intrigue principale, et des scènes d'actions qui sont très bien intégrées à ce rythme. Certes on aura toujours droits à nos personnages caricaturaux un poil énervant ce qui reste dommage mais certains d'entre eux évolueront bien plus que n'importe quel personnages des autres films ce qui est déjà pas trop mal. Et le film joue assez intelligemment sur ce coté caricatural (la séquences avec les deux gardes est pas mal dans cet esprit).

La phase d’émerveillement est assez intelligente dans sa mise en scène vu que cette fois-ci on ne s’émerveille pas de voir des dinosaures, mais on s’émerveille de voir fonctionner un parc d'attraction avec des dinosaures. On peut donc voir comment sont organisé les attractions.


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Où comment est pensée la protection des visiteurs se déplaçant au milieu des dinosaures.

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J'ai personnellement eu presque les larmes aux yeux lors de la scène où l'on fait chevaucher des petits dinosaures aux enfant comme on ferais chevaucher des poney, là j'aurais vraiment voulu y être avec mon neveu.

On a aussi de nombreuses scènes qui nous montre l'envers du décors et les nombreux problèmes que rencontre un parc d'attraction. Comment concilier les besoins des actionnaires avec le fonctionnement du parc, comment certaines personne ne voient pas les dinosaure comme des être vivant mais juste comme du mobilier, comment le boulot peut être chiant et répétitif même pour les employés d'un parc qui nous semble merveilleux, comment les spectateurs se lassent des dino et préfèrent passer leur temps sur leur smart-phones. Le films ne reste pas naïvement du coté du spectateur qui s’émerveille mais par aussi du coté du créateur du parc et donc indirectement, du réalisateur du film.

Dans Jurassic World on à le droit à une analyse de la série et une critique de ses points faible et de ses défaut mise en seconde lecture du film. Mais ce film ne fait pas que les analyser, il donne aussi sa réponse à comment réussir une bonne suite et le prouve.

J'ai parlé un peu plus haut de la façon avec laquelle il évite le seul vrai défaut du premier film en construisant mieux son rythme. Mais il évite aussi les écueil du second avec un humour bien mieux dosé qui n’empêche pas de vraiment stresser pour les persos et il évite les scènes trop what the fuckesque du second.

Enfin comme cela était timidement introduit par Alan Grant dans le 3ème film, il reconnais enfin l'absence de vrai dinosaure dans le parc.
Et contrairement à ce 3ème opus le nouveau monstre crée pour surpasser le T-Rex arrive à être impressionnant sans avoir à lui faire tuer un T-Rex dans les premières minutes du film.


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Enfin il gère les Raptor d'une façon qui m'a plutôt bien surpris et leur redonne leur lettres de noblesse tout gérant assez intelligemment l'influence du 3ème épisode (par contre je suis presque déçu de ne pas avoir vu l'appeau à Raptor du 3 dans ce 4ème film, tant ça aurais sa place). Et pour ceux qui disent que les Raptors ne devraient pas être dompté car ce sont les Aliens indomptable de Jurassic Park, j'aimerais leur rappeler ça :

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Ouais, c'est triste...
Le film ne s’arrête pas là et fait évoluer le background avec pour la première fois des personnages qui souhaitent intégrer la technologie des dinosaures dans la société (et plus particulièrement militairement comme c'est souvent le cas pour une nouvelle technologie).


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Au delà de ça il propose de nombreuses scènes d'actions vraiment prenantes comme en proposais le premier film durant sa deuxième moitié et ce dés le début. Toutes les scènes d'actions sont réussies et toutes montrent quelque chose qui ne fait pas doublons avec les précédents films, mais tout en ce permettant des clins d’œils sympathiques.

D'ailleurs le film ne comprend pas que des clins d’œils, certaines scènes ont des touches d'humour planquées comme lors de l'attaque des pterosaures sur le parc ou en regardant le décors vous aurez une belle surprise.

Bon il y a des points critiquables comme le fait qu'il y ai trop de CGI (pour les dinosaures ça passe mais pour les bâtiments...) et pas assez d'éléments physiques. Le traitement du personnage principal Claire (car oui c'est elle le personnage principal dans la structure du film vu que quasiment toutes les intrigues sont liées à elle) est traité en femme forte dans l'écriture...enfin du point de vue d'un homme misogyne.


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Alors ça ne m'a pas gêné durant le visionage du film, mais je trouve dommage que comme beaucoup trop de blockbuster hollywoodien. Alors je ne parle même pas de films comme les Transformers qui font dans la pure exploitation de la plastique de leurs héroïnes même quand celles-ci sont mineures (oui, 4ème film c'est de toi que je parle). Mais on pensera à Avengers 2 (fait par le réalisateur pourtant considéré comme féministe Josh Whedon, mais je me demande toujours l'influence des producteurs et donc de Disney sur ce film) où Black Widow a sa monstruosité caractérisée entre autre par son impossibilité de faire des enfants. De la même façon Claire passe son temps à se faire reprocher de ne pas s'occuper de ses neuveux et de ne pas vouloir d'enfants alors qu'elle à un parc entier à faire tourner et qu'en plus on lui à forcé la main pour les prendre !!!

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Alors ce personnage à clairement été construit pour faire une version féminine d'Alan Grant (qui lui aussi ne veut pas d'enfant dans le premier film). Mais contrairement à lui (qui d'ailleurs refusera toujours d'en avoir dans le 3ème film au point qu'Ellen l'aura quitté), Claire se le fait reprocher durant une bonne moitié du film (là ou Grant se retrouve juste à être forcé d'avoir les gamins dans les pattes mais n'a pas le droit à autant de remarques désobligeantes). Alors pour moi ça n'a pas été dramatique (en même temps je suis un homme), mais je comprend les critiques sur ce sujet, surtout que ce n'est pas le seul film gros budget à le faire et que les femmes on de quoi être soulé par cette vision rétrograde de la femme. Les gens ont évolué, ça serais bien qu'Hollywood change aussi.

Le seul moment qui m'a vraiment fait tiquer personnellement est le combat final. Mais même avec un rebondissement aussi gros et difficile à accepter, c'est avant tout un hommage au mythe Jurassic Park remettant à leur place les figures centrales de la série. Et puis les Deux Ex Machina finaux qui n'ont pas de raison d'être sont un classique de la série.


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Car n'oublions pas les vrai héros de Jurassic Park sont les dinosaures !

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Published by Ray, qui retourne jouer avec ses Dinobots ! - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:16

Il y a des projet qui on une sucess story miraculeuse. Et c'est le cas du film Kung Fury.

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A la base David Sanberg bossais à réaliser des pubs et des clips vidéos. Comme il s’éloignait de plus en plus de ses rêves de réaliser des films, il décide un jour de tout foutre en l'air pour réaliser le film de ses rêves.
Il galère alors à produire un trailer (dans une interview que j'ai pu lire il dit qu'il a vraiment été à la limite de se retrouver à la rue tellement il avais mis tout son argent dans cette bande-annonce) et sur conseil d'amis, il lance son projet sur Kickstarter. Masquant son identité sous le pseudo Laser Unicorn, il nous montra dans cette bande annonce une maitrise assez impressionnante de la technique (sachant que tout est tourné sur fond vert à cause du manque de moyen), mais surtout un concept de film totalement fou !


