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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:40

Pour moi le cinéma est un art graphique. J'ai souvent du mal à comprendre pourquoi bien trop de films gardent un aspect visuel lisse et propre. En fait si je sais pourquoi, pour ne pas choquer leur public. Pour les rassurer et leur montrer un monde "normal" question d'être sur qu'un maximum de personne aille voir le film et qu'il rapporte donc beaucoup. Pourtant la plupart des films ne nous montrent pas un monde normal. La plupart des histoires exagèrent la réalité par exemple les comédies sentimentales dans lesquelles il arrive en quelques jours les histoires d'amour qui normalement nous arrivent en quelques mois voire années,. Pourquoi alors leur donner un aspect graphique réaliste.

Le choix d'un aspect graphique réaliste ne me gène pas dans le cinéma social, qui lui à pour but justement de nous mettre en face de la dure réalité de la vie. Je ne reprocherais jamais ce genre de choix à en Loach par exemple. Mais même lui se permet quelques folies pour rendre ses histoires plus supportables.



Le travail sur la lumière, les couleurs ou le choix des cadrage joue beaucoup sur l'immersion dans un film. Et je ne peut m’empêcher d'être agacé par les nombreux films qui ne font pas cet effort, ou qui font des films visuellement trop propre. Simplement parce que le cinéma permet de faire mieux.

Certains réalisateurs l'ont bien compris, un des plus bel exemple étant Wes Anderson dont le travail graphique est reconnu de tous. Et dont la composition de ses plan ne laisse rien au hasard et me donne une excuse pour caser un chaton dans mon article .



La où ce manque de travail graphique m’énerve le plus c'est dans les univers fantastiques. Car l'univers étant imaginaire, c'est justement le bon moment pour se lâcher. J'aime par exemple le cinéma de Guillermo Del Toro pour son travail visuel facilement reconnaissable. Et surtout pour ses choix de couleur et de cadrage qui rendent incroyable l'ambiance de tout ses films.



Ce n'est pas le seul réalisateur qui sais travailler ses visuels. Même quand il bosse sur un blockbuster servant surtout à vendre du produit dérivé comme Batman V Superman Dawn of Justice, Zack Snyder n'oublie jamais de faire un gros travail graphique sur l'iconisation de ses personnages pour que le film ai vraiment une patte visuelle qui le rende tout de suite reconnaissable et fera que l'on pourra l’apprécier pour son travail graphique même si le film est moyen.



Et j'avais déjà parlé dans ces colonnes du travail graphique de Gareth Evans sur The Raid 2 qui montre qu'un film d'action n'a pas besoin d'explosion en série pour être visuellement impressionnant.



Pour revenir à des films plus anciens, j'avais été bluffé par Speed Racer des Watchowski. Dont le travail visuel totalement fou et loin d'être gratuit fait de ce film une merveille de narration pour ceux dont les yeux n’auront pas fondus sous tant de couleur vives. Ne serais-ce son introduction géniale où tout les personnages et les enjeu sont présenté durant une course (il a fallu la sortie de Pacific Rim pour avoir a nouveau une introduction d'une telle qualité) là où n'importe que autre film aurais mis ses explication avant ou aprés avec un montage tout mou.



Et ma découverte du fantastique Suspiria de Dario Argento, m'avais bluffé pour utilisation géniale des couleurs. Et pour être l'un des rares films d'horreur a rendre les mort de ses victimes comme étant de vrai œuvres d'art.



Bon mais là depuis le début je ne parle que de films étrangers. Parce qu'en France, on met rarement en avant les réalisateurs qui font un effort sur le rendu graphique de leur film. Seul le duo Jean Pierre Jeunet et Marc Caro on été vraiment mis en avant quand j'étais ado. Et leur films ont d'ailleurs largement participé a mon amour de ces esthétiques fortes (bon et il faut dire aussi que Marie-Laure Dougnac à été l'un de mes amours fantasmé d'adolescent).



J'aime aussi le cinéma de Christophe Gans qui fait lui aussi des efforts sur l'esthétique même si la moitié des films qu'il a fait ont été fait avec des budget étranger à cause du système de financement français.



Quel ne fut pas ma joie quand je suis tombé par hasard sur la bande-annonce d'Evolution de Lucile Hadzihalilovic. Cette bande-annonce m'a scotché par sa beauté graphique. Et en plus ça semblais être un film d'horreur, genre que j'affectionne particulièrement.



Et le film d'horreur c'est rare en France, les système de financement français font qu'en général il est très dur d'avoir les moyens d'en produire (là où produire des comédies racistes et sans finesse comme Qu'es-ce qu'on a fait au bon dieu est facile). Perso je n'en ai vu que deux jusqu’à présent (bon même si j'en connais d'autres de nom comme Goal of The Dead ou Djinns).

Baby Blood qui est un film gore moyen (donc un coté horreur assez léger malgré une ou deux scènes perturbantes, c'est plus un films fun et cathartique où l'on prend plaisir à voir Alain Chabat se faire trucider). Bref c'est amusant mais finalement assez peu de scènes m'ont marqué visuellement.



Et le bien plus réussi Saint-Ange qui d'ailleurs fait parti de ses rares films français qui font un bel effort esthétique. Tout en ayant une histoire intéressante (d'ailleurs j'ai toujours trouvé que le film espagnol L'Orphelinat s'était franchement inspiré de ce film malgré un travail graphique différent), ce film développe une ambiance réussie et arrive a faire des scènes simple mais choquante (les premières minutes du film posent vite le ton).



Bref j'espérais donc qu'Evolution se rapprocherais plus de Saint-Ange que de Baby Blood.

Heureusement pour moi, c'est le cas. En fait mieux, c'est un expérience différente et assez surprenante.



Mais avant d'en parler, j'aimerais vraiment revenir sur le principal défaut d'Evolution. Son rythme. Si vous ne supportez pas les films lent n'allez pas le voir. Je pense être quelqu'un qui résiste assez bien au films lent et j'ai réussi à m'ennuyer par moment. Pourtant ce n'est pas grave.



Car Evolution c'est avant tout une expérience visuelle et sensorielle hypnotique. Durant tout le film j'attendais chaque plan avec impatience, sachant que mes yeux allaient se régaler de leur beauté esthétique. Sorti du film j'avais envie de le revoir, malgré l'ennui que j'ai ressenti durant la séance, à cause de cette incroyable beauté graphique appuyé par des bruitages et une bande-son utilisé de manière intelligente accentuant toutes les sensations.



Bon et puis j'avoue que l'histoire lovecraftienne fait plaisir à voir au cinéma. Le film se passe sur une ile où des enfants accompagné de leur mère suivent un traitement médical inquiétant. L'histoire en soit est simple mais c'est tout le travail de suggestion via l'image et les bruitage qui fait que ce film vous reste en tête après la séance. En plus c'est l'un de ses rares films d'horreur qui à compris que le gore n'est pas nécessaire pour être perturbant, pour mettre ma à l'aise. Le film sais rester subtil et les choses les plus horribles ne nous sont pas montrées mais suggérée, laissant notre imagination faire le reste par rapport à toutes les suggestions morbides que le film nous montre.



Je regrette d'ailleurs un peu de n'avoir pas pu trouver certaines images impressionnantes par leur beauté graphique du film (comme ce plan d'un mur sur lequel coule l'humidité de la pièce) pour illustrer cet article, les images de promo étant assez rares.

D'ailleurs le film à clairement conscience de sa beauté graphique, les rares texte apparaissant à l'écran durant le générique de début et de fin se font d'une discrétion et d'une sobriété que l'on voit rarement au cinéma. Et ça fait du bien.



C'est donc un film que je ne peut que conseiller d'aller voir, malgré ses défauts. Surtout qu'il est très très mal distribué par les cinémas (une dizaine de salle en France si j'ai bien suivi).

18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:29

Vous avez dû le remarquer, mais sur ce blog on aime bien les super héros. Et ce qui est bien c’est qu’il y a des super héros adapté à tous les goûts. Et si aux USA beaucoup ont droit à leur série de publié, en France on se concentre surtout sur les grand classique.

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Récemment Urban Comics a eu les droit pour éditer les bande-dessinées des super-héros DC. Et ils se sont mis à éditer les plus connus : Superman, Wonder-Woman, Batman, Aquaman, etc.

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Mais dans l’ensemble leur publications ont été assez frileuses concernant les super-héros un peu secondaire comme Super-Girl qui n’a eu droit qu’à un tome qui introduit une histoire mais ne la conclue pas. La seule exception pour ces derniers furent ceux appartenant au Batverse qui eux ont tous eu droit à leur série. Robin, Nightwing, Batwoman, Batgirl, Catwoman et depuis peu Harley Quinn ont tous été chouchouté en ayant leurs histoires de publié.

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Et je trouve dommage qu’Urban soit aussi frileux.

Mais bizarrement certains super héros moins connus ont quand même eu le droit à la publication de leur série. J’ai été surpris de revoir sur les étagères des magasins les trois tomes de Swamp Thing, super héros aux histoires tragiques connu sous nos latitudes sous le nom de la Créature du marais.


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Personnellement j’ai découvert ce super-héros par hasard quand j’étais gosse. J’ai dormi chez des amis à mes parents dont leur fils était fan de comics et j’ai passé ma soirée et la journée qui a suivie enfermée dans sa chambre à dévorer ses BD. C’est ainsi que j’ai découvert des super-héros comme Les Quatre Fantastiques, le Faucon ou Black Panther.

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Et évidement parmi ses BD se trouvait des histoires de La Créature du Marais.
Pour ceux qui ne le connaissent pas c’est le botaniste Alec Holland qui suite à l’explosion de son laboratoire se retrouve transformé en un monstre végétal hideux mais garde sa personnalité. Et les histoires que j’ai lues ressemblaient pas mal à la série télé Hulk avec son héros maudit qui essaie d’aider les gens tout en étant poursuivi par des personnes intolérantes à cause de son apparence. La principale différence était que contrairement à Hulk, Swamp Thing ne passe pas par une apparence humaine, il a toujours l’air monstrueux.


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Beaucoup d’année ont passé depuis et toutes une mythologie concernant les trois forces composant la vie (la Sève, le Sang et la Nécrose, ou the Green, the Red and the Grey en VO) ont été créé par différent scénaristes et Allec Holland a même été séparé du personnage de la Créature du marais durant un run de Morisson tuant le pauvre Allec au passage. Et récemment durant l’arc Brightest Day, Allec Holland a été ressuscité.

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Puis est arrivé le soft reboot de l’univers DC appelé New 52. Pourquoi soft ?
Parce que certains personnages auront leur histoire réinitialisées (comme Supergirl par exemple) tandis que d’autres auront leur histoire qui reprend là où elle en était jusqu’à présent. C’est le cas de Batman, mais aussi de la Créature du marais.
Après sa renaissance, Allec Holland refuse l’appel de la Sève pour faire de lui leur élu protecteur : la Créature du marais. Mais la nécrose qui s’est renforcé se met à le poursuivre pour le tuer de peur qu’il redevienne Swamp Thing. En cherchant à lui échapper il rencontrera l’ex amour de la Créature du marais (à l’époque où celle-ci était séparé d’Allec), Abigail Arcane, qui elle aussi cherche à fuir son destin car elle est destiné à devenir l’élu protecteur de la Nécrose. On suit alors leur fuite désespéré face à la Necrose, essayant de survivre sans embrasser un destin qu’ils n’ont pas choisi.


