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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:54

Hunger Games où le "soit disant" roman de l'année..


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Chaque année, sur les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les « tributs » - concourir aux Hunger Games. À la fois sanction envers la population pour avoir tenté de se rebeller et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. Le dernier survivant est déclaré vainqueur.
Lors de la 74e édition, la jeune sœur de Katniss, Primrose, alors âgée de 12 ans, est choisie pour participer aux Hunger Games et représenter le district 12. Mais Katniss se porte volontaire pour prendre sa place, afin de la sauver d'une mort certaine.

         
 

 

 

D'un pitch rappelant sans peine Battle Royale, on pensera aussi fatalement à 1984 d'Orwell, a Carpenter ou a Verhoeven et son Starship Trooper aussi cynique que satyrique à la vue des clichés intentionnels..

Pour Hunger Games, je ne saurais dire s'ils le sont..

Cependant il est évident que je vais vous spoiler le film à partir de cette introduction, vous êtes prévenus.



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Dans les Districts ce sont des petites gens, vivant de chasse et pêche ou travaillant dans les mines de charbons, visages et habits sales, ils sortent tout droit de Germinal.
Les gens du Capitole, eux, sont ridiculement maquillés et vêtus, extravagant (tout droit sorti d'un film de Tim Burton), superficiel et dédaigneux pour les plus hauts placés.
Tout est bien codé, bien rodé afin de ne pas perdre les spectateurs dans des subtilités mal venu.
(Wé, attention hein, ne faisons surtout pas appel à leurs intelligences, ca pourrait être dangereux..)

En gros, Les méchants des autres District sont repérable au 1er coup d'oeil..
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Et les personnages secondaires ne prennent surtout pas leurs rôles à contre pied..
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Ici la petite "Rue", gentill et timide.. C'est meugnon, hein.
Impossible donc, de se faire surprendre par le traitement des personnages, chacun répondant à des stéréotypes précis.

On notera le manque de travail sur celui de Lenny Kravitz en styliste, ou de Woody Harrelson en ancien vainqueur du Hunger Game (et donc privilégié de la Haute aujourd'hui), devenu alcoolique probablement via au traumatisme encouru.. Enfin, on ne sait pas trop en fait, d'où ma critique.

 

La mise en scène, quand a elle, est trop appuyé et la réalisation globale ne semble de toute façon pas maitrisé :

- Soit les plans durent 2 plombes afin que le spectateurs comprennent bien avant l'action qui va arriver, (l'exemple de "la pomme dans la gueule du porc".)
- Soit l'effet "shaky cam" rend la véritable action totalement illisible.

Mais tout ceci aurait pu se pardonner par quelques bonnes idées piochées d'ici et là..
Car dans le métrage flotte de superbes intentions comme celle des "sponsors" pouvant, dans le concept, largement avantager leurs favoris dans l’arène de mort.
Des "sponsors" qui peuvent s'obtenir préalablement par un travail de flagornerie de la part des tributs dans un show télé..
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Ce qui est censée être une dystopie fait logiquement écho à notre propre réalité :
"Se faire aimer du public pour avoir plus de chance de survivre."

La personnalité de son compagnon de District, Peeta, avait théoriquement autant de force narrative puisqu'il s'agit bien évidemment de faire pacte ou acte de trahison, la finalité étant la survie..
Oubliez hein.. Les tensions ou suspenses dû au sujet disparaissent aussi vite que le suspense dans une course poursuite entre Bip Bip et le Coyote.

Du coup en sortant de la séance, je ne me souviens pas avoir été autant frustré depuis des années..
Parce que je peux passer outre tout les choix qui tentent grossièrement de viser un public adolescent ou encore des incohérences techniques du contrôle virtuel qui fait apparaitre par magie des arbres ou des chiens mutants dans la forêt.
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Par contre je ne peux vraiment pas adhérer à cette fin politico-moelleuse-merdeuse ! Non ! Non ! Non !
Non !