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Le genre de film que jamais Hollywood n'oserait financer. Gore et régressif mais aussi au combien jubilatoire. L'histoire à elle seule fait rêver :
Kung Fury est un super flic adepte d'art martiaux qui va remonter le temps pour affronter l'être maléfique le plus puissant du monde : Adolf Hitler, aussi appelé Kung Führer !!!
Et en chemin il rencontrera différent allié comme un hacker capable de hacker le temps (WTF !!!), le dieux Thor (OMGWTF !!!!!) et des Valkyries armées de mitraillettes et montant un T-Rex (OMGWTFBBQ !!!!!!!!!!!). Bref un délire qui selon son auteur est dans le plus pur esprit des films des années 80.


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Un concept aussi fou ne pouvais que fonctionner sur Kickstarter (là ou même les salades de pommes de terre peuvent être financées par des milliers de dollars). Et donc en 2012 le projet est fondé (et permet au passage à David Sanberg de sortir de ses soucis financiers).
Mais cela devais aller plus loin.


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Déjà l'esthétique originale du film inspire le monde des jeux vidéo et l'on voit soudainement sortir un spin-off de la série Far Cry (qui joue comme Kung Fury sur le trip "année 80") : Far Cry Blood Dragon. Jeu qui se permet même de reprendre les dinosaures tirant des lasers par les yeux de Kung Fury (certes absent dans la bande-annonce mais annoncé par le réal du film sur Kickstarter).

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A noter que plus récemment la même esthétique à été reprise pour l'annonce de MGS the 1984 collection. Ces publicitaires sont toujours plein d'idée...

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Mais la hype engendrée par Kung Fury n'attire pas que les créateurs de jeu.
Le 16 Avril 2015 une chanson apparait sur Youtube. Il s'agit de True Survivor chanté par David Hasselhöf (vous vous souvenez, K 2000, Alerte à Malibu, Nick Fury (bon d'accord là personne s'en souviens mais c'est toujours marrant de rappeler qu'il a joué ce rôle)) avec un vidéo clip fait par l'équipe (oui car entre temps c'est devenu une équipe) de Laser Unicorn, le morceau en question est présenté comme étant la chanson thème de Kung Fury !!!


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Et encore plus fou, Kung Fury se retrouve diffusé à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Canne où il aura droit à un accueil plutôt chaleureux. Et ce même si sont réalisateur est bien mal à l'aise dans son costume bleu, n'ayant jamais prévu qu'il irais aussi loin.

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Et au cas où l'on a des doutes sur l'intégrité du bonhomme, qui avec tout ce succès aurais pu se dire qu'il allais pouvoir se faire plein de fric en vendant finalement son films en DVD, le 28 mais, le film est sorti en visionnage gratuit sur Youtube.

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Mais derrière toute cette hype que donne le film.
Autant le dire franchement j'ai été déçu. Plus particulièrement par deux points.
Le premier c'est que je n'ai pas senti l'esprit des films des années 80.
Le second c'est qu'avec un trailer aussi alléchant, j'en espérais plus.


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Mais est-ce grave ?

Non car Kung Fury m'a bien apporté l'esprit des années 80 (et 90 je dirais), mais pas celui des films.
L'esprit qu'il m'a apporté est surtout celui de ce qui se passais dans ma tête lorsque à cette époque je sortais mes jouets de leur coffre et que je les mélangeais dans des histoires complétement folles.


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Je ne sais pas pour vous, mais quand j'étais petit mes jouets (Musclor (bon d'accord ceux là ils étaient à ma sœur qui à longtemps aimé les blond viril en slip comme Musclor ou Rahan), Dino Rider, Terminator, Jurassic Park, Alien, Gargoyles, Predator, Tortues Ninja, Batman, Transformers, Star Wars et même des figurines dont je ne savais pas l'origine exacte) se mélangeais dans des histoires complétement folles.

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Et c'est exactement ce que j'ai ressenti en regardant ce film. Un mélange de tout ce que j'aimais étant gosse dans une seule histoire. Fuck la cohérence, l'important et que cela soit cool. Et grâce à l'écriture plutôt intelligente du film cela fonctionne plutôt bien.

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D'ailleurs Triceracops (trés bien traduit en Tricérakeuf, les sous titres VF disponibles sur Youtube son à ce propos vraiment bon) me faisais beaucoup penser à Triceraton des Tortues Ninja.

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En fait je m'attendrais presque à ce que ce film soit le premier épisode d'une série servant à nous vendre des jouets. Je veux mon Kung Führer !!!

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Ensuite je tiens à noter la qualité de la réalisation et de la BO, surtout quand on voit le budget du film. Entre autre certains plan sont assez bluffant niveau mise en scène (je pense au plan vue de coté façon Old Boy très réussi jouant beaucoup avec l'esthétique des jeux de baston mais aussi à l'apparition de Thor avec un plan vraiment classe). Alors on pourra par contre critiquer le manque de talent des acteurs, mais le réalisateur en ayant bien conscience à eu intelligence d'écrire un film où les dialogues n'ont finalement qu'assez peu d'importance et sont souvent suffisamment barré et second degrés pour que la façon de jouer des acteurs ne choque pas voire même accentue l'effet humoristique des séquences. L'histoire elle est du niveau d'un bon dessin animé des années 80 assumant tout ses délires.

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Enfin il faut rappeler que ce délire génial est visionable gratuitement. Et bien des films payant Hollywoodien n'arrivent pas a soutenir ce niveau de plaisir durant 30 minute où les noient dans des scénario insipides et sans intérêt pour les faire tenir 2h30. Alors juste pour cela ça vaut le coup de passer 30 minutes à le voir.

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Bref Kung Fury c'est de la Kung Folie !!!

 

EDIT :

Le film pour vous faire plaisir..

https://www.youtube.com/watch?v=bS5P_LAqiVg

 

 

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 12:07
What a lovely, lovely movie !!

Holala, mon pauvre blog je t'ai un peu abandonné faute de temps, mais aujourd'hui je viens de te reconquérir, te marquer du sceau de la passion que je n'ai jamais perdu..
Et comme je suis allé voir Mad Max : Fury Road, hier soir, j'en ai à revendre de la passion.

Comment expliquer la gifle que Miller vient de donner aux réalisateurs de cette époque ?
Peut être parce que son film est d'une créativité incroyable (chaque plan/une idée) ou que techniquement ça tutoie le génie, du genre des cases de Comic Books qui prennent vie avec un brouhaha musical guerrier (tambours et guitare électriques) qui galvanise autant les personnages (War boys) que le spectateur..
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Parce que chaque plan a du sens et que chaque séquences aussi déjanté soit elles, sont cohérente et tout se meut dans un ballet aussi étrange que fascinant.

Ou tout simplement parce que le concept ne tient sur la fuite en avant, celle qui ne fait pas reprendre son souffle, qui donne l'impression que le coeur risque d'éclater, poussé par un shoot d'adrénaline et baigné par une hystérie collective sacrément contagieuse.
L'acte de bravoure au sens pur du terme.