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Son histoire (écrite par Scott Snyder, aussi scénariste sur la version New 52 de Batman) ne se déroule pas seule car en parallèle un autre super héros inconnu aura une histoire qui s’entre croisera avec la sienne. Ce super héros c’est Animal Man. Et j’avoue que pour moi c’était la première fois que je le rencontrais dans une BD. Et quelle bonne surprise !

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Si ses pouvoirs sont sympa (il peut faire appel aux animaux environnant pour copier leur capacité et peut leur parler) c’est surtout le personnage qui est intéressant. Buddy Baker de son petit nom est l’un des rares super-héros à avoir son identité connue de tout le monde. Ancien cascadeur et super-héros, il a quitté ces deux carrières pour se servir de son image pour défendre les animaux. C’est donc un militant pour la protection des animaux que l’on suit. Mais surtout il a une vie de famille.
Ça peut paraître anodin mais c’est l’un des rares super-héros qui a une vie de famille sérieuse, là où la plupart n’ont que des histoires d’amour qui sont écrite de façon à empêcher toute création de famille.


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Pour Animal Man cette nouvelle histoire (écrite par Jeff Lemire) commence lorsque ses pouvoirs se détraquent et qu’il découvre qu’ils ne lui ont pas été donné par des extra-terrestres comme il l’a toujours cru, mais par le Sang qui cherchais à en faire le protecteur de leur future élue protectrice, sa propre fille Maxine. Cette dernière se retrouve pourchassée par la Necrose, et Buddy et sa famille l’accompagne en essayant de la protéger de son destin.

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Ces deux histoires vont s’entremêler car la Necrose et ses agents devenant trop puissant forceront la Sève et le Sang à s’unir pour tenter d’y survivre formant un seul et même cycle. Si coté Swamp Thing l’histoire sera épique dans l’esprit d’un drame Shakespearien, l’histoire d’Animal Man est beaucoup plus intimiste et est le vrai cœur de ce cycle. L’histoire de Buddy Baker se concentre avant tout sur les relations avec sa famille en temps de crise, et les nombreuses difficultés pour garder sa famille unie. C’est d’ailleurs pour cela que une fois le combat contre la nécrose réglé, Buddy a encore deux tomes d’aventures dont le but est de reconstruire sa famille. Une suite d’histoire moins épique mais largement plus humaine et un final concluant d’une façon triste et touchante son histoire.

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Pour accompagner cette histoire on aura le droit à de très beaux dessins dans Swamp Thing qui joueront souvent sur le contraste entre la nature végétale de la Créature du marais et l’apparence horrible des agents de la Nécrose (les amateurs de body-horror seront servis).

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Le découpage des case est aussi intéressant car souvent ces dernières prendront la forme de branche d'arbre.

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Du côté d’Animal Man si la qualité reste au rendez-vous, l’histoire change plusieurs fois de dessinateur et un des chapitre est malheureusement massacré (le fils de Buddy donnera soudainement l’impression d’avoir perdu 5 ans le temps de ce chapitre ce qui rend l’action confuse car on le confond avec sa petite sœur). Mais dans l'ensemble, c'est plutôt beau et avec une mise en scène dynamique.

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C’est d’autant plus dommage car c’est la meilleure des deux histoires et que l’on aimerait que les dessins soient à la hauteur tout du long. Malgré tout ceux-ci restent très bons et les passages où Buddy et Maxine visitent le Sang ont une esthétique impressionnante.

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la série propose aussi pas mal de caméo souvent justifié et utilisé de façon assez intélligente.

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Bref cette histoire est l’un de mes coups de cœurs comics récent. A la fois épique avec de grands combats et intimiste et touchant, c’est le genre d’histoire qui regroupe ce que j’aime dans les comics.

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Ah, j’ai quand même un petit coup de gueule à propos de la façon dont ces histoires ont été édités. Si suivre l’histoire coté Swamp Thing est simple, toute son histoire étant contenue dans ses 3 tomes, suivre celle d’Animal Man demande de lire le tome 3 de Swamp Thing.
La faute n’est pas tant à Urban Comics, qui a du faire le choix difficile de décider quelle histoire sera incomplète dans son édition (ils auraient tout aussi bien rendre les deux histoires incomplètes s’ils voulaient vraiment arnaquer leur public) ; mais à DC qui a fait écrire cette histoire sous le format de deux histoires qu’il faut lire en parallèle pour parfaitement les apprécier. Urban Comics a donc décidé de privilégier les aventures du héros le plus connu, c’est-à-dire la Créature du marais, en mettant tous les chapitres concernant sa trame de l’histoire, même ceux concernant Animal Man mais qui sont indispensable pour comprendre celle de Swamp Thing. Animal Man se retrouve donc avec un trou au milieu de son édition…
Là où ce n’est pas trop grave c’est que l’on se rend compte en les lisant que ces deux histoires restent profondément imbriqué pour développer une mythologie intéressante et une réflexion sur les sacrifices que l’on doit être prêt à faire pour protéger ceux que l’on aime. Et après avoir lu les 3 tomes de Swamp Thing vous aurez du mal à ne pas avoir envie de lire Animal Man.
On se retrouve donc avec une histoire à lire dans un ordre assez particulier si on veut apprécier l’histoire sans rien se faire spoiler par certains volumes d’un des deux personnages :


1-Animal Man tome 1
2-Swamp Thing tome 1
3-Animal Man tome 2
4-Swamp Thing tome 2
5-Swamp Thing tome 3
6-Animal Man tome 3
7-Animal Man tome 4

Maintenant j’espère que l’on aura une occasion de revoir ces deux héros si souvent oublié (pour Swamp Thing je ne m’en fait pas trop car un nouveau volume de ses aventures viens d’être publié) et qui permettent pourtant de faire des histoires rivalisant sans difficulté avec celles des plus célèbres héros du panthéon DC.


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Published by Ray qui n’a pas pu résister à faire un jeu de mot pourri comme titre d'article. - dans Mangas-Comics-BD et Jeux de Plateaux.
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 11:46

Parmi les exercices cinématographiques difficiles, faire une suite est sans doute l'un des plus compliqué. Je ne parle pas de faire une suite juste pour faire du fric (même si c'est le but initial, ne nous voilons pas la face), mais de faire une suite qui tienne la route en tant que film, sans les précédents, tout en gérant suffisamment bien sa mythologie pour que cela soit accepté par les fans.

Beaucoup de films se sont planté à ce jeu, et pas mal de monde pensent qu'il ne vaut mieux ne pas faire de suite. Pourtant je ne suis pas de cet avis. Du moins pas tant que l'on nous offre un bon film qui si possible développe la mythologie de son univers. Le meilleur exemple reste pour moi Hell Boy 2 qui est, à mon humble avis, l'une des rares suites meilleures que l'original, proposant des scènes particulièrement émouvante et une esthétique largement plus réussie que le premier film tout en hésitant pas donner des comportement réaliste des personnages surhumains ce que peu de film de super-héros réussissent vraiment.


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Mais pour la plupart des films ayant des suites le constat est souvent décevant. Et c'est le cas de Jurassic Park. C'est d'autant plus dur que c'est un film qui à révolutionné son époque en démocratisant l'utilisation de l'image de synthèse mélangé à des effets physiques réels et c'est grâce à lui que maintenant on à le droit à des intro de film totalement folles comme celle d'Avengers l'ère d'Ultron.

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Mais ses suites moins inspirées les unes que les autres m'avaient plutôt fait décrocher d'un univers que j'aimais bien (au cas où vous n'aviez pas remarqué que l'on aimais les dinosaures par ici).
Quelle ne fut pas ma surprise en allant voir Jurassic World avec plusieurs potes que de tomber sur le meilleur film de la série. Oui c'est dit, je pense que Jurassic World est le meilleur film de cette série. Pas le plus marquant, cette place reviens évidemment au premier car il à marqué l'histoire du cinéma, mais le film de la série le mieux réussi sur tout les points, en plus d'être une bonne suite.


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Mais pour expliquer pourquoi j'ai apprécié ce film, il faut d'abord parler de la série en elle même.
Commençons par ce film qui à révolutionné le cinéma, Jurassic Park !


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Le premier Jurassic Park était comme je l'ai dit plus haut un film vraiment marquant pour plusieurs raisons. Tout d'abord le fait de voir des dinosaures "pour de vrai à l'écran" était juste incroyable. Non pas que l'on en ai pas eu avant. On peut par exemple citer Le monde Perdu réalisé en 1925 par Harry O. Hoyt, mais forcé de dire que cela ne faisais pas aussi vrai (enfin pour les personnes vivant à cette époque ça restait hallucinant).

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A l'époque on utilisais du stop motion pour animer les dinosaures et même si j'adore cette technique d'animation, qui donna vie à certaines des monstres les plus marquant de ma jeunesse (comme l'ED209 de Robocop), elle a aussi ses limites. Et pourtant c'est cette technique que Spielberg comptais utiliser pour Jurassic Park, heureusement les membres de l'équipe de Industrial Light And Magic réalisèrent une démo d'un squelette de T-Rex en image de synthèse qui bluffa Spielberg et lui fit revoir la façon de faire son film. Bye bye stop motion (c'est l'ED 209 qui va être triste).

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Et le reste de l'histoire est connue.

Mais le fait de savoir que son film allais être visuellement bluffant à fait commettre une grosse erreur à Spielberg. Il n'a pas pensé qu'un jour voir un dinosaure en image de synthèse deviendrais quelconque. A notre époque c'est devenu tellement courant qu'un documentaire comme Planète Dinosaures de 2011 montre un Spinosaure tout à fait correct (série que je vous conseille vivement pour voir des dinosaures réalistes, même si certaines de ses informations sont obsolète car 2014 à été riche en découverte).


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Ou qu'une série comme Nick Cutter et les portes du temps n'hésiterais pas à abuser du Raptor en CGI.

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Bref difficile d'émerveiller juste en montrant un dinosaure en CGI à notre époque, c'est juste devenu banal.
Le problème c'est que tout le début du premier Jurassic Park est basé sur le fait que les spectateurs vont s'extasier devant le réalisme des dinosaures. En plus sachant que les gens attendent ça avec impatience, le film se permet de nous faire du teasing durant une bonne partie du début du film (le passage devant l'enclos des Dilophosaures et du T-Rex où le public test n'arrive pas à voir les dinosaures même s'il sert le propos du film reste chiant pour un film qui se veut grand spectacle). Ce qui était vrai à l'époque ne l'est plus maintenant et autant le dire franchement la première moitié du premier Jurassic Park est chiante. Heureusement la seconde moitié (qui tourne au film d'horreur de bestioles tueuses avec les différentes confrontations très réussies avec des Vélociraptors) est parfaitement rythmée et très jouissive.


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C'est le principal défaut de ce film qui à part ça à plutôt bien vieilli ses effets numériques tenant surprenament bien au passage du temps (alors que j'ai tendance à trouve que les effets numériques vieillissent très très vite, suffit de voir le second Matrix et le combat de Neo contre les Smith pour s'en rendre compte à quel point Keanu Reeves est défiguré lorsqu'il est remplacé par une doublure CGI).

