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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 14:39


Attention, bijou. Contrairement à mon ami Linsky, j’ai découvert Carpenter et ses films assez tardivement (Moi je suis jeune moi ! [/petit con]). J’ai d’ailleurs acheté aveuglément The Thing en DVD lors de sa réédition tellement Linsky me faisait des éloges sur ce réalisateur… Et je me suis pris une jolie claque ayant trouvé ce film incroyable (Mais je laisse le soin au loupiot de vous en parler, il n’attend que ça ^^). Et donc me voilà de nouveau dans ma quête de découvrir la filmographie de Carpenter… Et là je tombe sur Assaut.

 
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Autant vous le dire tout de suite, dans le cinéma, s’il y a bien un genre de prédilection que j’ai, c’est le huis-clos. Ce sont généralement des films qui, souvent en raison d’un faible budget, vont contraindre le réalisateur à contrebalancer ce « point faible » en perfectionnant l’écriture des personnages et les dialogues. On se rapproche un peu plus d’une pièce de théâtre quelque part. Assaut en fait partie.



Banlieue de Los Angeles. Le Central 13 est un commissariat sur le point d’être désaffecté. Pour son premier jour de service, le Lieutenant de police Ethan Bishop se voit assigné à la permanence du bâtiment le temps d’une dernière nuit, au côté d’un personnel réduit.


C’est alors que deux événements majeurs vont survenir en fin de soirée. Le premier est l’arrêt inopiné d’un fourgon pénitentiaire transportant des prisonniers en route pour la peine capitale. L’un des prisonniers étant gravement malade, l’officier en charge n’a nul autre choix que de faire une halte temporaire et appeler un médecin. Le second évènement est l’arrivée d’un homme affolé demandant protection car poursuivi par un gang dont il a tué l’un des membres pour venger sa petite fille froidement assassiné.


Le vétuste commissariat va alors se retrouver assiégé, le gang ayant pris soin de couper l’électricité et le téléphone. Un premier assaut est donné et très vite les quelques survivants seront le Lt. Bishop, deux secrétaires et deux des prisonniers dont l’un d’entre eux n’est autre que le dangereux « Napoléon » Wilson. Conscient de la « célébrité » du personnage mais également conscient de l’écrasante supériorité numérique des assaillants, le Lt. Bishop n’a nul autre choix que de libérer et armer les prisonniers. Seule une coopération entre eux pourrait leur permettre de survivre.


Cette nuit sera longue, très longue…

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Pour ce film, Carpenter a clairement revendiqué son inspiration auprès de deux autres films : le Western Rio Bravo de Howard Hawks, et le film d’horreur The Night of the Living Dead de George A. Romero. Si le parallèle avec le premier film semble assez évident (Un bureau de shérif assiégé) celui avec le second film ne l’est pas forcément au premier abord. Mais nous allons très vite voir pourquoi cette comparaison.

 

Réalisé en 1976, Assault est le deuxième film de Carpenter. Comme souvent, il endosse à la fois la casquette de réalisateur mais aussi celle de compositeur et il peut se le permettre. Le thème musical du film est probablement l’un des thèmes les plus marquants et envoutants que j’ai eu l’occasion d’entendre (Dont un remix intitulé « Hip hop on Precinct 13 » et réalisé par le groupe Bomb the Bass a servi de thème principal du jeu Xenon II. Musique devenue à présent culte pour bon nombre de joueurs). Entièrement fait au synthétiseur, le thème principal conserve ainsi un aspect mécanique et oppressant mais également une atmosphère glaciale totalement dans le propos.


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En effet, ce thème retranscrit à la perfection le côté calculateur et froid du gang tel que Carpenter veut nous le montrer dans son film. Dès le début, on devine que l’on n’a pas à faire à un gang ordinaire : Celui-ci est pluriethnique, chose inhabituelle. La déstabilisation augmente encore d’un cran en nous montrant qu’ils disposent d’un arsenal d’armes à feu très conséquent suite à un braquage récent et qu’ils sont considérés par la police comme excessivement dangereux.


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Pour finir, on n’entend quasiment jamais les membres du gang parler entre eux. Ils agissent toujours calmement et n’ont aucunement peur de la mort, bref ils sont complètement déshumanisés et c’est là que le parallèle avec les zombies de Romero devient apparent. Tout au long du film, le gang représentera une force inébranlable, une menace dont on ne peut venir à bout. Assaut est donc constamment à la limite du film fantastique voire d’horreur.


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Ce qui suit révélera quelques détails de l’intrigue… A vous de voir si vous voulez continuer ou voir le film en premier (Filez vite aux deux derniers paragraphes dans ce cas) ;)


 

Mais cet exercice de style n’est pas gratuit. A mes yeux la première thématique impeccablement traité dans le film est celle du cercle sans fin de la violence. Le film commence par une fusillade entre la police et six membres du gang en question qui perdront tous la vie. Les chefs du gang décident alors de venger leurs frères en abattant aléatoirement six personnes dans la rue dont une petite fille. Le père arrivant sur les lieux quelques secondes plus tard, réussira à identifier les agresseurs et les poursuivra pour se venger. Il parviendra à descendre l’un d’entre eux puis, désemparé par la tournure des événements, viendra se réfugier au Central 13 se trouvant à proximité… Durant toute la première partie du film, on assistera à cette construction lente et immuable des événements pour arriver au lieu final de cet envenimement : Le central 13.


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Voyons à présent trois des protagonistes du film qui sont très intéressants dans leur écriture. Malgré leurs caractères assez différents, tous sont profondément humains (ce qui contraste totalement avec ce gang déshumanisé).