Oui, en quelques secondes et mots l'univers se dévoile en toute subtilité, tout est hiérarchisé, structuré, des communautés à l'aspect social/culturel qui les guide..
Ca glorifie le chrome et la mort sur le champs de bataille pour accéder à un Valhalla promis par un demi-Dieu de pacotille, c'est une peinture si laide et brutale qu'elle en devient poétique..

(Petit clin d'oeil pour les cinéphiles, Joe Immortan çi dessus, est le même acteur ("Hugh Keays-Byrne") qui incarne le bad guy JoeCutter dans Mad Max 1.)


Néanmoins, l'intrigue est simple et les personnages qui semblent d’abord être des réceptacles vide démontre qu'ils servent à faire avancer la narration, se remplissant au fil de cette fuite ou de la "route" qu'ils essaient de tracer..
L'idée en est d'autant plus forte par le véritable enjeu qui se révèle..

Il ne s'agit pas seulement de fuir mais de chercher
l'Eden.
Le film est d'ailleurs résolument féministe, mettant les personnages féminins au centre de l'enjeu.
Si elles représentent un harem et l'acte ultra-privilégie de créer une lignée pour Joe Immortan, elles sont pour Furiosa un moyen de rédemption et de fuir une civilisation patriarcale.
Laissant sur le mur de la cité "We are not thing !" en symbole de révolte.
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Par ailleurs si Furiosa semble être le personnage secondaire, il n'en est rien car elle est la clé de voute, tandis que Max n'est que le fantôme errant qui l'aide à cette quête.
Un spectre qui récupère son âme et sa dépouille, le temps d'un sauvetage..
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(Ce plan est tellement génial, que de voir la fille tomber quelque seconde après, magnifie l'idée même d'une rédemption qui ne lui sera pas accordé.)

Des personnages féminins combatif, porteurs d'espoirs et mine de rien bien plus cultivé/sage que la masse de chair à canon (war boys) que sont devenu la plupart des hommes, et des Matriarches (badass) porteuse de graines emblématique.
(Wé les graines qui poussent dans le sol et le ventre quoi.. ;))

 

Mais s'il n'est pas véritable le "héros"/personnage principal, pourquoi le film porte le nom de Mad Max ?
La note d'intention me semble être évidente, pour le spectateur le personnage de Max est un mythe, une légende qui se raconte de façon éparse, il a eu un enfant, un garçon ou une fille peut être peu importe, c'est son trauma personnel et ce qui le pousse à errer depuis des décennies..
Il est dans l'inconscient collectif, tout ce qu'on est censé se souvenir de lui c'est qu'il est vêtu de cuir et qu'il se faisait appeler "le guerrier de la route" à cause du vrombissement de sa V8, mais aujourd'hui il n'y même plus de route..
Le film perpétue cet aspect légendaire en le faisant disparaitre dans la foule, tel le spectre qu'il a toujours été.

Depuis le 1, le 2 et le 3 lorsque les films se terminent, une voix off conte son histoire de façon de plus en plus flou, voire distante :

"On en sait ce qu'il est advenu du guerrier de la route, certains disent qu'ils l'on vu.."

C'est encore le cas ici de façon plus onirique.


Comme quoi, un film qui semble bourrin et bas du front par son theme post-apocalyptique, a tellement plus de subtilité via son background et son schéma narratif, que tout les produits Hollywoodien qui s'essaient à une transgression molle, poli et vide.

Si Miller m'avait déjà laissé une belle cicatrice et avait inspiré des oeuvres comme Hokuto No Ken ou Mother Sarah avec son Mad Max 1 et 2 dans les 80's, il n'en est pas moins logique d'en retrouver les échos et les hommages dans le visuel de sa derniere oeuvre..

Aujourd'hui il a nouveau laissé sa marqué sur une industrie qui s'est laissé allé à la platitude artistique et aux concessions du grand public..

Jettez une oeil au trailer et "soyez témoin !"

 

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Published by Linsky, qui a été témoin.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:22

Aimant beaucoup les films d'action, il fallait bien qu'un jour je voie des films d'arts martiaux.
Pour moi, c'est un genre à part car certains de ses codes sont très différents de ceux des films d'action classiques.

Souvent, l'histoire y est minimaliste car le vrai intérêt réside dans les prouesses martiales des acteurs. Le charisme de ces derniers est aussi secondaire (contrairement à ce qui vaut dans les films d'action plus classiques, même si cette différence tend à disparaître). Il est plus important que les acteurs soient vraiment capables de faire des mouvements nous semblant physiquement impossibles et surtout des combats extrêmement chorégraphiés semblant souvent irréalistes par leur durée.

Évidemment, parler de ce genre de film sans parler de Bruce Lee serait honteux vu que c'est lui qui, pour la plupart d'entre nous, nous a fait découvrir le genre.

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Même si je l'ai sans doute plus connu à cause des rediffusions du Frelon vert :

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Souvent, ses films n'ont pas très bien vieilli, avec des bruitages qui peuvent maintenant sembler kitsch, sur la plupart de ses coups et un humour qui ne plaira pas à tout le monde.

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Et, sans Bruce Lee, nous ne connaîtrions pas Sammo Hung.

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Artiste martial au physique qui peut nous paraître surprenant et qui sait très bien en jouer, que cela soit pour des scènes de comédie ou simplement parce que c’est toujours incroyable de voir un "p’tit gros" faire ça :

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Chez nous, il fut plus connu à cause de la série Le Flic de Shanghaï.

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Principalement parce qu'il fut éclipsé au niveau international par l'un de ses amis qu'il avait aidé à se lancer, le célèbre Jackie Chan, qui, au-delà de combats impressionnants ayant marqué mon enfance,

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nous montrait tout son talent humoristique et sa capacité à se grimer.

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Bref, c’était l'âge d'or.

Pour en profiter les gros studios ont cherché des acteurs avec une apparence plus bankable, c'est plus ou moins ainsi que Bruce Lee nous introduisit Chuck Norris.

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Puis, quelques années plus tard, que l'on vit apparaître sur nos écrans des acteurs comme Jean Claude Van Damme.

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Ou Steven Segal (quand j'étais gosse je rêvais de lui ressembler, mais je ne m'attendais pas à ce qu'un jour on le surnomme affectueusement le Panda Bouffi sur Nanarland...).

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Et puis, le film d'arts martiaux est passé de mode à l'international.
Les acteurs occidentaux n'arrivant jamais à faire oublier aux fans du genre les prouesses de leurs concurrents asiatiques et le grand public se lassant assez vite de films aux chorégraphies trop compliquées et irréalistes pour le spectateur lambda et se retournant vers un cinéma d'action plus classique. Les artistes martiaux occidentaux se retrouvèrent alors à utiliser de moins en moins leurs capacités au profit d'armes à feu et de grosses explosions.

Le public du genre continua alors de regarder ce qui se passait en Asie et le grand public n'avait plus aucune chance d'élargir son horizon culturel.