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C'est d'autant plus dommage que quand l'on repense à Jurassik Park on à toujours des images marquantes en têtes. Mais contrairement à notre premier visionnage, maintenant on s'ennuie. Alors je n'ose pas imaginer comment réagit la jeune génération, habituée à voir des films qui en mettent plein les yeux et ayant un rythme plus nerveux, quand elle voit ce film.

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Bon un autre reproche est que les personnages sont assez caricaturaux au point d'en être limite ridicule. Mais bon ce défaut étant présent dans tout les films de la série, j'aurais tendance à dire que c'est un mal que l'on accepte à partir du moment où l'on décide de se la regarder. Mais dans le premier j'ai toujours été choqué par le fait que qu'Alan Grant, le héros masculin, soit habillé en bleu, tandis que Ellen Sattler, l'héroïne, soit en rose. Je me demande à quel point cela à été réfléchis car j'ai du mal à croire que c'est innocent, John Hammond, le créateur du parc, étant habillé en blanc (qui représente bien le fait qu'il soi un adulte se comportant comme un enfant naïf qui peut réaliser ses rêves) et Ian Malcom, mathématicien fan de la théorie du chaos, qui prévoit la destruction du parc et passe sont temps à opposer sa vision avec celle de Hammond s'habille en noir... Quand au traitre une fois qu'il se révèle en tant que tel il fuit et porte un imperméable jaune couleur symbolisant souvent la tromperie (n'offrez jamais une rose jaune à votre dulcinée les enfants, elle le prendrais mal).
A moins que cela ne soit fait pour que les jouets soit facilement identifiable par les enfants (ce ne serais pas le premier film à le faire et vu l'importante gamme de jouet sortie à l'époque ça ne serait pas surprenant)


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Reste que malgré ces quelques reproches, le films reste vraiment très bon (et comme je l'ai dit la plupart de ces défauts n'en était pas à l'époque) passons donc à sa suite : Le monde perdu.

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Bon là c'est pas trop compliqué de voir le clin d’œil que fait le titre vu ce que je vous ai raconté plus haut. Et son scénario fait écho à celui du film éponyme (qui à aussi inspiré un certain King Kong en 1933).
Et c'est déjà là qu'est le mal. L'histoire est assez peu inspiré et le seul truc pour pousser à aller voir ce film est de remettre le personnage de Ian Malcom, le fan de la théorie du chaos, au centre du film. Pourquoi ce choix ?
Parce que c'est ce personnage qui sortait la plupart des punch line humoristiques dans le premier film et qu'une bonne partie du public l'avait désigné comme leur personnage favori. Sauf que cela fonctionnais dans le premier film car c'était un personnage secondaire. En faire le héros force à abandonner ce qui le rendais marquant dans le premier film (c'est à dire son opposition avec Hammond le créateur du parc et une partie de son humour vu qu'il est impliqué directement dans l'action). Il deviens alors un héros beaucoup plus quelconque.
On sent d'ailleurs que l'humour est au centre de ce film. Plus particulièrement dans sa dernière partie, celle qui aurais du être la plus dramatique (on parle quand même d'un lâché de T-Rex en pleine ville...) est plus tournée comme une succession de scène humoristiques (souvent d'humour noir). Perso j'en attendais quelque chose de plus épique.


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C'est d'autant plus dommage car la partie expédition est dans l'ensemble très réussie et plus particulièrement la scène où maman T-Rex essayant de récupérer son petit pousse la caravane au dessus du vide. Créant une scène ultra stressante et l'une des plus reprise dans le jeu vidéo d'action (On la retrouve plus ou moins modifié dans des jeux comme Uncharted 2 ou le reboot d'Alone In The Dark de 2008 par exemple).

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Mais toute ses scènes réussies sont contre balancé par des scènes ridicule comme la séquence de gymnastique anti-raptor. Par moment Jurassic Park 2 frôle le nanard ce qui est surprenant pour un film fait par Spielberg. Alors si on en crois certaines interview le bonhomme à eu la main un peu forcé par les studio et à fait le film à contrecœur, mais bon ça reste décevant pour du Spielberg.

A sa décharge le film suivant est du même niveau.


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Là Speilberg refuse de le tourner et on comprend pourquoi. Jurassic Park 3 à tout de la suite purement commerciale. Un plus petit budget parce que l'on veut à tout prix rentrer dans ses frais, le besoin de malgré tout d'en faire plus et aucun respect pour la mythologie déjà établie. Même le titre montre qu'il y a un problème. Spielberg avais eu le bon gout d’appeler le second opus Le Monde Perdu. Ce choix de nom n'étais pas innocent, le parc n'existant plus dans ce film il n'y avais aucune raison pour que Jurassic Park soit le titre principal. En s’appelant Jurassic Park 3 alors qu'il n'y a toujours plus de parc on voit bien que le film ne cherche qu'a tabler sur le succès du premier.

Alors oui tout n'est pas à jeter dans ce film, on à le droit plusieurs scènes sympa. Par exemple la scène de la volière.


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Ou le combat contre le spinosaure sur le bateau qui est vraiment énorme.

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Et il est plus court que les autre et c'est plutôt un bon point, car il gère mieux les scènes d'émerveillement dinosauresque et nous plonge directement dans l'action.

Mais Jurassic Park 3 à d'autres problèmes. Tout d'abord on ne craint que très rarement pour la vie des personnages. C'est sans doute le film de la série où l'on a le moins la pression.
Ensuite Jurassic Park 3 fait quelque chose qui est toujours horrible dans une série de film. Il en pourri la mythologie.


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Passe encore que le Spinosaure tue un T-rex, mais qu'il l'expédie aussi vite est juste ridicule. On parle de la bestiole surpuissante qui fait rêver des enfant depuis le premier film que les scénaristes ont choisi de balayer en quelques secondes. Le T-Rex méritais un vrai combat, digne de ce nom, quelque chose d'épique (si possible vers la fin du film), cela aurais pu faire une scène marquante et jouissive, détournant le Deux Ex Machina du premier film. Mais non le T-Rex se fait pawned dés le début du film...
Et le Spinosaure dans le reste du film ne fait qu'agir comme un T-Rex bis. A quoi cela servais de tuer le T-Rex pour le remplacer par une créature qui à exactement le même rôle ???

L'autre problème viens de l'autre créature marquante de la série, le Raptor. A cause des théories sur le fait que plusieurs dinosaures avaient des plûmes dont les Vélociraptor, les créateur du film se sont senti obligé de modifier leur design pour leur rajouter des plûmes moches sur la tête. Cela n'a juste aucun sens dans l'univers de Jurassic Park où les dinosaures sont recrée à partir de leur génome mélangé à celui de grenouilles (et donc ne sont pas vraiment des dinosaures, plus des créations génétiques). Il n'y a donc aucune raisons pour qu'ils soient fidèle à la réalité de l'animal. Surtout dans une série de film où les Raptors font la taille d'un Deinonychus et les Dilophosaures sont minuscules et crachent du venin...


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Pour autant ce design est bien loin de l’apparence réelle de la bête qui est largement plus emplumée (comme le dit un en enfant du premier film ce sont de grosse dindes). Et donc est juste du n'importe quoi.

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Bon après il y a cette scène où les Raptors sont perturbé par un simple "sifflet"...
Et permettent aux héros de gagner du temps avant la fuite des Raptors.
Bon on aime ou pas. La première fois je n'ai pas aimé, mais la seconde, revoyant le contexte entre le fait qu'il doivent sécuriser leurs œufs et les militaires qui arrivent et font un bruit inquiétant dés que le coup du sifflet semble ne pas marcher rend assez logique la réaction des Raptors, j'ai trouvé la scène assez logique vu le contexte.

En soit pris indépendamment de la série Jurassic Park 3 n'est as un si mauvais film, j'aurais même tendance à penser qu'il est meilleur que le second car mieux rythmée et évite presque tout le film des scènes vraiment ridicule, mais bon là je veut parler de l'évolution de la série et donc dans ce contexte, ben il lui fait plus de mal que de bien.

Bon maintenant je peut vous expliquer pourquoi je pense que Jurassic World est le meilleur film de la série.


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Il faut déjà noter que le but du film est de faire découvrir l'univers Jurassic Park à une nouvelle génération qui n'a pas forcément connu les précédent films (le dernier épisode datant de 2001 ça remonte à loin). Il est donc structuré d'une façon assez proche du premier.
Sur les ruines de l'ancien parc un nouveau à été ouvert par un nouveau milliardaire qui souhaite faire revivre l'héritage de John Hammond. Poussé par les actionnaires pour faire survivre son parc (car cette fois-ci le parc fonctionne sans problème) il décide de créer un super-dinosaure pour créer la nouveauté et attirer plus de public. Sauf que le nouveau dinosaure, l'Indominus Rex, est trop futé et se débrouille pour s'échapper. Et les humains comme dans le premier film font ce qu'ils peuvent pour survivre.

Ce scénario fait très redite du premier, mais c'est là qu'est l’intelligence du film.
Tout dans le film est fait pour poser la question : Comment fait on une bonne suite ?
Et ce film y répond.

Structuré comme le premier avec une phase d’émerveillement dinosauresque, le film à la bonne idée de l'entrecouper très tôt par des éléments de l'intrigue principale, et des scènes d'actions qui sont très bien intégrées à ce rythme. Certes on aura toujours droits à nos personnages caricaturaux un poil énervant ce qui reste dommage mais certains d'entre eux évolueront bien plus que n'importe quel personnages des autres films ce qui est déjà pas trop mal. Et le film joue assez intelligemment sur ce coté caricatural (la séquences avec les deux gardes est pas mal dans cet esprit).

La phase d’émerveillement est assez intelligente dans sa mise en scène vu que cette fois-ci on ne s’émerveille pas de voir des dinosaures, mais on s’émerveille de voir fonctionner un parc d'attraction avec des dinosaures. On peut donc voir comment sont organisé les attractions.


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Où comment est pensée la protection des visiteurs se déplaçant au milieu des dinosaures.

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J'ai personnellement eu presque les larmes aux yeux lors de la scène où l'on fait chevaucher des petits dinosaures aux enfant comme on ferais chevaucher des poney, là j'aurais vraiment voulu y être avec mon neveu.

On a aussi de nombreuses scènes qui nous montre l'envers du décors et les nombreux problèmes que rencontre un parc d'attraction. Comment concilier les besoins des actionnaires avec le fonctionnement du parc, comment certaines personne ne voient pas les dinosaure comme des être vivant mais juste comme du mobilier, comment le boulot peut être chiant et répétitif même pour les employés d'un parc qui nous semble merveilleux, comment les spectateurs se lassent des dino et préfèrent passer leur temps sur leur smart-phones. Le films ne reste pas naïvement du coté du spectateur qui s’émerveille mais par aussi du coté du créateur du parc et donc indirectement, du réalisateur du film.

Dans Jurassic World on à le droit à une analyse de la série et une critique de ses points faible et de ses défaut mise en seconde lecture du film. Mais ce film ne fait pas que les analyser, il donne aussi sa réponse à comment réussir une bonne suite et le prouve.