 

Tout d’abord le Lt. Bishop incarné par l’acteur Austin Stoker. Seul représentant de l’ordre, il sera au début pour le spectateur la seule stabilité dans ce chaos. Ayant grandi dans un quartier pauvre, il aurait pu finir délinquant mais a réussi à s’en sortir comme il l’explique à un moment donné. Il possède également un sens du devoir aigüe : Pour lui la vie d’un prisonnier a la même valeur que la sienne. Mais il ne reste qu’un humain et afin de garder tout le monde en vie, il ne peut s’empêcher de manifester une certaine anxiété.


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Ce dernier point de caractère est totalement l’inverse pour le personnage de Leigh, l’une des secrétaires. Laurie Zimmer y incarne une femme forte, déterminée et également très flegmatique. Mais elle possède le même sens moral que le Lt. Bishop. Elle ne s’arrête pas aux apparences et s’intéresse en premier lieu à l’être humain qu’elle a en face de soi. On peut d’ailleurs s’en rendre compte lors de l’arrivée de Bishop au commissariat : Elle est la seule personne à vouloir spontanément discuter avec lui tandis que la deuxième secrétaire et l’autre policier ne lui accorde qu’un intérêt formel.


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Le dernier personnage et non moins intéressant est celui du prisonnier « Napoléon » Wilson, véritable antihéros interprété par Darwin Joston. Assez pragmatique par nature et un rien nihiliste. Cela lui donne un caractère assez détaché en trouvant régulièrement le mot pour rire quelque soit la situation. Son personnage est d’abord dépeint comme celui d’une personne extrêmement dangereuse à laquelle il faut constamment se méfier. Mais on découvrira par la suite une réalité bien différente. Il aurait pu profiter d’une occasion pour s’enfuir mais il ne peut s’empêcher de rester reconnaissant envers Bishop et Leigh qui ont vu en lui un être humain avant le prisonnier. Il ne peut les abandonner à leur sort. Sentiment renforcé par l’amour naissant et réciproque entre lui et Leigh mais qui hélas est voué à ne jamais aboutir. Un triste sentiment de fatalité est régulièrement perceptible chez ce personnage.


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En plus de leur profond humanisme, ces trois personnes ont également un autre point commun qui pourrait être perçu comme un message : Celui de ne jamais abandonner et de toujours lutter pour vivre. Le personnage de Julie (la deuxième secrétaire) symbolise le refus de se battre, la démission. Pire que cela, pour pouvoir rester tranquille, elle serait prête à livrer au gang le père venu demander de l’aide. La phrase de reproche qu’elle lance à l’égard de Bishop et Leigh qui restent médusés par sa proposition est d’ailleurs bien plus pertinente en V.O. : « Don’t give me that civilized look ». Elle mourra un peu plus tard victime d’une balle perdue. Quant au personnage de Wells (le deuxième prisonnier) lui aussi représente une autre forme de refus à savoir la fuite. Son sort sera le même que celui de Julie…

 

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Un petit mot sur la mise en scène. Autant vous l’avouer, elle risque de paraître un peu « vieillotte » pour certains. Notamment les scènes d’actions avec des acteurs un peu figés par moment. Mais personnellement je le vois plus comme une volonté de marquer des images dans l’esprit du spectateur, comme un tableau. Je comprends que cette manière de filmer (très différente du dynamisme que l’on a l’habitude de voir à présent) puisse en rebuter quelques uns mais ça serait assez dommage de lâcher le film pour cette seule raison.

 


Bref, je ne saurais trop vous conseillez ce film. Comme pour The Thing, Carpenter parvient incroyablement à retranscrire une ambiance sombre, pesante et mystérieuse qui sublime un traitement scénaristique inventif, transgressif et clairement non dénué de thématiques (Cercle infernal de la violence, contraste entre la profonde humanité des protagonistes et la « déshumanisation » du gang, lutte pour survivre…). Une œuvre marquante à plus d’un titre.

 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:31
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Quelques uns d'entre vous se souviennent encore en jouant la 1ere fois à Mortal Kombat, se dire "Tain ! cette ambiance.. ce personnage éléctrique, tout ça me dit quelque chose.."
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Un vague souvenir d'avoir vu pareil folie sur grand ecran, avec des personnages volant à tout va, mélange d'absurde et de cohérence dans un univers méconnu.

Vouep les gens, c'est en 1986 que nous apparait cette ovni cinematographique qu'est Big Trouble in Little China (apres l'incroyablement paranoïaque The Thing) avec la création du plus grand anti heros de tout les temps :

Jack Burton !
Baroudeur, grande gueule, Jack est un routier qui en a vu des aventures (parait il !), mais c'est à Chinatown en retrouvant son ami Wang qu'il se retrouvera propulsé dans la plus folle de toute sa vie..
Une histoire de legende, d'Empereur fantôme, de malédiction et de chinoise aux yeux verts.
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De ce synopsis, il est facile de constater que Carpenter était déja fan de films HK , genre encore peu connu du grand public à l'époque, son challenge fut de nous les faire decouvrir dans un style encore jamais egalé.
Evidemment son echec fut tout autant monumentale par l'avant gardisme, parce que nous pauvre occidentaux, ne comprenions pas que dans le foutraque ambiant hilarant, se cachait une mise en scene ainsi qu'une ecriture incroyablement subtile.
Mais comme on le sait "tout est une histoire de reflexe", c'est d'ailleurs assez amusant de voir que de nos jours les gens ne jurent que par Tigres et Dragons.

Parce que oui, malgré son aspect rigolo, Big Trouble In Little China est d'une subtilité incommensurable..
D'abord par son introduction de personnages repondant à des codes élémentaire de 1er abord (le sidekick asiatique, le heros americain, l'avocate appelant la liaison amoureuse, le vieux chinois magicien, ect), pour soudain briser tout ces codes Hollywoodiens déjà redondant..
Tout se barrais en testicules !  Mais que se passe t'il ? Ou sommes nous ?
Ceux qui suivent au fond crieront "dans l'enfer des pecheurs à l'envers !", ils savent bien de quoi je parle.