Et si certains acteurs exceptionnels comme Jet Li réussirent finalement à se faire un nom aux Etats-Unis…

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Dès qu'ils faisaient un film aux US, ils perdaient toute la force de leurs films chinois.
Il suffit de voir L'Arme fatale 4 pour se rendre compte du désastre avec un Jet Li forcé de se battre d'une façon beaucoup moins impressionnante que ce à quoi il nous avait habitués, juste pour que Mel Gibson et Dany Glover puissent suivre...

Bref, il a fallu attendre Ong-Bak mené par l'incroyable Tony Jaa, pour que de nouveau cela castagne grave.

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Même si certaines séquences étaient un peu ridicules

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ou qu'un certain personnage de Street Fighter inspiré par Bruce Lee

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a surement inspiré une séquence du film :

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Et dans L'Honneur du dragon (l'exemple type du film d’arts martiaux aux combats impressionnants, mais qui est complétement kitsch, entre autres à cause d’incompréhensions culturelles), Tony Jaa nous a offert sans doute l'un des plans séquences la plus fou de l'histoire du cinéma d’arts martiaux.

Mais, sans doute à cause de la thématique de ses films, difficilement compréhensible pour des Occidentaux, cet acteur est relativement tombé dans l'oubli.

Bref, les arts martiaux auront plus marqué le grand public dans des films comme Matrix (fait par les Watchowski, grands fans du genre espérant le faire découvrir) que par les vrais chefs-d’œuvre du genre.

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Et le cinéma américain s'est en plus beaucoup aseptisé depuis l'époque de Matrix, la plupart des morts ayant lieu hors champ.

Et sinon les chorégraphies de ces films étaient vouées à être copiées dans des anime japonais...

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C'est pour cela que, quand j'ai vu la bande-anonce de The Raid, j'ai tout de suite été conquis. Film américano-indonésien réalisé par Gareth Evans, un gallois que personne ne connaissait, ce film contenait tout ce que j'aimais bien dans les films d'arts martiaux, mais aussi une bonne partie des défauts de ces films comme un scénario très simple faisant très jeux vidéo et qui n’est qu'une excuse pour éclater le plus de méchants possible. En gros, un commando se trouve coincé dans une tour remplie de bandits et fait tout son possible pour survivre. A ce propos la base de cette histoire est reprise telle quelle dans le récent film Dredd, meilleure adaptation de la BD du même nom si on en croit les fans.

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Dans les bonnes surprises qu’offre The Raid, il y a le fait que le film soit particulièrement violent. En effet, cela devient assez surprenant vu le cinéma américain actuel.

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Les chorégraphies sont super travaillées et toujours plaisantes à voir.

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Et la bande-son dépote tout en collant parfaitement à l'action.

En fait, le point qui m'a le plus marqué est que l'on sentait aussi un potentiel esthétique pour de nombreux plans du film. Le genre d’idées qui laissent penser que si le réalisateur avait plus de budget il pourrait faire des trucs de malade. Le genre de travail graphique que l'on ne trouve d'habitude que dans les films d'action à ambiance traditionnelle chinois (qui, eux, sont largement moins réalistes pour le coup) comme Le Secret des poignards volants (question que je place le titre d'un film que j'aime beaucoup).

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Ça tombe bien, The Raid a suffisamment bien marché pour avoir droit à une suite. Et quelle suite !!!

Oubliez les espaces clos du premier film, cette fois-ci une bonne partie de l'histoire se passe en extérieur. Par ailleurs, l'histoire en soi tombe en plein dans le polar noir, et si, par moments, elle se perd en sous-intrigues (qui servent surtout d'excuses pour placer des combats à part), elle reste une bonne histoire de polar, ce qui manquait au premier.

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Comme dans le premier, on a le droit à des scènes de combats impressionnantes.

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Mais aussi à des scènes se passant dans des lieux inhabituels avec des angles de vue tout aussi inhabituels :

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Cette fois-ci, les gunfights sont mieux réussis.

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On a le droit à une galerie de Bad Guys beaucoup plus marquants comme la femme au marteau

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Ou bien l'assassin :

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Et le film est encore plus violent que sont prédécésseur :

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On observe surtout un travail esthétique super intéressant dans l'utilisation des personnages, de la lumière et du décor. Par exemple, deux des bad guys (dont la femme au marteau dont je viens de vous parler) apparaissent plus tard dans ce couloir :

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C’est un plan dont j'aime beaucoup l'esthétique avec ce jeu de reflet sur les parois.

Et le film est bourré de plans qui, par moments, dans leur découpage viennent rappeler le travail de Wes Anderson.

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Sans parler des d'angles de camera imprésionant pour suivre l'action :

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Mais bon, on reste dans le domaine de l'action et de la baston, et je peux vous dire que comme dans le premier film, vous aurez mal pour les hommes de main.

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Bref, reste plus qu'à attendre The Raid 3 pour se satisfaire pleinement !

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 12:01

Je pense que vous serez d’accord avec moi, on a bien souvent l'impression que les publicitaires ne font pas vraiment preuve d'originalité et surtout qu'ils aiment surfer sur la mode.

Si on peut aimer le style de la série des Assassin's Creed :

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On peut aussi être surpris de la voir adapter en comédie musicale :

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De façon bien plus flagrante, pour vendre le film Mongol (qui est excellent soit dit en passant) :

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Les publicitaires se sont clairement inspirés d'une autre grande série d'Ubisoft :

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Le plus amusant, c'est surtout quand ils se copient mutuellement pour des films espacés de quelques mois et pourtant regardés par le même public.

On pourra ainsi être surpris de la ressemblance entre l'affiche de Thor 2 :

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Et celle d'Iron Man 3 sorti quelques mois plus tôt :

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Et en rangeant nos DVD sur notre étagère, on se rendra compte qu'ils ne sont pas allés chercher le concept très loin :

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Mais bon, la pratique n'est pas nouvelle, par exemple peu de temps après Star Wars :

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est sorti le film d'animation Transformers :

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Si on veut de la variété sur nos affiches, il vaut mieux regarder l'affiche d'un même film dans deux pays différents.

Par exemple, pour les Européens, le dernier film Transformers, c'est ça :

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Alors que pour nos amis chinois c’est plus dans cet état d'esprit (on notera la disparition des acteurs mal incrustés au profit de flammes nettement plus classes) :

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En même temps, la pose d'Optimus n'est pas très originale vu que pour le précédent film on avait droit à ça :

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Mais il faut bien avouer que la différences est largement moins flagrante que sur les affiches d’Aliens Versus Predator Requiem.

Aux USA, ils ont eu le droit à ça :

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Alors qu'au Japon c'est clairement le duel de monstres qui est mis en avant :

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En revanche, en voyant cette affiche, je ne peux m’empêcher de penser aux affiches de Kaiju Eiga japonais :

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Bref, en fin de compte, l'apparence de nos affiches dépend plus du pays où sort le film que de sa date de sortie.
Même si pour certains films comme Pacific Rim on a le droit à la même affiche partout :

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Ou presque...