J'ai parlé un peu plus haut de la façon avec laquelle il évite le seul vrai défaut du premier film en construisant mieux son rythme. Mais il évite aussi les écueil du second avec un humour bien mieux dosé qui n’empêche pas de vraiment stresser pour les persos et il évite les scènes trop what the fuckesque du second.

Enfin comme cela était timidement introduit par Alan Grant dans le 3ème film, il reconnais enfin l'absence de vrai dinosaure dans le parc.
Et contrairement à ce 3ème opus le nouveau monstre crée pour surpasser le T-Rex arrive à être impressionnant sans avoir à lui faire tuer un T-Rex dans les premières minutes du film.


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Enfin il gère les Raptor d'une façon qui m'a plutôt bien surpris et leur redonne leur lettres de noblesse tout gérant assez intelligemment l'influence du 3ème épisode (par contre je suis presque déçu de ne pas avoir vu l'appeau à Raptor du 3 dans ce 4ème film, tant ça aurais sa place). Et pour ceux qui disent que les Raptors ne devraient pas être dompté car ce sont les Aliens indomptable de Jurassic Park, j'aimerais leur rappeler ça :

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Ouais, c'est triste...
Le film ne s’arrête pas là et fait évoluer le background avec pour la première fois des personnages qui souhaitent intégrer la technologie des dinosaures dans la société (et plus particulièrement militairement comme c'est souvent le cas pour une nouvelle technologie).


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Au delà de ça il propose de nombreuses scènes d'actions vraiment prenantes comme en proposais le premier film durant sa deuxième moitié et ce dés le début. Toutes les scènes d'actions sont réussies et toutes montrent quelque chose qui ne fait pas doublons avec les précédents films, mais tout en ce permettant des clins d’œils sympathiques.

D'ailleurs le film ne comprend pas que des clins d’œils, certaines scènes ont des touches d'humour planquées comme lors de l'attaque des pterosaures sur le parc ou en regardant le décors vous aurez une belle surprise.

Bon il y a des points critiquables comme le fait qu'il y ai trop de CGI (pour les dinosaures ça passe mais pour les bâtiments...) et pas assez d'éléments physiques. Le traitement du personnage principal Claire (car oui c'est elle le personnage principal dans la structure du film vu que quasiment toutes les intrigues sont liées à elle) est traité en femme forte dans l'écriture...enfin du point de vue d'un homme misogyne.


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Alors ça ne m'a pas gêné durant le visionage du film, mais je trouve dommage que comme beaucoup trop de blockbuster hollywoodien. Alors je ne parle même pas de films comme les Transformers qui font dans la pure exploitation de la plastique de leurs héroïnes même quand celles-ci sont mineures (oui, 4ème film c'est de toi que je parle). Mais on pensera à Avengers 2 (fait par le réalisateur pourtant considéré comme féministe Josh Whedon, mais je me demande toujours l'influence des producteurs et donc de Disney sur ce film) où Black Widow a sa monstruosité caractérisée entre autre par son impossibilité de faire des enfants. De la même façon Claire passe son temps à se faire reprocher de ne pas s'occuper de ses neuveux et de ne pas vouloir d'enfants alors qu'elle à un parc entier à faire tourner et qu'en plus on lui à forcé la main pour les prendre !!!

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Alors ce personnage à clairement été construit pour faire une version féminine d'Alan Grant (qui lui aussi ne veut pas d'enfant dans le premier film). Mais contrairement à lui (qui d'ailleurs refusera toujours d'en avoir dans le 3ème film au point qu'Ellen l'aura quitté), Claire se le fait reprocher durant une bonne moitié du film (là ou Grant se retrouve juste à être forcé d'avoir les gamins dans les pattes mais n'a pas le droit à autant de remarques désobligeantes). Alors pour moi ça n'a pas été dramatique (en même temps je suis un homme), mais je comprend les critiques sur ce sujet, surtout que ce n'est pas le seul film gros budget à le faire et que les femmes on de quoi être soulé par cette vision rétrograde de la femme. Les gens ont évolué, ça serais bien qu'Hollywood change aussi.

Le seul moment qui m'a vraiment fait tiquer personnellement est le combat final. Mais même avec un rebondissement aussi gros et difficile à accepter, c'est avant tout un hommage au mythe Jurassic Park remettant à leur place les figures centrales de la série. Et puis les Deux Ex Machina finaux qui n'ont pas de raison d'être sont un classique de la série.


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Car n'oublions pas les vrai héros de Jurassic Park sont les dinosaures !

Published by Ray, qui retourne jouer avec ses Dinobots ! - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:16

Il y a des projet qui on une sucess story miraculeuse. Et c'est le cas du film Kung Fury.

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A la base David Sanberg bossais à réaliser des pubs et des clips vidéos. Comme il s’éloignait de plus en plus de ses rêves de réaliser des films, il décide un jour de tout foutre en l'air pour réaliser le film de ses rêves.
Il galère alors à produire un trailer (dans une interview que j'ai pu lire il dit qu'il a vraiment été à la limite de se retrouver à la rue tellement il avais mis tout son argent dans cette bande-annonce) et sur conseil d'amis, il lance son projet sur Kickstarter. Masquant son identité sous le pseudo Laser Unicorn, il nous montra dans cette bande annonce une maitrise assez impressionnante de la technique (sachant que tout est tourné sur fond vert à cause du manque de moyen), mais surtout un concept de film totalement fou !


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Le genre de film que jamais Hollywood n'oserait financer. Gore et régressif mais aussi au combien jubilatoire. L'histoire à elle seule fait rêver :
Kung Fury est un super flic adepte d'art martiaux qui va remonter le temps pour affronter l'être maléfique le plus puissant du monde : Adolf Hitler, aussi appelé Kung Führer !!!
Et en chemin il rencontrera différent allié comme un hacker capable de hacker le temps (WTF !!!), le dieux Thor (OMGWTF !!!!!) et des Valkyries armées de mitraillettes et montant un T-Rex (OMGWTFBBQ !!!!!!!!!!!). Bref un délire qui selon son auteur est dans le plus pur esprit des films des années 80.


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Un concept aussi fou ne pouvais que fonctionner sur Kickstarter (là ou même les salades de pommes de terre peuvent être financées par des milliers de dollars). Et donc en 2012 le projet est fondé (et permet au passage à David Sanberg de sortir de ses soucis financiers).
Mais cela devais aller plus loin.


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Déjà l'esthétique originale du film inspire le monde des jeux vidéo et l'on voit soudainement sortir un spin-off de la série Far Cry (qui joue comme Kung Fury sur le trip "année 80") : Far Cry Blood Dragon. Jeu qui se permet même de reprendre les dinosaures tirant des lasers par les yeux de Kung Fury (certes absent dans la bande-annonce mais annoncé par le réal du film sur Kickstarter).

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A noter que plus récemment la même esthétique à été reprise pour l'annonce de MGS the 1984 collection. Ces publicitaires sont toujours plein d'idée...

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Mais la hype engendrée par Kung Fury n'attire pas que les créateurs de jeu.
Le 16 Avril 2015 une chanson apparait sur Youtube. Il s'agit de True Survivor chanté par David Hasselhöf (vous vous souvenez, K 2000, Alerte à Malibu, Nick Fury (bon d'accord là personne s'en souviens mais c'est toujours marrant de rappeler qu'il a joué ce rôle)) avec un vidéo clip fait par l'équipe (oui car entre temps c'est devenu une équipe) de Laser Unicorn, le morceau en question est présenté comme étant la chanson thème de Kung Fury !!!


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Et encore plus fou, Kung Fury se retrouve diffusé à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Canne où il aura droit à un accueil plutôt chaleureux. Et ce même si sont réalisateur est bien mal à l'aise dans son costume bleu, n'ayant jamais prévu qu'il irais aussi loin.

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Et au cas où l'on a des doutes sur l'intégrité du bonhomme, qui avec tout ce succès aurais pu se dire qu'il allais pouvoir se faire plein de fric en vendant finalement son films en DVD, le 28 mais, le film est sorti en visionnage gratuit sur Youtube.

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Mais derrière toute cette hype que donne le film.
Autant le dire franchement j'ai été déçu. Plus particulièrement par deux points.
Le premier c'est que je n'ai pas senti l'esprit des films des années 80.
Le second c'est qu'avec un trailer aussi alléchant, j'en espérais plus.


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Mais est-ce grave ?

Non car Kung Fury m'a bien apporté l'esprit des années 80 (et 90 je dirais), mais pas celui des films.
L'esprit qu'il m'a apporté est surtout celui de ce qui se passais dans ma tête lorsque à cette époque je sortais mes jouets de leur coffre et que je les mélangeais dans des histoires complétement folles.


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Je ne sais pas pour vous, mais quand j'étais petit mes jouets (Musclor (bon d'accord ceux là ils étaient à ma sœur qui à longtemps aimé les blond viril en slip comme Musclor ou Rahan), Dino Rider, Terminator, Jurassic Park, Alien, Gargoyles, Predator, Tortues Ninja, Batman, Transformers, Star Wars et même des figurines dont je ne savais pas l'origine exacte) se mélangeais dans des histoires complétement folles.

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Et c'est exactement ce que j'ai ressenti en regardant ce film. Un mélange de tout ce que j'aimais étant gosse dans une seule histoire. Fuck la cohérence, l'important et que cela soit cool. Et grâce à l'écriture plutôt intelligente du film cela fonctionne plutôt bien.

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D'ailleurs Triceracops (trés bien traduit en Tricérakeuf, les sous titres VF disponibles sur Youtube son à ce propos vraiment bon) me faisais beaucoup penser à Triceraton des Tortues Ninja.

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En fait je m'attendrais presque à ce que ce film soit le premier épisode d'une série servant à nous vendre des jouets. Je veux mon Kung Führer !!!

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Ensuite je tiens à noter la qualité de la réalisation et de la BO, surtout quand on voit le budget du film. Entre autre certains plan sont assez bluffant niveau mise en scène (je pense au plan vue de coté façon Old Boy très réussi jouant beaucoup avec l'esthétique des jeux de baston mais aussi à l'apparition de Thor avec un plan vraiment classe). Alors on pourra par contre critiquer le manque de talent des acteurs, mais le réalisateur en ayant bien conscience à eu intelligence d'écrire un film où les dialogues n'ont finalement qu'assez peu d'importance et sont souvent suffisamment barré et second degrés pour que la façon de jouer des acteurs ne choque pas voire même accentue l'effet humoristique des séquences. L'histoire elle est du niveau d'un bon dessin animé des années 80 assumant tout ses délires.

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Enfin il faut rappeler que ce délire génial est visionable gratuitement. Et bien des films payant Hollywoodien n'arrivent pas a soutenir ce niveau de plaisir durant 30 minute où les noient dans des scénario insipides et sans intérêt pour les faire tenir 2h30. Alors juste pour cela ça vaut le coup de passer 30 minutes à le voir.

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Bref Kung Fury c'est de la Kung Folie !!!

 

EDIT :

Le film pour vous faire plaisir..

https://www.youtube.com/watch?v=bS5P_LAqiVg

 

 

 

Published by Ray, qui va se remettre à mélanger ses jouets !!! - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 17:50

Sur ce blog on n'a pas l'occasion de parler souvent de concert. Mais bon là je ne peut pas passer à coté.