C'est suite à une lecture plus posé (analytique quoi) que l'on comprenais que non, l'americain n'était pas le heros, surtout pas d'ailleurs..
Jack/Kurt Russel n'était que la répresentation type du spectateur, il est censement en terrain connu (le cinema d'action), néanmoins il est perdu, totalement largué face à des choses qu'il n'a jamais vu auparavant..
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Le charme du personnage se construit donc sur sa façon de ne jamais gerer, vivant les situations rocambolesques bon gré mal gré façe à des etres hybrides et à la magie, avec autant de bravoure que de ridicule..
A l'image de son inoubliable speech badass avec la grossiere marque de rouge en lèvres en travers des siennes.
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Du coup, inconsciemment on se prend d'empathie totale, d'amour même pour ce loser, en occultant presque que toute l'intrigue tourne véritablement autour de Wang :
Wang qui maitrise le kung fu et trouve souvent la façon de les sortir de ce mauvais pas.
Wang le réel guerrier, qui en allant chercher sa future fiancé à l'aéroport, la voit se faire kidnapper par une puissante secte millénaire qui convoite les yeux verts de la demoiselle.
Car ces yeux de jade serait la solution pour que le grand mechant sorcier Lopan puisse enfin mettre fin à sa malediction spectrale..
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Jack (et nous, pauvre spectateurs) seront embringué dans ce fourbi d'émotions qui mélange surprise, peur, amitié forte, égo blessé et fausse justification telle que la recherche de son camion dérobé..  
Subissant avec le faux heros, on plonge litterallement dans la folie, d'une ruelle envahit par 2 gangs, on se retrouve au trefond d'une cité perdu à affronter des Golems et autres creatures mystique tout autant chelou.
Puis aidé par un sorcier nommé Egg Shen, ils s'efforceront de sauver la demoiselle et detruire ce mal intagible qui séjournait depuis des siecles parmi nous.

Le film ne se contentait pas seulement de fournir un humour/second degrés totalement assumé, ni des punchlines devenu culte, il proposait aussi et surtout des scenes d'actions jouissives dont les references les plus visible (ne serait ce que dans le jeu Mortal Kombat) se retrouvent aujourd'hui disséminés dans quelques oeuvres.
Jubilatoires et hyper rythmé, Carpenter avait fourni (trop en avance) un film technique et décalé dont chaque lecture recele son lot de surprise.
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Et on était en 1986 hein, en voyant ce gif çi dessus, je sais pas bien si vous vous rendez compte de l'hommage à une industrie à peine naissante du jeu vidéo.

Et quand à la fin de l'aventure, en guise d'adieu, Jack dit à son ami Wang :

-"On peut dire qu'a nous deux on aura ebranlés les colonnes de l'enfer.."
-"Et on en verra d'autre.. On verra d'autre.."
Ca sonnait comme une symbolique, celle du bousculage et de l'ère nouvelle du cinema qui venait d'apparaitre dans nos contrées occidentales.
(Ce fut d'ailleurs le cas.)
   

Wep, Souvenez vous toujours de ce que dit le bon vieux Jack Burton, quand le tonnerre tonne, que les éclairs zebrent le ciel, et que la pluie tombe comme un rideau de fer..
Le vieux Jack Burton, il regarde le tonnerre droit dans les yeux et il lui dit :

"Tu peux toujours tonner camarade... Moi rien ne m'etonnes !"
 
Ben pour moi c'est toujours étonnant..
 
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Published by Linsky qui etait pret dans le ventre de sa mere.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:52

Il y a des films et des personnages qui ont marqués leur temps, "Escape From New York" (aka New York 1997) fut un de ceux là.
Une idée simple simple et anticipatrice selon laquelle New York devenait une immense prison chaotique et en dehors de tout loi..
La thématique :
Une guerre sous jacente et un president pris en otage avec un document/une bande audio d'une extreme importance au niveau diplomatique.
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En 1981, Carpenter dans un relent d'anarchisme habituel s'etait regalé à faire une critique de l'Amerique et avait crée une icone en Snake Plissken (Kurt Russel).
Un personnage denué de sens de patriotique depuis belle lurette et d'empathie pour l'humanité, ayant un statut aussi dangereux que quasi legendaire pour quelques actions heroique avant de devenir un traitre à sa nation, un paria..
L'anti heros par excellence.


Seul un homme peut entrer dans New York et sauver le President, malheureusement c'est le plus grand hors la loi qui puisse exister, marchandage et piege, de gré ou de force Snake n'a que 24h pour réussir sa mission avant que le produit injecté dans son corps ne le tue..
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Il n'a plus le choix, l'acte patriotique lui sauvera la vie, situation ironique lorsque quelques minutes avant, Bob Hauke (chef de la securité nationale) en disant  "il faut sauver le President !", Snake lui repondait  avec son flegme mythique :
"le President de quoi ?"

Le film se permet des lenteurs, Snake n'est pas vraiment pressé en realité son nihilisme depasse l'entendement..
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Ce ne sont quelques rencontre heureuse qui lui permettent d'avancer dans sa mission..
De vieilles connaissance, "des fans", pas forcement de mauvais bougres dans le tas mais tout se marchande en prison.
L'obstacle à sa mission, le "Duc", maitre des lieux considerant le President comme monnaie d'echange.
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Non, ce n'est pas un film d'action à proprement parler, seulement un divertissement à voir au second degres par le traitement psychologique dont Snake est le centre..
Que ce soit dans ou hors de New York, tout le monde connait Snake même s'ils ne l'ont jamais vu, et chaque protagonistes du film ira de sa phrase accentuant son aspect mythique :
"oh ! Snake Plissken, je te croyais mort !", "Snake Plissken ? je pensais que tu etais plus grand..", ect..