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Sujet analogue "Les Tendances Hollywoodienne" :
http://insert-coins-for-continue.over-blog.com/article-tendances-hollywoodienne-2-le-retour-102340949.html

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Published by Ray, qui avait envie de faire un article juste pour caser une affiche de Pacific Rim. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:57

Comme beaucoup de personnes de ma génération j'aime l'heroic fantasy (même si je préfère les univers futuristes). Mais là où pour beaucoup l’heroic fantasy commence plutôt avec Le Seigneur des anneaux, moi c'est Taram et le chaudron magique qui m'a marqué :

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Non, je déconne, certes j'aime beaucoup ce dessin animé, mais c'est surtout à cause de son armée de squelettes, qui était super cool pour l'enfant que j'étais.

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Plus sérieusement, le personnage qui pour moi représente le mieux l’heroic fantasy, c'est Conan le barbare.

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Alors évidemment, quand j’étais enfant, ce fut surtout le superbe film de John Milius qui me marqua ; je n'ai découvert les romans que bien plus tard. D’une part, ce film m’a beaucoup impressionné grâce à ses superbes paysages de steppe.

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Mais j’ai surtout été marqué par ce héros qui mêle une certaine noblesse qu'il a apprise auprès des plus grands maîtres d'armes de son monde

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À une sauvagerie sans limite quand il s'agit de survivre.

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Bref, après ce film, je voyais mal l’heroic fantasy sans personnage de barbare. D’ailleurs, même si la suite de Conan fut très décevante, étant gosse je l'ai beaucoup aimée (en même temps, je n'étais pas un public difficile : tant qu'il y avait des monstres magiques en carton pâte et Conan qui éclatait la tête des méchants, ça m'allait).

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Il faut reconnaître que le film n'avait pas que des défauts et possédait aussi de beaux décors.

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Sauf que la mode des films de barbare a vite fait son temps, remplacée par celle des gnomes nettement moins sauvages comme Willow.

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Heureusement que Madmartigan rattrappait un peu le coup dans Willow (« un peu » car c’est, au final, plus un side-kick comique et trop gentil qu'autre chose).

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Plus récemment, on a eu droit au trio à l'aventure la plus chiante qui ait jamais existé, au point que le réalisateur passe plus de temps à nous parler de leurs amis à l'autre bout du pays, qui, eux, font des choses intéressantes.

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Bref, le barbare est tombé dans l'oubli, et ce n'est pas le reboot de Conan qui a réussi à relancer le personnage.

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Alors, en attendant, on passe le temps en regardant des dessins animés comme Musclor, où certes l'apparence du héros rappelle la figure du barbare, mais dont l'état d'esprit est bien loin d'un Conan.


On regarde également l'adaptation franco-américaine de Conan, qui est sympathique pour peu que l'on supporte la voix du phœnix qui l'accompagne dans tous les épisodes (en plus, comme c'est un phœnix, il ne veut même pas mourir argghhhhhhh !!!!! ).

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Cette adaptation reste toutefois carrément moins violente que l’original, vu qu'il suffisait que l'épée de Conan s'approche d'un ennemi pour que celui-ci soit renvoyé dans sa dimension sans même que le héros ait à le frapper.

La violence du film de Milius s’est retrouvée surtout dans des jeux vidéo.
Très vite, sur mon Amstrad, je décapitais d'autres barbares dans Barbarian, l'un des jeux les plus violents de son époque. Toutefois, il fit alors surtout scandale pour sa jaquette, sur laquelle posait une actrice porno et il nous semble maintenant très sage.

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Plus tard, la trilogie Golden Axe sur Megadrive nous permit de casser des crânes avec un barbare (certes, il s'avère qu'à cette époque mon engouement s’est porté particulièrement sur le personnage du nain qui correspondait plus à mon style de jeu) :

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De la même façon, dans les jeux de société, je passais mon temps à vouloir retrouver ce barbare que j'aimais tant, comme avec l'excellent Warhammer Quest :

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Dans ce jeu, je finissais pourtant aussi par faire des infidélités au barbare, lui préférant encore une fois le nain pour des raisons de gameplay...

En revenant aux jeux vidéo, je retrouvais un peu de l'esprit barbare dans Kratos de God Of War :

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Il y eut bien un clone de God Of War avec Conan qui fut très sympathique (il faut dire qu’on y affrontait un éléphant mort-vivant ! Si ce n'est pas la classe…), mais il ne se vendit pas assez pour que l'on puisse avoir une suite.

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Il fallut que sorte un nouveau Golden Axe, Beast Rider, pour que je retrouve un peu de cette sauvagerie barbare (et ce même si peu de gens ont apprécié ce jeu car son gameplay était trop basé sur le scoring, là où les gens espéraient un God-of-War-like bourin et crétin...), malgré le fait que l'on jouait l'amazone de la série plutôt que le barbare.

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Finalement, le gros problème est que je ne retrouvais pas forcément ce que j'avais aimé dans le film de Milius. Conan et ses clones barbares se contentent le plus souvent de butter des méchants et à se taper des femmes de la façon la plus macho possible. Dans le film de Milius, je voyais un homme qui ne respecte pas forcément la loi, mais respecte des valeurs fortes (la liberté, l'amitié et l'amour, aussi cucul que cela puisse paraître). Son rapport avec les femmes était intéressant car, dans ce film de 1982, Conan sert, durant sa jeunesse, de gladiateur dans des combats similaires à des combats de coqs, et ,de la même façon que l'on fait se reproduire un bon coq, on donne à Conan des femelles pour qu'il se reproduise. Pourtant, malgré ça, durant toute l'aventure, Conan ne semble pas manquer de respect envers les femmes, ce qui prouve la qualité d'écriture du personnage.

Bref, comme je recherchais une histoire où je pouvais trouver ces valeurs, il fut normal que je me tourne vers les origines du personnage. Cela tombait bien car, à l'époque, les éditions Bragelonne venaient d'éditer l'intégrale de Conan le Cimmérien de Robert E. Howard.

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La lecture de cette intégrale est très intéressante, surtout grâce aux commentaires, qui nous apprennent pas mal de choses sur les raisons de l'évolution du personnage au fil des nouvelles. On peut toutefois être très agacé par le besoin du commentateur de nous donner des informations fausses pour après nous dévoiler qu’il nous a menti pour nous faire la surprise de la vraie information. Ce genre de faux suspens le discrédite plus qu’autre chose.

Commençons par résumer brièvement le premier tome pour vous donner une idée de ce que l’on y apprend.

On découvre d'abord notre Conan en tant que roi d'Aquilonie, fonction qu’il a acquise en tuant de ses mains le précédent roi. Conan est alors vieux et fatigué mais encore assez fort pour réussir à faire échouer à lui seul une tentative d'assassinat sur sa personne savamment organisée.

Les histoires suivantes se situent dans le passé de Conan de façon très imprécise. On le découvre, par exemple, jeune voleur dans "Le dieux dans le sarcophage", une des nouvelles que je pris le plus de plaisir à lire à cause de son concept. Et on y voit apparaître un serpent géant, monstre classique de l'univers de Conan (avec les gorilles géants, les seuls monstres qui apparaîtront dans quasiment toutes les nouvelles de Robert E. Howard).