Récemment j'ai eu l'occasion de voir le concert de la Famille Chedid. Dans le cas peu probable où vous n'en avez pas entendu parler, il s'agit d'un concert réunissant les différents membres de la famille Chedid, c'est à dire les très connus :

- Louis Chedid :


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- M (Mathieu Chedid

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Et les moins connu :

- Selim (Joseph Chedid) :


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- Nach (Anna Chedid) :

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Bon la raison pour laquelle j'en parle est bien évidemment que j'ai adoré. Et il y a pas mal de raison à ça.

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La première est j'ai pu découvrir Nach (qui viens juste de sortir son premier album qui s'appelle simplement Nach) dont les chansons m'ont beaucoup touché. Si à la base je suis avant tout venu por voir M, j'avoue que Nach est une artiste dont je vais suivre la carrière car elle commence très bien; J'ai aussi pu découvrir Selim dont je ne connaissais pas les morceaux. Si ceux-ci m'ont moins marqué, j'ai beaucoup aimé la présence plus humaine et moins showman de Selim sur scène. Enfin j'ai aussi redécouvert les morceaux de Louis Chedid. Ça parais bête mais quand j'ai entendu parler de Louis Chedid la première fois, je voyais qu'il était connu, mais je n'avais aucune idée des morceaux qu'il avais fait car il est plus de la génération de mes parents que de la mienne. Venir à ce concert m'a permis de m'apercevoir qu'en fait plusieurs de ses chansons étaient déjà dans ma mémoire, je ne savais simplement pas qu'il en était l'auteur.

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La mise en scène du spectacle est aussi assez exceptionnelle. M nous a habitué à des show millimétré qui en mettent plein les yeux (j'ai encore en tête le très bon concert qu'il à donné à la fête de l'Huma). Parfois c'est même un peu trop.
Et c'est justement là que ce spectacle fait bien plus fort. Car tout en nous en en mettant plein les yeux quand il le faut, il arrive à nous garder dans une intimité avec les musiciens ce qui est assez exceptionnel pour un spectacle aussi précis dans sa mise en scène. C'est un équilibre très rare qui est atteint ici. On est jamais trop étouffé par les effets et certains d'entre eux sont sublime tout en gardant ce qu'il faut de sobriété (mention spéciale pour l'effet utilisé pour le morceau Charlie qui m'a bluffé visuellement alors qu'il est relativement simple quand on y réfléchis). Et tous sont habillé de façon plus naturelle que d'habitude de façon à ce que jamais l'image de l'un n’efface celle des autres. Bref on est loin de ces spectacles qui misent tellement sur leur effet visuels et leurs costumes au point qu'ils perdent toute humanité.


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Bon après on viens pas voir un spectacle musical pour ça. Le plus important c'est la musique et comment elle se démarque des albums. Et là c'est juste magique. Simplement car aucun morceau ne ressemble vraiment à ceux que l'on a en album. Soit on à l'interprète d’origine mais il nous le joue d'autres instrument (M au Banjo !!!) ou le chante d'une façon inhabituelle. On alors c'est un autre membre de la famille qui le reprend dans son style, voire tous se mettent ensemble pour chanter à capella. Bref on ne risque pas de s'en lasser. Certains mélanges peuvent d'ailleurs surprendre mais il ne sont jamais désagréables à l'oreille.

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Mais il y a une raison qui à fait que j'ai vraiment adoré ce concert.
Durant tout le concert on peut voir comment ils se comportent les uns vis à vis des autres.
On voit leur petit moment de tendresse, tout ces petits geste qui montrent la complicité familiale.
Ils n'hésitent pas de parler d’Émilie, l'autre fille de la famille (dont le métier est d'être réalisatrice et qui donc ne participe pas sur scène), ou de Marianne, le femme de Louis, pour montrer qu'ils ne les oublient pas, tout comme d'Andrée Chedid, la mère de Louis, qui est morte en 2011.
On a vraiment l'impression de voir une famille où chaque membre pense aux autres et ne les oublie pas, toujours prêt à s'entre aider pour se permettre d'aller plus loin.

Et c'est ça la vrai magie de ce concert, une famille unie !


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Published by Ray, qui aimerais bien que toute les familles puissent avoir la même magie. - dans En passant..
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 12:07
What a lovely, lovely movie !!

Holala, mon pauvre blog je t'ai un peu abandonné faute de temps, mais aujourd'hui je viens de te reconquérir, te marquer du sceau de la passion que je n'ai jamais perdu..
Et comme je suis allé voir Mad Max : Fury Road, hier soir, j'en ai à revendre de la passion.

Comment expliquer la gifle que Miller vient de donner aux réalisateurs de cette époque ?
Peut être parce que son film est d'une créativité incroyable (chaque plan/une idée) ou que techniquement ça tutoie le génie, du genre des cases de Comic Books qui prennent vie avec un brouhaha musical guerrier (tambours et guitare électriques) qui galvanise autant les personnages (War boys) que le spectateur..
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Parce que chaque plan a du sens et que chaque séquences aussi déjanté soit elles, sont cohérente et tout se meut dans un ballet aussi étrange que fascinant.

Ou tout simplement parce que le concept ne tient sur la fuite en avant, celle qui ne fait pas reprendre son souffle, qui donne l'impression que le coeur risque d'éclater, poussé par un shoot d'adrénaline et baigné par une hystérie collective sacrément contagieuse.
L'acte de bravoure au sens pur du terme.

Oui, en quelques secondes et mots l'univers se dévoile en toute subtilité, tout est hiérarchisé, structuré, des communautés à l'aspect social/culturel qui les guide..
Ca glorifie le chrome et la mort sur le champs de bataille pour accéder à un Valhalla promis par un demi-Dieu de pacotille, c'est une peinture si laide et brutale qu'elle en devient poétique..

(Petit clin d'oeil pour les cinéphiles, Joe Immortan çi dessus, est le même acteur ("Hugh Keays-Byrne") qui incarne le bad guy JoeCutter dans Mad Max 1.)


Néanmoins, l'intrigue est simple et les personnages qui semblent d’abord être des réceptacles vide démontre qu'ils servent à faire avancer la narration, se remplissant au fil de cette fuite ou de la "route" qu'ils essaient de tracer..
L'idée en est d'autant plus forte par le véritable enjeu qui se révèle..

Il ne s'agit pas seulement de fuir mais de chercher
l'Eden.
Le film est d'ailleurs résolument féministe, mettant les personnages féminins au centre de l'enjeu.
Si elles représentent un harem et l'acte ultra-privilégie de créer une lignée pour Joe Immortan, elles sont pour Furiosa un moyen de rédemption et de fuir une civilisation patriarcale.
Laissant sur le mur de la cité "We are not thing !" en symbole de révolte.
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Par ailleurs si Furiosa semble être le personnage secondaire, il n'en est rien car elle est la clé de voute, tandis que Max n'est que le fantôme errant qui l'aide à cette quête.
Un spectre qui récupère son âme et sa dépouille, le temps d'un sauvetage..
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(Ce plan est tellement génial, que de voir la fille tomber quelque seconde après, magnifie l'idée même d'une rédemption qui ne lui sera pas accordé.)

Des personnages féminins combatif, porteurs d'espoirs et mine de rien bien plus cultivé/sage que la masse de chair à canon (war boys) que sont devenu la plupart des hommes, et des Matriarches (badass) porteuse de graines emblématique.
(Wé les graines qui poussent dans le sol et le ventre quoi.. ;))

 

Mais s'il n'est pas véritable le "héros"/personnage principal, pourquoi le film porte le nom de Mad Max ?
La note d'intention me semble être évidente, pour le spectateur le personnage de Max est un mythe, une légende qui se raconte de façon éparse, il a eu un enfant, un garçon ou une fille peut être peu importe, c'est son trauma personnel et ce qui le pousse à errer depuis des décennies..
Il est dans l'inconscient collectif, tout ce qu'on est censé se souvenir de lui c'est qu'il est vêtu de cuir et qu'il se faisait appeler "le guerrier de la route" à cause du vrombissement de sa V8, mais aujourd'hui il n'y même plus de route..
Le film perpétue cet aspect légendaire en le faisant disparaitre dans la foule, tel le spectre qu'il a toujours été.

Depuis le 1, le 2 et le 3 lorsque les films se terminent, une voix off conte son histoire de façon de plus en plus flou, voire distante :

"On en sait ce qu'il est advenu du guerrier de la route, certains disent qu'ils l'on vu.."

C'est encore le cas ici de façon plus onirique.


Comme quoi, un film qui semble bourrin et bas du front par son theme post-apocalyptique, a tellement plus de subtilité via son background et son schéma narratif, que tout les produits Hollywoodien qui s'essaient à une transgression molle, poli et vide.

Si Miller m'avait déjà laissé une belle cicatrice et avait inspiré des oeuvres comme Hokuto No Ken ou Mother Sarah avec son Mad Max 1 et 2 dans les 80's, il n'en est pas moins logique d'en retrouver les échos et les hommages dans le visuel de sa derniere oeuvre..

Aujourd'hui il a nouveau laissé sa marqué sur une industrie qui s'est laissé allé à la platitude artistique et aux concessions du grand public..

Jettez une oeil au trailer et "soyez témoin !"

 

Published by Linsky, qui a été témoin.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 15:33

Il y a des jeux dont il n'est pas évident de parler.
Dans le cas de The Evil Within, j'ai vécu une expérience très frustrante sur ce jeu et j'ai été plutôt déçu, mais aussi assez obsédé par ce qu'il représente pour son genre, le mal nommé Survival-Horror.

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Mais pour bien parler de ce jeu, je pense qu'il faut s’intéresser à sa genèse et à l'histoire de son créateur : Shinji Mikami
Comme certains acteurs sont coincés dans un rôle populaire qu'ils ont joué au point qu'ils n'arrivent pas à sortir de cette image et qu'ils sont souvent obligés de trouver un moyen alternatif de continuer leur carrière (on se souviendra par exemple de Mark Hamill coincé dans son rôle de Luke Skywalker, qui finalement n'arrivera à retrouver la gloire qu’en doublant le Joker dans la série animée Batman car il pouvait être autre chose que l'image qu’avaient les gens de son visage grâce au doublage), certains réalisateurs de jeux sont enfermés dans un genre.

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On peut le dire d'Hidéo Kojima qui, malgré tous ses efforts, se retrouve condamné à faire du Metal Gear (bien qu'enfin une voie nouvelle se soit ouverte pour lui vu qu'il va pouvoir réaliser Silent Hills avec Guillermo Del Toro), et c'est un peu le même problème pour Shinji Mikami.
Celui qui avait commencé sa carrière sur les jeux Disney comme Goof Troop (adapté du dessin animé La Bande à Dingo) ou Aladin, se retrouve condamné à faire des jeux d'horreur à cause du succès de Resident Evil auquel son nom est maintenant éternellement lié.

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Assez tôt, il demanda à Capcom (l'éditeur de Resident Evil pour qui il travaillait) le droit de faire autre chose, des jeux d'action.
Malheureusement, les jeux du genre qu'il fit (au sein d'un studio interne de Capcom, le mythique Clover Studio), aussi bons soient-ils, comme l’excellent Viewtiful Joe, ne rencontrèrent pas le succès.