C'est apres s'etre fait tirer dessus à mainte reprise et blessé qu'il ramenera le President hors de New York.
Le timing etait serré, et pendant qu'on lui enleve le produit qui aurait du le tuer pendant, le chef d'Etat se fait vite installé en sequence de maquillage pour son interventions mediatique.
Dans un dernier face à face où il demandera au President ce qu'il pense de tout les hommes morts pour lui avoir permis de s'echapper, quelques peu pressé avant son passage télé celui çi repondra "qu'ils n'ont fait que leurs devoirs", Snake tournera les talons..
Il a toujours su, il n'y a pas plus d'humanité en l'homme d'etat que dans le Duc et ses voyous, il n'y en a jamais eu, nul part..

Ereinté et trainant la patte, Snake s'en va, Bob Hauk, sentant la rancoeur, lui fera le tout dernier affront :
"Alors Snake vous ne me tuez pas ?"
Snake s'immobilise et sans un regard, lachera :
"Pas ce soir Hauk.. je suis fatigué.."
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Les medias se mettent a filmer, le President met la bande audio qui devra mettre fin à l'incident diplomatique mais à la place une musique Jazz se fait entendre, s'eloignant dans le noir Snake dechire la vraie bande audio..
Une bonne guerre ça ne sera jamais pire que ce monde déjà trop pourri..

Un film d'action avec un budget minimale qui a bien vieilli et qui aura toujours une force incommensurable..
De nos jours, il pourrait certes preter à rire, mais c'etait couillu quoi qu'on en dise.
Wé, John Carpenter avait crée un joyaux, et dans tout la beauté de sa création, il avait surtout bien chié dans les bottes de sa nation.

 A suivre "Dans les Griffes de Carpenter"..

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:39

Et dire qu'il va falloir que je precise que je trouve cette oeuvre maitrisé, malgré la consternation, surement..

Sous themes, subtilitées dans la mise en scene, maitrise du cadre, de l'action et surtout de la narration :

Lecture sur la colonisation et l'ecologie, c'est surement le truc qui a sauté à la gueule des gens.
Puis double, sur une histoire d'un personnage retrouvant le sens de la vie dans une extension (l'Avatar), d'autre qui les perdent de plus en plus dans d'autre extensions (les Mechas).
Comme celle d'un demi homme (paraplegique) se faisant promettre des jambes par un surhomme dans un Mecha, pointant du doigt et mettant un doute sur le terme "vraie jambes" dans un monde de technologie..
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Et puis *paf*, triple lecture sur le colonel Quarritch/Papa et le Dr Grace/Maman se disputant une genre d'education de l'enfant qu'est Jake Sully..
Tres paternaliste le Papa Dragon (selon son nom d'unité), tout autant déçu voyant Jake s'echapper..
D'ailleurs, "Viens voir Papa" dira t'il en tentant de tuer celle qui lui a fait trahir son sang, sa race..
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Car c'est l'Amazone Extra-terrestre Neytiri, qui apprendra à l'enfant à grandir :
"Tu es sans peur, courageux, mais stupide comme un enfant !"
Jake deviendra alors un vrai homme retrouvant ce qu'il avait perdu sur sa planete..
Une vie, et surtout une Mere : Eywa.. la Nature.
(Dixit Jake : "sur notre planete il n'y plus de verdure, plus d'arbre, les hommes venus du Ciel ont tué leurs Mere !")

Il y a aussi au centre de l'intrigue, ce concept technologique faisant retourner à la source et utilisant des references :
Des Avatars, des gens se connectant à leur "monde", une addiction de Jake Sully, un univers digne d'un MMORPG..
Ca vous parle peut être, non ?

Et pour le background, que dire de plus ?
Un peuple avec des appendices (leurs tresses) leur permettant de communiquer, d'avoir le Tsaheylu (un lien) avec la faune et la flore de Pandora.
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Une télépathie qui evince tout artifice, qui permet de voir/ressentir comme jamais nous le pourrons (Ouna Tika Mayé).
pas etonnant que pour eux "les mots sont comme des pierres dans leurs coeurs."
Une histoire de renaissance, celle de "JaikeSoully" dans un corps et une monde qui lui donne une seconde chance.
Outre le fait que le nom du heros "Sully" signifie "pollué/souillé"..
Bah les gens, si ça c'est pas une fable, je ne sais pas ce que c'est..

Je vous entend pester "rooh du contemplatif pouah", mais ce serait faire l'impasse sur les moments d'actionner genereux qui en plus se permettent une lisibilité parfaite.
C'est beau, oui.

Il est donc plutôt amusant d'entendre la critique legere du genre "wé, c'est Pocahontas en CGI quoi"..
A croire que Cameron n'avais jamais usé de son talent pour créer des mythologies (Terminator), ou d'inserer des sous themes subtilement caché comme à la fin d'Abyss lorsque le heros dans son scaphandre rempli de liquide amiotique, descend dans le long boyaux de roche pour enfin voir "la lumiere"..
le theme de la renaissance qui lui tient à coeur je suppose.
Pourtant, je ne suis pas pour autant un adorateur du realisateur pour certaines de ces autres oeuvres tel que True Lies ou encore T2.
Tout comme je met un (putain de) bemol sur quelques themes musicaux d'Avatar..
Mon Dieu, le choix d'un tel generique ! pourquoi ?

Ceci dit, je suppose que je suis surement un "skaoun" (imbecile) de parler d'un réel travail aussi bien technique (les CGI, de Diou) que narratif dans une simplicité tres abordable.
Au pire tant pis, c'est pas bien grave..
Je retournerais sur Pandora pour encore voyager, sans remord et me laisserais aller au charme de tout ce qu'il y a là bas.

Ouna Tika Mayé. 
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"je vous vois."