Si on consent à la symbolique (certes poussive) de l'héroïne au caractère rebelle qui fait fi de certaines conventions, qui démarre une mini révolution sans même le savoir et surtout qui pose ses convictions comme ses couilles en tentant le suicide afin de faire un gros doigt d'honneur au concept ..
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..Le final nous l'a montre pourtant dans une position faussement confortable en nous signifiant bien par gros plan à quel point elle s'est fourvoyé en acceptant d’être devenu un autre des moutons/pions.
Je n'ai jamais vu autant de consensus dans un final.. jamais.

Et puisqu'il y a relents de Carpenter dans le propos de l’insurrection, on se dit que Snake Plissken aurait mis les fameuses baies empoisonnés dans le cul du Président puis aurait fait péter une bombe afin que tout le monde aussi bien Aristo que gens d'en bas se retrouve dans un Hunger Game taille réelle (puisqu'ils aiment ça)..
Mais Katniss non, elle, préfèrera sourire comme une Miss France à qui on remet son ornement et en plus remerciera le sieur.
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Tout en montrant immédiatement des signes dépressionnaires de sa grosse et baveuses conciliation, portant une belle robe superficielle dans un District qui pue la merde, tenant la main de son compagnon d'infortune et regardant dans le vague son ami ou véritable amour portant sa soeur au milieu d'une foule ravie..

(L'analogie avec notre réalité se fait directement ! *pouf* : On repense à Loana, comment elle a gagné Loft Story et pourquoi elle tenté de se suicider 20 fois depuis..)


Sur cette dernière image nauséeuse on s'aperçoit que ces pauvres gens si méprisés par la haute instance, sont heureux comme si leur équipe de foot avait gagné.. Katniss aurait representé, paraitrait-il l'espoir durant un court instant.

Bref, les gens d'en haut (du Capitole) et d'en bas (des District) ont vu un spectacle récréatif, mieux qu'un match de foot parce qu'avec un peu de suspense au milieu quand une mini révolution a failli démarrer chez les pauvres (comme des supporters pas content) mais très très rapidement désamorcé par 2 coup de matraque bien placé dans leurs gueules.


Puis apres tout ce n'est qu'un jeu "lolilol" pas besoin de se mettre dans des état pareil hein..
De toute façon, Ouf ! c'est fini le District 12 a gagné, le Président fronce un peu des sourcils parce que ses plans ont été quelques peu chamboulé mais les pov' gens peuvent retourner crever de faim, mourir dans les mines.

Wep, vivement le prochain Hunger Game, qu'ils puissent oublier un peu leurs vie de merde.
pour un peu on sentirait le suspense dont ils sont si friand..

"est ce que ce sera mon gosse ou celui du voisin qui va passer à la télé ? hooooo ! vivement ! vivement ! je serais trop fier si c'est notre District qui gagne encore l'année prochaine !"



Finalement je doutais..
Hunger Games, était-ce un mode d'emploi de film subversif pour ado ou une mauvaise adaptation ?
J'ai voulu en savoir plus en attrapant au vol les fameux romans qui ont valu le plébiscite du film avant même sa sortie.
La fin est stricto merdo la même, ce n'est donc pas l'adaptation qui chie dans la colle mais bel et bien l'oeuvre originel qui reste sur cette réserve.

Mais là ou je me suis réellement senti vacillé c'est en abordant le 2eme roman..
Aucun doute qu'ils seront prochainement dans nos salles, je vous donc laisse la surprise.

 

Hunger Games est bien loin de toute les oeuvres dont il a tenté de s'inspirer.. trés loin, et c'est bien dommage parce qu'en poussant un peu, y a toujours moyen d'être pertinent avec ce genre de thématique.
Un peu de couille que Diable.

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Published by Linsky, pas ce soir Hawke, je suis fatigué.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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commentaires

Ray 02/05/2012 22:18


J'avoue que le pitch du film me donnais une impréssion de battle royale version on choque pas les gens...


Et malheuresement tu confirme mes craintes.