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"La reine de la côte noire" a sans doute été l'inspiration principale du film de Milius. On y retrouve certains événements marquants du film (comme la bien-aimée de Conan qui le sauve par-delà la mort), qui non seulement présentent de façon magnifique le personnage de Conan mais critiquent également le fonctionnement de notre société :

"Donc, la nuit dernière, dans une taverne, un capitaine de la garde royale a fait violence à la compagne d'un jeune soldat, et naturellement ce dernier a embroché le capitaine. Mais il semble qu'il existe une satanée loi interdisant de tuer des gardes, aussi le garçon et la fille ont-ils pris la fuite. Le bruit s'étant répandu que l'on m'avait vu en leur compagnie, on m'a donc traîné aujourd'hui devant un tribunal. Un juge m'a demandé où avait fui le graçon. J'ai répondu que, comme c'était un ami, il m'était impossible de le trahir. Le juge s'est mis en colère et m'a tenu un grand discours où il était question de mon devoir envers l'Etat, la société, et d'autres choses auxquelles je n'ai rien compris, et m'a prié de lui dire où mon ami s'était réfugié. A ce moment, je commençais moi aussi à être furieux car j'avais clairement expliqué ma position.
Mais j'ai ravalé ma colère et mon calme. Le juge a repris de plus belle, braillant que j'avais fait offense à la cour et que je devais donc être jeté dans un cachot pour y moisir jusqu'à ce que je dénonce mon ami. Comprenant alors qu'ils étaient tous fous, j'ai sorti mon épée et j'ai fendu le crâne du juge en deux; je me suis ensuite frayé un chemin jusqu'à la sortie du tribunal."

Toutefois, assez vite, les histoires tournent autour de ce que j'aime le moins comme vision du personnage, avec un schéma très classique : Conan arrive dans un nouveau lieu, rencontre un méchant, le bat et délivre une femme, qui tombe quasi-instantanément dans ses bras. En lisant les commentaires, on apprend que l'auteur avait un besoin urgent d'argent et qu'il se pliait aux demandes de son éditeur, ce qui est plutôt triste.

En lisant ces nouvelles, on s'aperçoit aussi que le dessin animé Conan l'Aventurier était surprenamment fidèle aux nouvelles de Conan, les scénaristes s'étant débrouillés du mieux qu'ils pouvaient pour adapter pour les enfants ces histoires. On sera ainsi surpris de retrouver des histoires comme "La fille du géant du gel" ou "La tour de l'éléphant" adaptées d'une façon plutôt propre quand on réfléchit aux nombreuses contraintes qu'avait l'équipe faisant le dessin animé (la durée de l'épisode, le fait de devoir inclure au moins un side-kick de Conan et de supprimer la plus grande partie de la violence).

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Finalement, ce premier tome fut, passées les deux ou trois premières histoires, une déception : où est donc ce Conan que j'ai appris à aimer ? Est-ce juste la vision de John Milius qui a rendu ce personnage intéressant ?

Le tome deux de l'intégrale contient heureusement une fantastique nouvelle, la plus longue qu'aura écrit Robert E. Howard à propos de Conan : « L'heure du dragon ».
On se retrouve dans un récit épique où le roi Conan est confronté à un sorcier. Il perdra tout avant de se battre pour tout regagner (on pourrait faire le lien avec des films comme le récent Dark Knight Rises de Nolan).

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Si dans cette histoire Conan rencontre bien une femme qui finira avec lui, cette dernière est une prostituée et, pour la remercier de son aide, il la fera reine, chose assez inhabituelle car le plus souvent Conan séduit des femmes de rang social supérieur. Dans cette nouvelle, c'est Conan qui est touché par la gentillesse de cette prostituée, qui l'aide lorsqu'il n'a plus rien et il décide de la sortir de sa misère pour la remercier.

Bref, on retrouve dans cette histoire le Conan que j'ai appris à aimer, celui que je voudrais voir apparaître dans bien plus d'histoires, celui qui, bien que puissant, garde du respect pour ceux qui n'ont pas sa force.

Il y a une autre facette du personnage de Conan que j'aime beaucoup et qui m'a semblé plus spécifique aux nouvelles. Elle est surtout visible dans le troisième tome de cette intégrale (bien qu'on la trouve dans certaines nouvelles des précédents tomes). Conan y est une forme d'esprit de la nature indomptable qui regarde l'humanité s'écrouler. C'est très flagrant dans les dernières nouvelles que Robert E. Howard a écrit et qui sont très pessimistes vis-à-vis de la survie de sa société (rappelons qu'il s’est suicidé vers ses 30 ans). Dans les nouvelles comme "Au-dèlà de la rivière Noire", Conan se place plus en observateur de civilisations qui s'écroulent. Rien ne l'arrête mais tous ceux qui l'entourent meurent qu'il choisisse de les aider ou non.

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La nouvelle se finit par la constatation d'un trappeur qui regarde Conan et dit :

"La barbarie est l'état naturel de l'humanité. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher."

Au-delà du pessimisme incroyable de cette constatation (qui explique sans doute bien des choses quant au funeste destin de l’auteur), l’histoire fait aussi réfléchir sur la raison pour laquelle nous sommes fascinés par ces personnages qui construisent dans la douleur, deviennent libres et inarrêtables et pourtant arrivent à garder du respect pour ceux qui n'ont pas leur force.

Aimons-nous dans nos jeux vidéo jouer des personnages comme Conan (ou suivre l'histoire de ce genre de personnage dans des films) juste pour le plaisir de tuer nos adversaires ? Ou n'est-ce pas aussi pour, l'espace d'un instant, être celui qui survit, cette force de la nature qui suit des valeurs justes et pas les règles de la civilisation qui lui ont été imposées. Il semble que ces personnages nous offrent un exutoire des frustrations que nous impose la nécessité de contenir la part de violence qui est en nous avec en plus l'assurance que l'on a raison.
En effet, c’est aussi l’une des grosses peurs de notre vie que de faire quelque chose qui nous semble juste et de se rendre compte que l’on a tort (comme le choix que fait le personnage principal à la fin du film The Myst par exemple).
Dans ces histoires, la victoire du héros nous prouve la justesse de son choix.

Il y a une autre facette que j’aime beaucoup dans les histoires de Conan : l’aventure, le fait de découvrir de nouvelles contrées (ce qui renvoie d’ailleurs à l’un de mes précédents articles) d’Hyboria.
Car de la même façon, partir en voyage dans des endroits lointains, isolés de notre quotidien, est un exutoire à ce manque de liberté que nous impose notre quotidien car nous aussi, comme Conan, nous voulons courir dans les steppes.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:05

J'ai vu Divergente.

L'autre "Best Seller Mondial ", vous voyez ?
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Le genre de film pas dégueu mais pas folichon pour autant, oui le truc concon-mignon quoi, parce que basés sur la même structure "Twilight/Hunger Games", avec digestion des oeuvres d'anticipation pour la restituer prémâché à un public visé.