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Published by Linsky voulant chevaucher Neyti..hum.. un Toruk - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:32

Que les spectateurs lambdas s'eloignent à toute vitesse de ce long pavé qui parlera d'une des trilogies les plus critiqués de ces dernieres années..
Je parle bien sur de Matrix, loué par certains (peu), conchiés par d'autres, et pourtant digne de figurer parmi les cultes.
Mais ne vous meprenez surtout pas, je suis pourtant de la vieille ecole, de ceux qui ne jure que par le SFX totalement au service d'un narratif loin des esbroufferies visuelles qui existent depuis l'arrivé des CGI, et si les Matrix meritent l'attention c'est parce qu'ils sont tout simplement le Kinder Surprise dont beaucoup n'ont pas oser effeuiller l'emballage..

Pompeux et pompé sont les mots qui reviennent souvent, possible, les references sont loin d'etre caché, et c'est d'ailleurs en rendant ces hommages que la serie se targue justement d'etre intelligente.
Faisons simple, l'univers de Matrix à d'abord fasciné par son miroir virtualité/realité que tout passionné d'une culture a pu reconnaitre aisement :

Ainsi Thomas Anderson, depuis toujours désabusé et gené, decouvre qu'il n'a toujours été qu'un avatar dans un programme virtuel complexe la Matrice, depart d'une aventure faussement manichéenne dont le spectateurs seront empathique..
1ere erreur de sa part, il etait pourtant marqué en gros dans la ligne directrice que la manipulation etait le maitre mot.
par reflexe d'appartenance les gens ont directement fait un raccourci dont Hollywood nous a trop souvent habitué (humain/gentil ; Machine/mechante), ce n'est pourtant pas faute d'avoir inseré quelques regles de background donnant les clés par les protagonistes..
Les humains ayant vecu dans la Matrice ignorent le systeme et se battront pour le proteger (s'ils ne cedent pas à la folie en y sortant), tout comme nous le feront si demain on nous disait que notre vie est un mensonge.

Codes et regles logiquement accepté, le 2 fit pourtant une taulé.
Pourquoi ?
Il etait pourtant convenu que tout ne serait pas si simple, faute de ne pouvoir detruire un systeme, il faut bien aprendre à connaitre les façons de le contourner et donc de le comprendre, ce que Reloaded met bel et bien en avant.
la thematique pousse aussi le sujet de virtualité en exergue.


- Si Neo pensait etre un homme dans un monde réel, à la fin du 1er il comprend qu'il n'est qu'un programme dans un systeme regit par des regles informatiques hackables.
- Dans le 2, il est devenu un hacker confirmé usant de cheat et de poke comme dans l'enorme jeu video qu'est la Matrice, la Matrice s'adapte, tout s'exagere et c'est normal.

Dans la séquence finale, l'Architecte devoile enfin la verité et tout prend son sens :

Il n'y a pas de prophetie, ni de mysticité, Neo n'est qu'un bug cyclique dont la machine s'accomode plus ou moins par depit pour se rebooter.
La pilule est dure à avaler pour le spectateurs bien sur, mais apres tout il a choisi la rouge avec Neo dés le depart.


Dans le 3 eme episode et le final, l'ere des mensonges et terminé, l'analogie entre réalité et virtualité aurait dû fatalement poussé à la comprenhension depuis belle lurette.
(Des "cookies" distribué par l'oracle/traceur, des gens entrant dans un systeme/virus, des agents le protegeant/Antivirus, un metro sortant et entrant des informations en masse/clé USB, ect..)
Les Machines nous utilise comme nous les utilisons..

Conversation du Maire et Neo dans le systeme d'epuration des eaux de Sion :

"Je n'ai strictement aucune idée de ce que ces machines font mais ce que je sais c'est que j'en ai besoin pour vivre.."

Il n'y a pas de mechants ou de gentils seulement l'unique conflit d'interêt le plus basique du droit à la vie.
Neo l'acceptera/comprendra enfin que le combat est sterile..
6 milliards de gens refuserait de sortir du monde ou ils sont née, ils en mourraient, ils ne sont d'ailleurs même pas au courant qu'il y a un exterieur..
Sa fonction n'est que la finalité d'un nouveau cycle de vie liant sa race à celle des machines, se nourrisant les uns des autres.

Evidemment ceci est grossierement raccourcis expres pour sauter sur ses multiples thematiques qui parsement l'oeuvre et l'a rende autrement plus pertinente en pas mal de points à mes yeux.

Il y a aussi ce savant melange de culture qui façonne le film de maniere evidente.
Reference informatique/jeux videos, Kung Fu, Comics/Mangas, sont diverses formes hommages et techniquement c'est déjà le bonus non negligeable que tout cinephile ayant l'oeil un peu averti ne pourrais contester à moins d'etre de mauvaise foi.

Si vous insistez vraiment je peux directement faire le lien avec une des source inspiratrice visuelle comme Dragon Ball, dont dernierement on nous a montré tout l'etendue technique en carton pâte d'un realisateur et le tout doté d'un narratif pour gosse de moins 6 ans avec le même budget..
Wé, ça remet un peu les idées en place je pense et ça fait un peu relativiser.


Mais bref, si certaine reference philosophique, religieuse, culturelle ont sauté aux yeux des plus interessé, j'y ai aussi et surtout decelé la structure d'un systeme politique.
Et je pense sincerement que ceci la vrai thematique de Matrix, dixit l'Architecte :


"La première Matrice que j'ai créé était parfaite. Une vraie oeuvre d'art, irréprochable, sublime. Un triomphe qui n'eut d'égal que son monumental échec. Sa chute inexorable m'apparait à présent comme une conséquence de l'imperfection innérante à tout être humain. Je l'ai donc remanié. Selon votre évolution. Pour refléter plus fidèlement les diverses bizarreries de votre nature. J'ai cependant été frustré par un nouvel échec. J'ai compris par la suite que le succès m'échappait parce qu'il fallait un esprit inférieur au mien ou peut être bien, un esprit qui serait moins soumis à ces paramètres de perfection. C'est ainsi que la réponse fut trouvée par accident, par l'intuition d'un autre programme, initialement créé pour explorer certains aspects de la psyché humaine. Si moi je suis le père de la Matrice, elle en est indubitablement la mère."