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L’envie de Shinji Mikami de faire des jeux d'action se retrouve même dans la série Resident Evil, sur laquelle il fut souvent producteur ou réalisateur.
L'une des ébauches du quatrième épisode de la série donna naissance à l'excellente série Devil May Cry. Et Resident Evil 4 en lui-même est un jeu d'action horrifique qui marqua si profondément le genre qu'il donna le nom de survival-horror à toute une tripoté de jeux d'horreur dont la survie était absente, remplacée par de l'action bourrine (par exemple dans la série Dead Space). Voilà, vous savez maintenant pourquoi je dis que le genre survival-horror est mal nommé. Horror Game serait un nom largement plus logique.

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Frustré de ne pas pouvoir réaliser les jeux qui lui plaisent, Mikami rejoindra Hideki Kamiya (un ancien talent de Capcom qu’il connaît bien car il a notamment travaillé sur Resident Evil 2, Devil May Cry, Viewtiful Joe et a surtout réalisé l'incroyable Okami pour le Clover Studio) pour fonder Platinum Games avec d'autres anciens du Clover Studio.

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Malheureusement pour Kamiya et Mikami, la malédiction du Clover Studio (créer des jeux excellents qui ont un très bon accueil critique mais n'arrivent pas à trouver leur public) se répète.
Encore une fois, l'excellent jeu d'action que fait Mikami, Vanquish, ne se vend pas.

Il quitte alors Platinum Games.

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Par la force des choses, il fait, avec le fou furieux Suda 51, un survival-horror pour Electronics Arts, Shadow Of The Damned qui fit des ventes assez moyennes, l'univers barré de Suda 51 en ayant repoussé plus d'un.

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Mikami fonde alors son propre studio, Tango Gameworks et planche sur un jeu de tirs SF. On n’en verra jamais une image. Le studio est racheté par une filiale de Bethesda, et quelque temps plus tard il nous annonce un survival-horror sous le nom de Project Zwei.

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En 2013, on a des nouvelles du Project Zwei et on apprend que le jeu s'appellera finalement The Evil Within (Psycho Break au Japon) et on a le droit à une bande-annonce avec de vrais acteurs réalisée par Kyle Cooper (qui a aussi fait les séquences titres de films comme Seven, Mimics ou le générique d'American Horror Story et beaucoup, beaucoup d'autres et dans des genres différents). Et il faut dire qu’elle était plutôt impressionnante.

Quand les premières vraies images du jeu sont arrivées, à vrai dire, le soufflé est retombé (enfin pour moi).
C'était juste un clone de RE 4.

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Bon, là, c'est une image de RE 4 Wink
Mais, comme vous le verrez plus bas, on y retrouvait des humains infectés qui nous poursuivaient, un mec avec une tronçonneuse (pas comme si l'idée n’avait pas été surutilisée dans les épisodes action de Resident Evil au point d'avoir un ennemi tronçonneuse dans chaque épisode) qui nous tue en un coup.

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Mais dans cette bande-annonce, on y voyait aussi une image qui m'a interpellé.

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Une image qui pouvait laisser espérer de bonnes surprises comme par exemple une histoire plus profonde qu'il n'y paraissait.

Maintenant, parlons de la création du jeu. Selon l'assez décevant artbook The Art Of The Evil Within (pourtant la collection « The Art Of… » comporte de bons artbooks comme ceux sur Dead Space ou Castlevania Lords Of Shadow), quand Shinji Mikami a décidé de faire un survival-horror, il a d'abord poussé son équipe à créer plein de situations de jeu. Puis, après seulement, ils ont réfléchi à l'enrobage graphique et au background. Pour respecter cette logique, je vais d'abord parler du game design du jeu et du gameplay avant de parler de ce fameux enrobage scénaristique.

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Le game design est dans l'ensemble un des gros points forts du jeu. Si le jeu est dans la mode des Third Person Shooter ligne droite (comme RE 4 ou Dead Space) avec une exploration minimale, les situations de jeux sont toutes très variées dans leurs mécaniques, que cela soit par la présence de pièges ou d'ennemis aux capacités nouvelles qui nous piègent sur nos habitudes.
Plus particulièrement les différentes rencontres avec les ennemis de base du jeu, les Haunted. On notera toutefois que c'est vraiment un game design où l'on apprend par l'échec. Il y a souvent des façons simples de vaincre la plupart des adversaires du jeu que l'on ne découvrira qu’après de nombreux échecs dans le jeu, voire à côté desquelles on passera totalement durant notre première partie. Ne pas les découvrir causera parfois des situations où l'on arrêtera pas de mourir en boucle avant de les passer plus sur un coup de bol qu'autre chose.

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Ceci n'est pas aidé par l'ennemy design du jeu, tout d’abord, parce que, dans certains passages, les ennemis sont générés aléatoirement à chaque fois que l'on meurt, ce qui peut causer de sacrées surprises et fait qu’il est difficile d’apprendre par cœur chaque scène. Ensuite, les réactions de ces ennemis sont beaucoup plus aléatoires que dans la plupart des jeux du genre, ce qui fait qu'ils nous surprendront régulièrement, nous forçant à improviser.

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Du côté des boss, on a aussi droit à des situations plutôt variées (le Keeper notamment proposera des scènes toutes vraiment très sympa), mais certaines seront juste absurdes de difficulté du fait de l'apprentissage par l'échec.

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Le gameplay du jeu est très proche de RE 4 ou de Dead Space, copiant-collant certaines de leurs mécaniques, mais avec une particularité : tout est fait pour nous mettre en situation de faiblesse. L'exemple le plus marquant est sans doute la course qui est infinie dans ces deux titres et très limitée (bien qu’améliorable) dans The Evil Within.
La visée est tremblante, le corps à corps suicidaire tant il est aléatoire et peu efficace, les actions des ennemis qui sont toujours prioritaires sur les nôtres. On évite au moins d'avoir la maniabilité « je vise ou je bouge » de Resident Evil 4. Ouf, dans The Evil Within, on peut bouger et tirer ! Bref, la moindre action nous demande énormément d'efforts et augmente les chances de mourir.
 

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Pour compenser, dans beaucoup de scènes du jeu, on peut utiliser un gameplay d'infiltration pas parfaitement bien foutu mais suffisamment solide pour nous donner une chance et surtout il y a le couteau suisse du jeu : l'arbalète Agonie.
Sans doute le coup de génie du gameplay de ce jeu. On crée ses munitions à partir des pièges ennemis que l'on a désarmés et cette arme offre un éventail de possibilités tactiques très variées : empaler un ennemi, le geler, l'aveugler, l'électrocuter, ou placer des mines explosives. Il y a vraiment le moyen de s'adapter à chaque imprévu (pour peu que l'on pense à se garder des pièces de piège de coté). De plus, cette arbalète fonctionne très bien en conjonction avec le système d’allumettes. En gros, on possède des allumettes qui nous permettent de faire mettre le feu à n'importe quel ennemi tombé au sol. Si d'autres ennemis sont en contact avec lui à ce moment-là ils prennent feu aussi. Un bon moyen pour se débarrasser des foules, sauf qu'il faut être très proche des ennemis pour le faire et donc prendre beaucoup de risques.

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Au cas où le jeu ne semblait pas assez exigeant, les développeurs ont eu, en cours de route, l'idée d’ajouter deux bandes noires pour rétrécir le format de l'écran. Si l'idée est esthétiquement très bonne, on se rend compte que ces bandes ont sans doute été ajoutées au dernier moment.
Certains éléments de l'interface ou de game design son masqués par ces bandes. Par exemple, on ne voit pas les trajectoires des grenades ou des bouteilles lancées pour assommer ou distraire les ennemis. De même, l'un des combats contre le boss nommé Laura demandera de viser des cibles pour déclencher des pièges qui blessent le boss ; le problème, c'est qu'avec ces barres noires pas moyen de viser les cibles tout en surveillant le boss, qui nous tue en un coup. Bref, c'est plus frustrant qu'autre chose.

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On en vient au gros problème de The Evil Within, tout dans le gameplay et le game design est pensé pour que l'on galère. C’est un peu comme dans le remake du premier Resident Evil qu'avait fait Mikami, où l’on déplorait les angles de caméra, la maniabilité très limitante et l'exploration avec un apprentissage par l'échec du fait que certaines salles accessibles dès le début du jeu ne devaient pas être visitées trop tôt, voire pas du tout, car elles étaient trop dangereuses en regard de nos ressources.

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La différence avec The Evil Within est que le remake de RE fait par Mikami ne comportait que très peu de scènes d'action et que son gameplay était plutôt simple. The Evil Within est rempli de scènes d'action qui rendront vite énervant son gameplay complexe et volontairement handicapant.
Le pire, c'est qu'en y jouant on se rend compte que tout a été pensé pour être faisable malgré tout. Chaque section est une sorte d’énigme, prouvant la présence d'un game design vraiment très propre mais qui ne se dévoile qu'au bout d'un grand nombre de morts (malheureusement, vu les longs temps de chargement imposés à chaque mort, c'est plutôt frustrant. On n’est pas dans Super Meat Boy aux temps de chargement inexistants en cas de mort).

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Les énigmes classiques justement sont peu nombreuses et souvent simples, mais pardonnent rarement l'erreur. Le plus souvent une énigme loupée sous-entend une mort instantanée.
Bref, cela s’ajoute à la frustration des autres choix de game design.

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Pour enrober scénaristiquement ces situations de jeu très variées, l'équipe de Tango Gameworks a eu une idée de background intéressante. Idée qui aurait pu être un twist scénaristique mais qui est au contraire révélée par le jeu lui-même dans un des premiers documents que l'on trouve.
On joue l'inspecteur Sebastian Castellanos, qui, avec des collègues, vient en renfort dans un hôpital car un meurtrier de masse est en train d'y faire un massacre. Quand il arrive sur les lieux avec ses collègues, il se fait assommer par ce tueur au pouvoir surhumain. Il se réveille dans une version folle de notre monde dans laquelle il va devoir retrouver ses collègues et avec leur aide trouver comment sortir de ce monde.

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Beaucoup trop tôt (au bout d’une heure, peut être deux, sur un jeu qui en dure une vingtaine - un peu comme si c’était dans les 15 premières minutes d'un film d'1h30), le jeu nous explique donc que ce monde est en fait le résultat de plusieurs esprits (dont celui de l’inspecteur Castellanos) connectés entre eux par une machine appelée le STEM. Nos personnages sont donc dans ce qu'imaginent les esprits combinés de plusieurs personnes.
L'inspiration vient sûrement de livres comme le culte Ubik de Philip K. Dick ou des films comme Existenz de Cronenberg et, en termes de mise en scène, certains passages du jeu rappellent aussi le récent Inception de Nolan. Plutôt de bonnes références donc.

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Le problème vient plus de la narration. Même après avoir lu les documents qui lui expliquent le fonctionnement du STEM, Sebastian passera son temps à se demander ce qui se passe autour de lui. Et soudainement, vers le milieu du jeu, il se mettra à agir comme s'il les avait enfin lus, pour les oublier dans la dernière série de chapitres du jeu et recommencer à se demander ce qui est en train de se passer.