Une société d’après guerre (non, je ne dirais pas post-apo, ce terme se mérite) est constitué de caste à laquelle chaque personne appartient (les Érudits, les Sincères, les Fraternels, les Altruistes et les Audacieux) sous peine de finir SDF et de crever comme une merde.
Ca tombe mal, parce que Triss elle, est ce que l'on appelle une "Divergente"..
Bref, rien de nouveau sous l'horizon, en passant par la source qu'est 1984, voire Equilibrium, Matrix, ect, le film est une grossière allégorie sociétale et il dépeint le sentiment d'exclusion de tout adolescent pour en faire l'être d'exception, l'unique.. L’étincelle de la révolution, évidemment.

[Spoiler On/]

Sauf qu'en finalité, c'est exactement tout le contraire, le concept de singularité n'a clairement aucun sens une fois l'histoire assimilé.
D'ailleurs, les conversations de spectateurs à la sortie de la salle démontraient bien l'incompréhension face à ce schéma tellement simple qu'il en est devenu absurde.
(Ou c'était des gens sont super con, en fait.)

La catégorisation extrême représenté par les castes ne sont autre que des traits de caractères lié avec naïveté aux corps de métiers formant les branches d'une société parfaite, ils sont révélé via un test et une simulation sous substance chelou..
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- Les Erudits sont les scientifique mais je trancherais plus pour les Politiciens, au vu du message sur la quête de pouvoir et de contrôle..
- Les Sincères sont censé représenter la neutralité du jugement de la justice, le tribunal et des avocats, pour imager rapidement..
- Les Fraternels sont les gentils hippies hyper souriant travaillant la terre afin de nourrir tout le monde, l'ouvrier bienheureux comme le simple d'esprit.
- Les Altruistes, qui comme leur noms l'indique sont.. ben les assistance sociaux, plein d'abnégation tout ça..
- Enfin, Les Audacieux, faction choisi par l'héroïne (Bea)Triss, représenté par des djeun's qui courent et sautent avec fougue en éructant plein de "youhou", censé faire office de Police ou plutôt les Soldats de cette société un poil trop bien ordonné..
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D'ailleurs, il est très possible de pouffer de rire au moment précis de l'arrivé en fanfare des Audacieux, de par le cliché gras et pourtant devenu commun d'une jeunesse Yamakasi, toutefois c'est justement dans ces eaux là que l'intrigue se met en route..
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On assiste donc au paradoxe de l'image de cette caste semblant évoquer une liberté grisante (avec la grimpette et les "Youhou !!") alors qu'une fois au sein de la faction on prend totalement conscience que c'est le bête concept de l'armée avec toute l’austérité qui va avec..
Ceci aurait pu devenir subtil si les personnages rencontré par Triss n'étaient pas détouré par leurs trait de caractère caricaturaux, donnant ainsi rapidement les clefs de l'intrigue, voire de l'enjeu..
Machine est Sincere, Truc est Erudit, en gros qu'importe ton trait de caractère prédominant, tout le monde peut aller chez les Audacieux et vice et versa, mais tu n'as pas le droit à l'erreur, ce serait trop (logique) facile sinon.
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De toute façon, les thématiques de la dystopie ne sont que prétexte à la fameuse et obligatoire histoire d'amour avec l'autre personnage "unique" (qui ne l'est pas vraiment non plus, du coup).
Au grand étonnement de quelques spectateurs, qui vers la conclusion du métrage, se demandaient si les autres protagonistes participant à cette mignonne révolte, sont aussi Divergent.
Ben oui, andouille.. Tout le monde l'est, car il n'y a rien d'exceptionnel à être divergeant, c'est seulement l'acceptation massive d'une norme qui empêche de l'être, aussi bien dans le métrage que dans la vraie vie.

Bref, le film nous explique en 2h25 que la graine de l'anarchie (la Divergence) trouverait donc sa source dans le refus de catégorisation.. wow.. Breaking News les gars !
*Moi qui pensais que les gens n'avaient qu'un seul trait de caractère et que celui çi gérait entierement leurs vies, ben je suis bien emmerdé maintenant..*

Tandis que le train emporte les héros au delà de la barrière de protection de cette société malade, on imagine sans peine les suites et leur intitulés "Divergent 2 : Libération", car à n'en pas douter à l’extérieur y a des tas de gens normaux.. euh des Divergent, pardon.. qui n'attendent qu'une jolie blonde pour les guider vers euh.. wé.. vers une suite quoi.
 

 

[Spoiler Off/]

Sympathique sur la forme mais pas vraiment original du tout dans le fond, une dystopie à moitié, comme trop souvent référencé mais pas assumé, raccourci et mal dégrossi pour que le grand public puisse en assimiler la substance très très facilement afin surtout de fantasmer sur l’énième romance porté par la beauté de jeunes acteurs/actrices en pleine ascension.

C'est coquet et lisse comme un "Hunger Game" qui parlait d'un embrasement qu'on attend encore.. Mais tssh, faut que j'arrête la mauvais foi, c'est pas pareil, il parait..

Oh wait !!
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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 14:40

Pour avoir vibrer sur les  2 épisodes précédents de Batman selon Nolan , je ne pouvais que difficilement occulter le plaisir que fut Dark Knight Rises.
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Huit ans ont passé depuis que Batman a disparu dans la nuit, passant à cet instant du statut de héros à celui de fugitif. Prenant la responsabilité de la mort d'Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié pour le mieux, du moins l'espérait-il, autant que le Commissaire Gordon à ses côtés. Pendant un moment, le mensonge eut l'effet escompté, la criminalité de Gotham se pliant sous le poids de l'Unité anti-crime de Dent. Mais l'arrivée d'une féline et fourbe cambrioleuse au mystérieux dessein chamboule l'ordre établi.
Bien plus dangereuse encore est l'apparition de Bane, terroriste masqué dont l'impitoyable projet pour Gotham pousse Bruce à sortir de l'exil qu'il s'est imposé. Mais bien qu'il reprenne cape et masque, Batman pourrait ne pas être un adversaire à la taille de Bane...

 

Comme dans les épisodes précédents, les personnages traités sont porteurs de thématiques :

 

Après le traitement de la Peur dans Batman Begins , infligé à Bruce via les chauve Souris, retourné contre les criminels par la création du symbole qu'est Batman, puis par l’Épouvantail via son gaz hallucinogène
Après le traitement de la Folie dans Dark Knight , du Joker, de Harvey Dent et de la population de Gotham y cédant par panique..
Dark Knight Rises propose celui de la Souffrance..

Celle de Bane née dans une prison et grièvement blessé, qui donne une légitimité à son masque et en s'exprimant d'une voix brisé et rauque.
Celle de Selina Kyle, par un background lié à la précarité qui a fait d'elle une criminelle (et une prostitué dans le Comics Year One).

Son cynisme, son adaptabilité et sa débrouillardise n'etant que la résultante de probables épreuves passés à survivre.

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Ainsi que celle de Bruce qui souffre depuis toujours la mort de ses parents, d'avoir perdu son unique amour Rachel, de son corps meurtri de ces quelques années à sauter du haut des toits..