L'Architecte avoue qu'une machine n'est par definition que logique et mathematique, la politique ne peut donc pas exister avec pareil raisonnement, cependant pour que les humains puissent vivre (correctement) en son sein il manquait "nos bizarreries" (je cite) qui nous definissent.
Il fallait donc créer des Programmes tel que Persephone, Merovingiens, ect, qui seront les 1er à conceptualiser les sentiments peu logique comme l'amour/la haine, et engendreant bien entendu le bug cyclique (Neo).
Pallier à ceci et créer l'equité dans un systeme devenu chaotique, tel est la fonction l'Oracle.
Des programmes peu logique mais assurant pourtant l'harmonie humaine, c'est la problématique de la Matrice..
Une allegorie qui est le fondement du film, puisque Neo et les humains ne sont finalement que les outils politisés de 2 Intelligences Artificielles qui ont une vision conflituelle de leur propre societé :

- l'Architecte, symbolise le Conservatisme.(du côté des agents/Anti Virus).
- Oracle, symbolise le Progressisme (du côté des humains/virus).

L'impossibilité des deux I.A à se faire la guerre (par leur importance au sein du systeme qui les fait tout vivre, humains et programmes), ils créerent chacun à leur depend un étendart ideologique qui se deformera..
Neo et Smith deviendront alors les 2 faces d'un anarchisme evolutif et excessif, 2 fonctions ayant soif de liberté et detruisant la Matrice.

Et si "le choix" etait le maitre mot de ce conflit, (l'absorption de Neo/le 6 eme reboot) les dernieres paroles des deux I.A feront de ce mot la clé du nouveau systeme demarrant..
Dorenavant les humains s'apercevant etre dans la Machine auront "le choix" de sortir.
Eh oui, cette lecture ne place pas l'humain en personnage principal de l'aventure, mais plutôt la Matrice qui à chaque nouveau cycle apprend de nous et utilise nos propres outils pour le meilleur ou pour le pire.


Quand à la fin apparait le "Deus Ex Machina", bien qu'il soit la representation symbolique du Dieu gerant ce monde, il n'a pas encore pour autant conscience de cette extreme bizarrerie dont l'humanité à besoin pour se rassurer et dormir en paix.

D'ailleurs les derniers mots du film ne seront pas vraiment en faveur d'un heros mais plutôt d'un sentiment, même d'une future et nouvelle intuition conflictuelle interne encore plus complexe dans cette machine qui apprend :

"Oracle, vous avez toujours su ?"
"Non, j'avais juste la Foi."

Et pour un programme, avoir la foi c'est le debut d'autres emmerdes, ça c'est sur. ;)

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:22

 

OUCH !! oui, c'est ce que Max Payne aurait dû faire transparaitre comme choix artistique..


C'est un constat dans la continuité du probleme des adaptations, car il y a des mecs qui ont essayé depuis des années d'adapter "Punisher" en film, ou comme j'y faisais allusion "Max Payne"..

ben j'ai envie de leur dire :
arretez s'il vous plait !! regardez James Wan faire et essayez de comprendre, par pitié !

 


Mais Death Sentence n'est pas une adaptation, attention hein..

Même si le synopsis reste dans la verve du "vigilante/revenge movie" en racontant comment un bon pere de famille, honnete et sage sombre petit à petit dans l'univers de la violence apres la mort de son fils, abattu par un gang.
Ici pas de concessions à la mord moi le noeud, et tout cela montre bien vite un point de vue souvent negligé dans cette descente aux enfers.

On ne peut vraiment accepter sans sourciller la voie choisi par le personnage principal (Kevin Bacon), on comprend vite l'erreur, la mecanique de violence sans fin qui s'engage.
La recherche jubilatoire de la vengeance pour nous spectateur a un gout malsain, un cercle vicieux qui s'est engagé entre voyoux, parmi
quelques prestation surprenante d'un Goodman suant l'enfoiré. 


Jusqu'au dernier moment qui appelle le generique, on pourrait aisement se dire que Wan a fait la vraie version (non officielle) du Badass de Marvel ou de Max Payne avec une realisation coherente, creative et rythmé comme on en voit peu..
Et dans la perte de soi et la transformation physique de Bacon, on entendrait presque en fond :


"This is not a vengeance.. this is a punishment !"

 

Une fois de plus, c'est quand il n'y a pas le luxe et les paillettes d'une licence qu'on s'en rapproche le plus de ce qu'il faut, et tout ça sans Bullet Time en plus..

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:50

C'est ce qu'avait dû se dire Bob Hopskins le jour où il a lu le scrip proposé par un grand studio, de l'adaptation d'un des jeux videos les plus connu au monde.

Une comédie fantasiste et certes dépaysante mais visant un public forcement jeune,  une esquisse qui aurait dû rester unique.

C'est ainsi que commence officiellement la terrible histoire des adaptations des jeux videos au cinema..


Je ne le cacherais pas plus longtemps, je fais partie de ceux qui pensent que la connection des 2 medias puissent etre referencé mais aussi qu'il est quasiment impossible de les juxtaposer de cette façon.
Si les jeux videos impliquent une reactivité/interactivité, les films eux, ne sont sujet qu'à une certaine passivité du spectateur..
Il est donc évident que de voir ses heros vidéoludique sur ecran, joué par des acteurs, n'apportent que frustration et deception.
Seulement voila, rien n'arrete une machine qui engendrent des millions en visant un public de fans, de curieux ou de plus jeune moins reflechit sur la question.