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Les autres éléments de l'histoire restent intéressants malgré une écriture qui laisse à désirer et les boss sont intéressants aussi. En effet, la plupart d'entre eux ont une symbolique et ne sont pas juste de bêtes monstres. Néanmoins, comparée à celle d’un Silent Hill, cette symbolique n'apporte pas une vraie profondeur émotionnelle à l'histoire et donc ne perturbe pas réellement.

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Ce qui est d'autant plus frustrant, c'est quand on sait que l'idée d'origine était que le jeu se passe dans un hôpital psychiatrique. On peut facilement imaginer le résultat que cela aurait donné, quelque chose de beaucoup plus perturbant, une version horrifique de Sucker Punch par exemple.

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Si l'enrobage scénaristique est décevant, l'enrobage visuel ne l'est pas. Les environnements que l'on visite sont plutôt impressionnants et variés et ils contiennent occasionnellement de beaux paysages.

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Mais surtout, la plupart du temps, ils sont particulièrement oppressants et arrivent très bien à mettre la pression (même si celle-ci chute lourdement vers la fin du jeu avec un environnement trop normal par rapport à ce que l'on a déjà visité). Certains sont même viscéralement dégoûtants.

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Les monstres ont, eux, un design très réussi même s'il rappelle beaucoup trop souvent celui de monstres d'autres jeux du genre. On notera plein de détails gore et poisseux assez rares dans les jeux d'horreur à gros budget, qui, souvent, ne veulent pas faire plusieurs versions pour éviter la censure dans certains pays.
Les tirs sur les parties du corps des Haunted les arracheront partiellement, par exemple un tir à la tête mal cadré pouvant arracher un bout de mâchoire.

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Malheureusement, tout ce travail esthétique est desservi par une technique défaillante : beaucoup de textures mettent trop de temps à s'afficher ou seront très crades. Ces défauts sont encore plus présents sur old gen (360/PS3), où, en plus, le frame rate peinera à se tenir à 30fps. Le jeu ne sera pas fluide et cela nous empêchera d'être aussi réactif que nous le pourrions dans certaines scènes.

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Les bruitages sont, eux, une incontestable réussite. Ils collent parfaitement à ce que l'on voit à l'écran et sont souvent particulièrement dégoûtants (mais moins que le sound designer lorsqu'il les crée comme on peut le voir dans la vidéo de Bethesda Underground Delicious Evil).

La bande son est malheureusement composée de peu de thèmes vraiment marquants. Comme celle de beaucoup de jeux à partir de RE 4, elle se concentre sur des sons stressants mais oublie de vraiment créer une ambiance comme le font encore les Silent Hill (même le spin off Book Of Memories, pourtant une insulte à la série, à une bande son mieux réussie) ou le faisaient les vieux Resident Evil. Malgré tout, deux ou trois thèmes sortent du lot comme l'excellent opening Long Way Down ou l'enivrante reprise du Clair de Lune de Debussy qui arrivera à ne pas vous laisser totalement à l'aise dans les points de sauvegarde qui sont pourtant les seuls havres de paix du jeu.
Mais jamais les musiques du jeu n'arrive à mettre en place une ambiance aussi perturbante que Amnesia A Machine For Pigs simplement parce qu'ils oublient l'importance de l'effet de ce genre de mélodies.

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Finalement, le jeu est à mon humble avis assez moyen, ses qualités étant gâchées par autant de défauts.

Sauf que...

The Evil Within est un jeu somme dans son sens le plus strict. Il englobe toutes les qualités et les défauts du survival-horror gros budget depuis le remake de Resident Evil de 2002 jusqu’à Dead Space en passant par les Silent Hill ou Forbiden Siren. Sans toujours égaler ses ainés, il arrive à tirer son épingle du jeu par un retour aux anciens survival-horror mêlé de game design plus moderne. Si le jeu m'a déçu, je garde un excellent souvenir de certains passages. D'ailleurs, quand un passage très dur est passé parce que l'on a compris le principe du game design, que l'on a su gérer suffisamment intelligemment ses ressources et le level design pour le passer, le jeu arrive par moments à être carrément jouissif.

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D'une certaine façon, il est l'esprit du survival-horror gros budget. Il est juste décevant de se rendre compte qu'il aurait pu tellement apprendre de jeux de survival-horror indépendants qui ont réussi à créer de nouvelles façons pour le joueur de se faire peur comme Amnesia The Dark Descent. Bon je dit ça mais il semble que le premier DLC de The Evil Within appellé The Assignement s'en inspire (mais je n'ai pas encore pu le faire donc ça m'est dur de juger), la gestion de la folie en moins.

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Ou un game design intelligent permettant de se la jouer bourrin ou pur survival selon la fin que l'on veut atteindre comme dans un Lone Survivor.

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En effet, finalement, ce qui nous a fait aimer les survival-horror, le vrai esprit du survival-horror, est bien plus présent dans ces deux titres que dans la plupart des jeux gros budget, et The Evil Within, à cause de ses défauts, le loupe aussi. Toutefois, il est sans doute le jeu gros budget le plus proche de cet esprit que l'on a vu depuis des années et je pense que Shinji Mikami et l'équipe de Tango Gameworks se sont sacrément trituré le cerveau pour nous faire ce jeu.

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Published by Ray, qui se demande encore s'il ne devrait pas refaire ce jeu. - dans Prend ton pad !
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 09:22

Aimant beaucoup les films d'action, il fallait bien qu'un jour je voie des films d'arts martiaux.
Pour moi, c'est un genre à part car certains de ses codes sont très différents de ceux des films d'action classiques.

Souvent, l'histoire y est minimaliste car le vrai intérêt réside dans les prouesses martiales des acteurs. Le charisme de ces derniers est aussi secondaire (contrairement à ce qui vaut dans les films d'action plus classiques, même si cette différence tend à disparaître). Il est plus important que les acteurs soient vraiment capables de faire des mouvements nous semblant physiquement impossibles et surtout des combats extrêmement chorégraphiés semblant souvent irréalistes par leur durée.

Évidemment, parler de ce genre de film sans parler de Bruce Lee serait honteux vu que c'est lui qui, pour la plupart d'entre nous, nous a fait découvrir le genre.

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Même si je l'ai sans doute plus connu à cause des rediffusions du Frelon vert :

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Souvent, ses films n'ont pas très bien vieilli, avec des bruitages qui peuvent maintenant sembler kitsch, sur la plupart de ses coups et un humour qui ne plaira pas à tout le monde.

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Et, sans Bruce Lee, nous ne connaîtrions pas Sammo Hung.

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Artiste martial au physique qui peut nous paraître surprenant et qui sait très bien en jouer, que cela soit pour des scènes de comédie ou simplement parce que c’est toujours incroyable de voir un "p’tit gros" faire ça :

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Chez nous, il fut plus connu à cause de la série Le Flic de Shanghaï.

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Principalement parce qu'il fut éclipsé au niveau international par l'un de ses amis qu'il avait aidé à se lancer, le célèbre Jackie Chan, qui, au-delà de combats impressionnants ayant marqué mon enfance,

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nous montrait tout son talent humoristique et sa capacité à se grimer.

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Bref, c’était l'âge d'or.

Pour en profiter les gros studios ont cherché des acteurs avec une apparence plus bankable, c'est plus ou moins ainsi que Bruce Lee nous introduisit Chuck Norris.

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Puis, quelques années plus tard, que l'on vit apparaître sur nos écrans des acteurs comme Jean Claude Van Damme.

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Ou Steven Segal (quand j'étais gosse je rêvais de lui ressembler, mais je ne m'attendais pas à ce qu'un jour on le surnomme affectueusement le Panda Bouffi sur Nanarland...).

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Et puis, le film d'arts martiaux est passé de mode à l'international.
Les acteurs occidentaux n'arrivant jamais à faire oublier aux fans du genre les prouesses de leurs concurrents asiatiques et le grand public se lassant assez vite de films aux chorégraphies trop compliquées et irréalistes pour le spectateur lambda et se retournant vers un cinéma d'action plus classique. Les artistes martiaux occidentaux se retrouvèrent alors à utiliser de moins en moins leurs capacités au profit d'armes à feu et de grosses explosions.

Le public du genre continua alors de regarder ce qui se passait en Asie et le grand public n'avait plus aucune chance d'élargir son horizon culturel.

Et si certains acteurs exceptionnels comme Jet Li réussirent finalement à se faire un nom aux Etats-Unis…

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Dès qu'ils faisaient un film aux US, ils perdaient toute la force de leurs films chinois.
Il suffit de voir L'Arme fatale 4 pour se rendre compte du désastre avec un Jet Li forcé de se battre d'une façon beaucoup moins impressionnante que ce à quoi il nous avait habitués, juste pour que Mel Gibson et Dany Glover puissent suivre...

Bref, il a fallu attendre Ong-Bak mené par l'incroyable Tony Jaa, pour que de nouveau cela castagne grave.

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Même si certaines séquences étaient un peu ridicules

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ou qu'un certain personnage de Street Fighter inspiré par Bruce Lee

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a surement inspiré une séquence du film :

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Et dans L'Honneur du dragon (l'exemple type du film d’arts martiaux aux combats impressionnants, mais qui est complétement kitsch, entre autres à cause d’incompréhensions culturelles), Tony Jaa nous a offert sans doute l'un des plans séquences la plus fou de l'histoire du cinéma d’arts martiaux.

Mais, sans doute à cause de la thématique de ses films, difficilement compréhensible pour des Occidentaux, cet acteur est relativement tombé dans l'oubli.

Bref, les arts martiaux auront plus marqué le grand public dans des films comme Matrix (fait par les Watchowski, grands fans du genre espérant le faire découvrir) que par les vrais chefs-d’œuvre du genre.

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Et le cinéma américain s'est en plus beaucoup aseptisé depuis l'époque de Matrix, la plupart des morts ayant lieu hors champ.

Et sinon les chorégraphies de ces films étaient vouées à être copiées dans des anime japonais...

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C'est pour cela que, quand j'ai vu la bande-anonce de The Raid, j'ai tout de suite été conquis. Film américano-indonésien réalisé par Gareth Evans, un gallois que personne ne connaissait, ce film contenait tout ce que j'aimais bien dans les films d'arts martiaux, mais aussi une bonne partie des défauts de ces films comme un scénario très simple faisant très jeux vidéo et qui n’est qu'une excuse pour éclater le plus de méchants possible. En gros, un commando se trouve coincé dans une tour remplie de bandits et fait tout son possible pour survivre. A ce propos la base de cette histoire est reprise telle quelle dans le récent film Dredd, meilleure adaptation de la BD du même nom si on en croit les fans.

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Dans les bonnes surprises qu’offre The Raid, il y a le fait que le film soit particulièrement violent. En effet, cela devient assez surprenant vu le cinéma américain actuel.

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Les chorégraphies sont super travaillées et toujours plaisantes à voir.

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Et la bande-son dépote tout en collant parfaitement à l'action.

En fait, le point qui m'a le plus marqué est que l'on sentait aussi un potentiel esthétique pour de nombreux plans du film. Le genre d’idées qui laissent penser que si le réalisateur avait plus de budget il pourrait faire des trucs de malade. Le genre de travail graphique que l'on ne trouve d'habitude que dans les films d'action à ambiance traditionnelle chinois (qui, eux, sont largement moins réalistes pour le coup) comme Le Secret des poignards volants (question que je place le titre d'un film que j'aime beaucoup).