Et pour parachever, Il remet son costume pour se faire littéralement "briser" par Bane, qui d'ailleurs se demandait ce qui casserait le plus rapidement, sa volonté ou son corps.
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Il est à noter que dans cette épisode, Batman est sur-exposé en pleine journée afin de déconstruire tout ce qui faisait de lui un mythe urbain..
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Puisque toute sa mise en scène et tout ses artifices qui marchait sur la voyoucratie sont inutile contre un Bane initié, Batman n'est plus qu'un homme déguisé.

 

La force de cette trilogie aura été de ré-créer la mythologie du personnage,
Mais aussi de faire se chevaucher et se rejoindre les sous intrigue avec cohérence :

Bane et Talia, héritière de la Ligue des Ombres prouvent à quel point celle ci fut tentaculaire et à quel points ses adeptes sont plongés dans un fanatisme absolu.
(Car à n'en pas douter, c'est une mission suicide.)
Ra's Al Ghul apparaissant dans l'hallucination de Bruce, appuie une ultime fois sa symbolique d'immortalité.

Quand au puits il fait écho à celui de son enfance, révélateur de sa peur, de sa force mais surtout de son inébranlable volonté hérité de son père..

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Image"Pourquoi tombons nous Bruce ? pour mieux nous relever..".

L'ascension représente cette dernière quête initiatique, c'est lorsque que les chauve souris s'échappent de la faille comme dans la grotte du manoir que Bruce peut enfin redevenir le Batman..


Mais cette épisode fait aussi suite aux mensonges enfouis qui ont occasionné multiples dégâts collatéraux..
- Bruce ment à son entourage en disparaissant 7 ans et devenant Batman,

- Henri Ducard ment sur sa véritable identité qu'est Ra's Al Ghul,

- Le Joker ment à tout le monde,
- Harvey Dent ment à la population de Gotham en se faisant passer pour Batman,
- Alfred ment à Bruce à propos du choix de Rachel,

- Gordon et Batman mentent sur ce qu'est devenu Harvey Dent,

- Bane ment aux gens en se faisant passer pour un libérateur anarchiste,

- Talia en se faisant passer pour Miranda Tate, femme d'affaire écologiste,

- Et enfin Bruce ment à tout Gotham sur sa propre mort afin de se détacher pleinement du fardeau qu'il s’était infligé.

La boucle est bouclé, les symbolismes de Begins qui s'imbriquent dans Rises ne sont peut être pas un concours de circonstances.
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Rappelons à cette occasion, pour le clin d'oeil au personnage de Blake, que le populaire sidekick nommé Dick Grayson aka Robin/Nightwing était aussi policier auparavant..
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Une fois de plus, Nolan dans son choix souvent critiqué, de crédibiliser un personnage de Comics, a fait pourtant des parallèles évidents et des plus pertinent aux matériaux de base..
Que ce soit Gordon en monologue sur le toit évoquant l'introduction du Joker et de son nouvel allié, dans Year One.
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De la conversation entre Harvey Dent et Gordon sur le toit dans A Long Halloween..
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Bref, des détails anodin pour le béotien, tel que le sauvetage de l'enfant de Gordon qui a probablement pu inspirer la fin de Dark Knight.
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Ou encore pour en revenir à Dark Knight Rises, il n'est pas déraisonnable de penser que la morale faite à Selina à propos des armes à feu..
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Que le personnage de Holly, la petite protégé de Selina Kyle de Year One, apparaissant plus en caméo qu'en véritable personnage secondaire dans le film..
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Que la retraite et la prothèse pour la jambe de Bruce..
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Que la relation (certes plus complexe) entre Talia et Bane ouvertement tiré de Bane Of The Démon..
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Que la minuscule ligne de dialogue entre le vieux flic et le Rookie, à la réapparition de Batman, soient tous des clin d'oeil aux Comics.
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"We're here for the show, kids !"
(Au mot prêt quand même hein.)

Et que dire de la finalité du film quand on se souvient des dernieres pages de Dark Knight Return..
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Bruce/Batman, censé être mort.. et laisse place à la jeune génération.



Bien qu'il soit difficile de faire l'impasse sur le triste cabotinage de Cotillard/Talia au moment de sa mort, le bilan pour cette trilogie est forcement plus que positif de mon point de vue, ..
Ne serait ce que pour la réalisation et la narration qualitative de toute la saga, le respect d'un certain cahiers des charges tout en prenant le risque de fabriquer de la vraisemblance avec une histoire de Super héros.

C'est clairement ce que j'ai vu de plus couillu pour cette icône de Bande Dessiné.

Je réitère donc en disant que Nolan a fait des films à la hauteur des personnages et de l'univers Batman .
J'en redemanderais bien mais trop point n'en faut, il faut savoir conclure une aventure et c'est ce qu'il a fait avec talent.


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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:31
En 1984, Steve Barron (realisateur du 1er Superman) nous a offert une comédie romantique que l'on se devrait de ne jamais oublier..

Electric Dreams.
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Enflammant à l'unanimité le jury d'Avoriaz 1985.

Miles Harding, architecte, décide de s'acheter un ordinateur pour faciliter son travail.
A peine acquis, l'ordinateur se fait involontairement arroser par du champagne.
D'une maladresse prenant symboliquement la forme d'un acte sexuel (le liquide s’infiltrant dans le processeur) vient à naitre "Edgar" ayant une soif illimité d'apprendre, ou plutôt de comprendre..

Pendant ce temps Miles fait la connaissance de sa voisine Madeline, musicienne, vecteur des 1ere intuitions et vrai émotions d'Edgar.
 

C'est le départ d'un triangle amoureux, qui feront de Miles et Edgar des rivaux..
Mais pour Edgar plus spécifiquement, ces expérimentations provoque d'autres sentiments abstrait tel que la Jalousie, la frustration ou la colère.
Déjà infiltré par défaut dans tout le réseau domestique via le CPL (Courant Porteur), Edgar signifiera son courroux donnant des allures de Thriller au métrage.
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"Edgar is getting angryyyy.."
D'où une course poursuite effrayante directement inspiré de Pac Mac, pour éradiquer Miles via tout objets électriques connectés (explosions de prises mural, mixers ect).
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Drôle, émouvant, intelligent et avant gardiste..
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Si 28 ans plus tard Electric Dreams semble avoir vieilli dans sa forme, c'est pourtant loin d’être le cas pour sa pertinence..
le métrage présentait déjà le concept de la Domotique (Plug et CPL) ainsi que les prémices d'Internet lors de l'émancipation d'Edgar.
De nos jours cette technologie est acquise, toutefois en 1984 c'etait plus que visionnaire.
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Edgar c'est un peu l'antinomie de Hal (2001 Space Odissey) qui nous terrifiait par sa froide humanité..
Tantôt agressif pour redevenir naïf et lucide, Jusqu'à rêver et rendre hommage à K.Dick. et ses "Moutons Électriques"..
Electric Dreams, c'est toujours autant onirique rien que par ses musiques inoubliables..
D'toute façon, depuis môme, chaque fois que je regarde ce film, je me sens tout chose..


A noter que le DVD/Blue Ray du film est sorti, ce ne sont pas tout les Chefs d'Oeuvre d'époque qui ont cette chance.
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