Quand Street Fighter The Mouvais sorti en 1994, ce fut la cohue, des milliers de fan du jeu éponyme etaient pret à voir leurs personnages favoris se savater sur grand ecran..
 
Promu par un JC Vandamme encore au top de son statut bankable, tout etait permis même de mettre une Kylie Minogue en treillis tout autant peu coherente en Cammy aussi.
Un sucées parait il, néanmoins pour le cinephile averti, difficile de ne pas voir l'enorme supercherie..
Un script remanié afin d'eviter un maximum les combats attendus, des choregrahies inexistantes, des cascadeurs cul de jatte, des effets cheaps et des dialogues.. Mon Dieu.
Il n'etait pourtant pas difficile de laisser le pouvoir cathartique du jeu, basé sur un simple tournoi, faire le sel du film.
(c'est pas comme si ça n'avait jamais été fait avant, avec Bloodsport, ect.. ou bien d'autres..)
Des choix incomprehensibles si ce n'etait pas pour flatter le fan, qui ne jurait que par l'acteur principal incarnant Guile..


Pas etonnant qu'un ans plus tard, Mortal Kombat The Mouvaies, soit devenu le petit chouchou de quelques uns, pourtant tout aussi mauvais dans le sens inverse :
Effets speciaux experimentaux et excessifs, choregraphies hyper cablés, avec un triste Christophe Lambert donnant ses dernieres prestations de "hin hin..".

Plus important à noter, Mortal kombat le jeu etait déjà un bouillon de culture cinematographique.
(Johnny Cage n'etait autre qu'une reference à Vandamne, Liu Kang à Bruce Lee, Raiden à Lightning des Aventures de Jack Burton ( References.) , et le mythe Ninja  source de fantasme depuis que le cinema HK avait traversé les frontieres..).

Adapter un jeu video referencé de plein de film devenait le paradoxe qui se profilait pour les années à venir.  

Je pense que vous serez d'accord quand à l'inutilité de s'attarder sur des adaptations telle que Double Dragon, qui reste tellement vide de sens que nous ne serions quoi en dire.
(A part qu'Alissa Mylano etait jolie.. quoique pour l'occasion, je passe..)



Plus tard, l'ere de la 3D donna un nouveau souffle au cinema (s'il avait été asmathique ça nous aurait surement arrangé, dommage.) avec des jeux plus immersif comme Tomb Raider ou Bio Hazard/Resident Evil, c'etait l'occasion de recuperer des histoires plus construite et complete, plus facile à retranscrire.
Sauf que..
Une fois encore, les studios ressuçant des concepts vieux de 30 ans pour nous les mettre dans un emballage tout brillant (kung fu, pirouettes, Milla Jovovitch) continue à faire comble de l'absurdité en annhilant la substance 1ere des oeuvres.
Sérieusement ? les Resident Evil peuvent il etre qualifié de films d'horreur ? Ou même juste de bon films d'action ?

Faut il encore rappeller que le jeu etait ouvertement tiré de diverses oeuvres cinematographiques (Night Of The Dead  entre autre..), et que "faire le film d'un jeu tiré de films" n'est peut etre pas la chose la plus pertinente qui soit, surtout si les elements horrifiques disparaissent pour laisser place à une actions basique et souvent ridicule.
Pas de quoi rire, je pense.


Ou plutôt si.
Puisque un realisateur ayant compris l'attrait du fanboy mouillant son caleçon à l'idée de voir ses heros prendre vie sur pellicule, prendra possession à lui tout seul du terme "adaptation" pour enfin donner aux gens ce qu'ils desirent réellement :
Vivre de l'action intense et bourrine sans agiter sa neuronne.

Le chemin etait ouvert pour le denommé Uwe Boll.

(sur lequel je ferais un article, pour devoir de memoire.. car il y a des erreurs à ne plus jamais reproduire.. jamais.)

"Grand genie de son epoque"  et assumant totalement sa triste vision du monde videoludique avec Alone In the Dark, House Of The Dead, Bloodrayne, Postal, Far Cry..


Boll s'est autant illustré pour ses talents de realisateurs mediocres (voir les plan de rails de camera apparaissant dans le champs, acteurs en roue libres, sequences de "Bullet Time" Artisanal, insert grossier..), que pour son opportunisme, quitte à faire des films sans même en comprendre la substance et c'est d'ailleurs tout ce que nous meritions.


Apres ces ultimes outrages, il est presque logique que quelques telefilms comme Wing Commander ou longs metrages tel que DOA, Tomb Raider, Doom ou Hitman, soit consideré comme tres honnete..
De bête actionner jouant sur un esthetique parfois leché, même si quelques fois hors de propos, passant d'un Pegi adulte (+18) à film asceptisé pour adolescent.
Le cas d'école du mignon navet qu'est Max Payne, faute d'être un Polar noir/Revenge Movie violent comme le(s) jeu(x) dont il est issue.


C'est aujourd'hui une evidence que le mot "Adaptation" fasse frissonner le cinephile.
A se demander si l'exception existe et ne s'appelerait pas Silent Hill..

Non pas que l'oeuvre soit parfaite, mais au moins elle a su retranscrire un minimum ce dont elle etait tiré..
Malgré trop de concession sur la thematique de l'horreur et pourtant largement plus encourageant dans l'ecriture et l'ambiance.



Toutefois, au bout de 16 ans d'adpatations est ce vraiment tout ce que l'on pouvait esperer de mieux ?

Ben non..
Et sachant que Silent Hill, a aussi tiré ses sources de certaines films déjà existant, etait ce vraiment utile de toute façon ?