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Ça tombe bien, The Raid a suffisamment bien marché pour avoir droit à une suite. Et quelle suite !!!

Oubliez les espaces clos du premier film, cette fois-ci une bonne partie de l'histoire se passe en extérieur. Par ailleurs, l'histoire en soi tombe en plein dans le polar noir, et si, par moments, elle se perd en sous-intrigues (qui servent surtout d'excuses pour placer des combats à part), elle reste une bonne histoire de polar, ce qui manquait au premier.

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Comme dans le premier, on a le droit à des scènes de combats impressionnantes.

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Mais aussi à des scènes se passant dans des lieux inhabituels avec des angles de vue tout aussi inhabituels :

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Cette fois-ci, les gunfights sont mieux réussis.

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On a le droit à une galerie de Bad Guys beaucoup plus marquants comme la femme au marteau

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Ou bien l'assassin :

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Et le film est encore plus violent que sont prédécésseur :

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On observe surtout un travail esthétique super intéressant dans l'utilisation des personnages, de la lumière et du décor. Par exemple, deux des bad guys (dont la femme au marteau dont je viens de vous parler) apparaissent plus tard dans ce couloir :

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C’est un plan dont j'aime beaucoup l'esthétique avec ce jeu de reflet sur les parois.

Et le film est bourré de plans qui, par moments, dans leur découpage viennent rappeler le travail de Wes Anderson.

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Sans parler des d'angles de camera imprésionant pour suivre l'action :

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Mais bon, on reste dans le domaine de l'action et de la baston, et je peux vous dire que comme dans le premier film, vous aurez mal pour les hommes de main.

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Bref, reste plus qu'à attendre The Raid 3 pour se satisfaire pleinement !

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 21:33

S'il y a bien un type de "monstre" qui émerveille tous les enfants, c'est bien les dinosaures.
La principale raison, c'est qu'ils ont vraiment existé, ce qui leur donne souvent plus de cachet que n’en a un bête dragon vu qu'il suffit d'aller dans un musée pour pouvoir voir et toucher les restes de leur légende.

Évidemment, les créateurs de programmes pour enfants ne s'y sont pas trompés et on en croise partout, comme dans Peppa Pig :

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Ou dans les Razmoket :

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Même chez mes robots favoris, les Transformers, on a eu droit aux Dinobots, dont la popularité est suffisante pour qu'ils soient encore de nos jours présents dans le dernier film de la série :

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Naturellement, les dinosaures ont aussi eu le droit d’être au centre des enjeux dans des séries, comme les Dino Riders :

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Ou Denver, le dernier dinosaure :

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Au cinéma, nous fûmes bercés par les (trop) nombreuses aventures de Petit Pied et ses amis :

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Bien sûr, grands enfants que nous sommes, nous autres les adultes, nous sommes également visés par des films mettant en scène des dinosaures, comme Jurassic Park :

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Ou bien des films d'horreur bien plus kitchs, comme la série des Carnosaur (dont le second épisode est une reprise low cost du film Aliens, avec des raptors à la place des aliens, un T-rex à la place de la reine alien et un Fenwick à la place du power loader).

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Les jeux vidéo ne sont pas en reste, le T-rex et les raptors étant des ennemis de nombreux jeux. On les retrouve par exemple dans les Final Fantasy :

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Ou dans World Of Warcraft :

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Les dinosaures ont même eu le droit d’être les stars de jeux comme, par exemple, avec la série des Dino Crisis de Capcom :

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Il s’agit d’un jeu très sympa basé sur une sorte de cache-cache avec des dinosaures et des barrières laser :

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Toutefois, pour son deuxième épisode, ce jeu vire au massacre d'espèces déjà éteintes, puisque c’est ce qu’il propose au joueur pour faire le meilleur score possible:

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Enfin, avec son troisième épisode, le jeu tourne au n'importe quoi spatial. Ce n'est pas tant que le jeu soit moyen, que l'on se demande pourquoi il y a « Dino » dans le titre) :

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Et c'est un peu ça, le problème avec les dinosaures. Comme ils n'existent plus, on n'hésite pas à faire n'importe quoi avec eux, comme les parer de toute sorte de couleur juste parce que c'est cool :

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Ou bien faire fusionner plusieurs dinosaures en un seul car ça fait une bestiole cool :

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Bref, on remarque le pouvoir de la coolitude sur la réalité de la bestiole.

C'est ainsi que, grâce à Jurassic Park, les enfants croient que les dilophosaures sont de petits dinosaures à collerette qui crachent du venin :

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En fait, ils faisaient la taille d'un humain et étaient largement plus longs si l’on en croit Wikipédia :

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De plus, ils ne crachaient même pas de venin... (une des grosses déceptions de mon enfance avec le fait que l'on ait pas eu d'hoverboard à l'an 2000).

Tout ça parce que l’équipe du film voulait accentuer la différence entre les dilophosaures et les vélociraptors mis en scène, qui étaient nettement plus gros. Ce qui rend ce choix absurde, c'est que les vélociraptors réels étaient tout petits (plus que les dilophosaures du film...) mais qu'il existait des bestioles proches en termes de taille du vélociraptor fantasmé.
Il y avait, par exemple, les deinonychus.

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Son nom a sans doute été jugé trop dur à abréger pour des enfants.

On soulignera un autre gros oubli du film, bien qu'il corresponde à une découverte récente. C’est le fait que de nombreux dinosaures avaient des plumes.
Reprenons notre ami le Deinonychus, rencontré un peu plus haut. Si l’on peut se fier aux reconstitutions les plus récentes, il ressemblait plutôt à ça :

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Ça change tout de même pas mal son style...

Ce n'est évidemment pas le seul problème avec les dinosaures. On ignore souvent leur régime alimentaire pour en faire des carnivores car c'est plus pratique pour les films, qu'importe la bestiole. Et même si le dinosaure mangeait de la viande, ses proies n’étaient pas forcément de taille humaine ou plus grosses.
Par exemple, pour rester dans Jurassic Park (car c'est souvent la référence principale de pop culture en matière de dinosaures), notre ami le Spinosaure semble se faire un petit dej’ de T-Rex :

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La réalité était sûrement toute autre et, d’après wikipédia, le Spinosaure mangeait surtout du poisson :

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De plus, il n’aurait probablement pas perdu son temps à se battre avec un T-Rex. Ce dernier étant par ailleurs très occupé à manger des charognes. Eh oui, ce n'est pas pour rien qu'il n'a que de minuscules pattes avant. Pas besoin de pattes pour maintenir une proie qui ne bouge pas.

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Bien entendu, les scientifiques n’ont pas de certitudes sur la façon de vivre des dinosaures et le débat fait souvent rage sur le sujet, surtout pour ce qui est des animaux aussi iconiques que le T-Rex.

En revanche, il y a un problème commun à quasiment toutes les fictions sur les dinosaures, c'est le mélange de dinosaures de différentes époques. Si cela ne gêne pas trop dans Jurassic Park (excepté que le nom du parc n'est pas très logique au vu du bestiaire qu'il renferme), cela gêne plus quand une scène est censée se passer à une époque précise.

Par exemple, durant la séquence d’introduction de Transformers Age Of Extinction, où la terre et les dinosaures se font transformer en transformium :

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On peut y voir plusieurs dinosaures : un psittacosaure (animal du début du Crétacé - 120 à - 100 millions d'années), un hadrosaure (animal de la fin du Crétacé - 70 à - 65 millions d'années) et un brachiosaure (ayant vécu entre la fin du Jurassique et le milieu du Crétacé - 157 à - 100 millions d'années). Or la scène est censée se passer à l'extinction des dinosaures, c'est à dire il y a environ - 64 millions d'années (fin du Crétacé)...

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Alors, ne parlons pas de Petit Pied ni de ses amis qui mélangent encore plus de bestioles par le pouvoir de la coolitude.

Finalement, ce qui me gêne n'est pas tant que l'on ne respecte pas ce qu’ont été les vrais dinosaures, que le fait qu'il n'y a souvent personne pour expliquer à nos charmants bambins ce qui est vrai ou faux dans ces fictions.

Parce qu'à côté de ça, j'ai gardé une partie de mon âme d'enfant et que je trouve quand même bien cool un ptéranodon à deux têtes (d'ailleurs, à ce sujet, les ptérosaures ne sont pas des dinosaures, encore une approximation...).

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De plus, avoir des jouets de dinobots dignes des couleurs Benetton, je trouve ça quand même sacrément cool :

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Mais de temps en temps, c'est tout de même sympa de se souvenir d'où viennent ces bestioles si cool. Comme nous le rappelle l'excellent blog BD XKCD :

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Published by Ray, qui est fier d'avoir complété sa collection de Dinobots ! - dans En passant..
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 12:01

Je pense que vous serez d’accord avec moi, on a bien souvent l'impression que les publicitaires ne font pas vraiment preuve d'originalité et surtout qu'ils aiment surfer sur la mode.

Si on peut aimer le style de la série des Assassin's Creed :

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On peut aussi être surpris de la voir adapter en comédie musicale :

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De façon bien plus flagrante, pour vendre le film Mongol (qui est excellent soit dit en passant) :

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Les publicitaires se sont clairement inspirés d'une autre grande série d'Ubisoft :

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Le plus amusant, c'est surtout quand ils se copient mutuellement pour des films espacés de quelques mois et pourtant regardés par le même public.

On pourra ainsi être surpris de la ressemblance entre l'affiche de Thor 2 :

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Et celle d'Iron Man 3 sorti quelques mois plus tôt :

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Et en rangeant nos DVD sur notre étagère, on se rendra compte qu'ils ne sont pas allés chercher le concept très loin :

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Mais bon, la pratique n'est pas nouvelle, par exemple peu de temps après Star Wars :

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est sorti le film d'animation Transformers :

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Si on veut de la variété sur nos affiches, il vaut mieux regarder l'affiche d'un même film dans deux pays différents.

Par exemple, pour les Européens, le dernier film Transformers, c'est ça :

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Alors que pour nos amis chinois c’est plus dans cet état d'esprit (on notera la disparition des acteurs mal incrustés au profit de flammes nettement plus classes) :

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En même temps, la pose d'Optimus n'est pas très originale vu que pour le précédent film on avait droit à ça :

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Mais il faut bien avouer que la différences est largement moins flagrante que sur les affiches d’Aliens Versus Predator Requiem.

Aux USA, ils ont eu le droit à ça :

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Alors qu'au Japon c'est clairement le duel de monstres qui est mis en avant :

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En revanche, en voyant cette affiche, je ne peux m’empêcher de penser aux affiches de Kaiju Eiga japonais :

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Bref, en fin de compte, l'apparence de nos affiches dépend plus du pays où sort le film que de sa date de sortie.
Même si pour certains films comme Pacific Rim on a le droit à la même affiche partout :

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Ou presque...

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Sujet analogue "Les Tendances Hollywoodienne" :
http://insert-coins-for-continue.over-blog.com/article-tendances-hollywoodienne-2-le-retour-102340949.html

Published by Ray, qui avait envie de faire un article juste pour caser une affiche de Pacific Rim. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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