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 16:13

Ayant trop souvent entendu des propos negatif sur le genre "Zombie", aujourd'hui il est temps de remettre les choses à leur place.
Amoureux depuis toujours des oeuvres d'anticipations, je n'ai jamais saisi comment une thematique horrifique et dramatique pouvait autant basculer dans la guaudriole et dans la blague potache afin que les zombies servent de punching ball aux bouffeur de popcorn.


Il est pourtant logique que chaque mythologie de monstres, reflete une angoisse d'epoque, de peur inconsciente ou autre :

 

- le Vampire est tres fortement liée à la religion et ses tabous (sexes et co),
- le Monstres biologique, lié à une angoisse environnementale,
- les Aliens, liés à la peur de l'inconnu/etranger,
- les Robots, liés à la peur technologique/informatique,
Ainsi  le zombie est tout autant representatif d'une chose plus ou moins consciente.


C'est Romero en creant l'un de ses 1er films, qui a instauré les regles et prouvé que sous la forme peu ragoutante du mort pouvait se cacher un réel fond.


En commençant par Night Of The Dead de 1968 (ouvertement tiré de "I am Legend" de Matheson), que Romero a posé sa problematique..

Une genre de "contagion" debute dans une region, un petit groupe de survivant trouve refuge dans une maison et doit  resister à une horde grandissante de "mort qui marche", mais surtout aussi faire façe à d'autres problemes souvent occulté (comme vivre en confinement avec d'autres gens/partager un territoire), qui meneront à leur propre destruction.

Mon 1er constat c'etait que la solution (et la thematique) si façile dans le genre etait autre ici, puisqu'il ne s'agissait pas de monstres, de virus, mais tout betement de la mort..
Aucune balles en argent, aucun pieu, aucun remede ne pourrait eradiquer le probleme.
Les protagonistes aussi bon, fort, intelligent, logique soit-ils, n'y pourront rien..
La mort est ineluctable et exponentielle.

La resonnance de ces "morts cannibales" se devoilait petit à petit au fil des lectures..
Ils sont "nous", parents, enfants, voisins, amis, anonymes, sous un vision peu empathique car putride, et sans reflexion, néanmois unifiés..
Contrairement aux humains survivants qui paradoxalement, en etat d'urgence font preuve d'egoisme et s'entretuent pour la survie.
Des morts unifié par un instinct primaire qui les guide, un pretexte pour parler de nous ?


C'est dans Dawn Of The Dead que le message prend tout prend son sens..

Hormis, la critique pertinente sur les medias, ce fut surement un fantasme de voir les heros de cette episode, s'installer dans un supermarché où tout y est abondant (les produits de consommations) puis de s'apercevoir que les morts errent déjà à l'interieur, par reflexe/instinct.

Le personnage de Peter dira :
"Ils sont ici parce que c'est un vague souvenir de leur ancienne vie."
Tout est dit, l'analogie est evidente..
si "ils" sont "nous", alors nous sommes ces decerebrés errant dans les temples de la consommation, pour acquerir non pas par besoin, juste par reflexe..


Dans Day Of The Dead, on avance encore dans une direction plus critique de l'humanité puisque maintenant la proliferation s'etend pleinement..
Un groupe de soldat et de scientifique se cotoient dans un bunker dernier bastion de la resistance.
mais une fois de plus, le relationnel sera voué à l'echec par definition et vocations des personnages..
Un épisode clairement anti-militariste, dans un monde ou la mort c'est personnifié et nous a pris comme receptacle une force armée ne peux certainement pas nous sauver.
Pour ce qui est du suivi, les morts apres éveil instinctif du 1er, les reflexes du 2eme, ici, prouvent par certains aspect qu'ils tendent à avoir des souvenirs de comportement sociaux..

Image

Tel "Bub", le zombie qui reconnait la main qui le nourrit et qui fait un ultime salut militaire au vicieux commandant du Bunker qui se meurt..


Rien de plus logique que le comportement empathique des morts de Land Of The Dead, alors..
Le pompiste (Big Daddy) menera son "armée" vers notre territoire, comprenant que notre minorité est un danger pour eux.
Les feux d'artices ("les fleurs du ciel" qui symbolisent le detournement mediatiques de réel problemes) n'y feront rien, ils ne detournent plus leur yeux de ce qui est devant eux..

nous, donc un moyen de survie.
http://images.google.fr/url?source=imgres&ct=tbn&q=http://thecia.com.au/reviews/l/images/land-of-the-dead-8.jpg&usg=AFQjCNHThWIib66lZFBozp5TVgoRVukptg

Oui, car le fameux cannibalisme des morts qui peut paraitre basique et gratuit pour un film de genre, n'est il pas ici juste un moyen de proliferer ? D'etendre sa race ?
Il est expliqué a mainte reprise que la nourriture ne leur est d'aucun interet au niveau vital (il leur est même physiquement impossible de s'en repaître souvent) toutefois leurs morsures provoquent une infection fatale, une mort certaine creant un soldat de plus errant sur des terres desolés.

Les zombies de ce dernier episode nous donneront l'impression que l'humanité c'est degradé à un tel point (par des inegalités sociales, l'egoisme, ect) que ces morts sont les representant d'une nouvelle race, finalement beaucoup plus logique que nous.



Avec une telle coherence de propos, loin de l'idée que Romero voulait juste nous faire sursauter ou nous donner un simple divertissement gore, je pense qu'il voulait nous degouter, non pas par les eventrations ou arrachage de membres en tout genre mais bien plus par une vision nihiliste de nous même et de notre société..
De l'incompetences de nos gouvernement à changer de point de vue ou de se separer d'un mode de pensée voué à l'echec.

 

Night Of.. la nuit ou tout commence, une region subit l'invasion.
Dawn Of.. le crepuscule, le pays commence à se faire gangrener.
Day Of.. le jour s'est levé, il est trop tard pour le pays. 
Land Of.. les années ont passé, la terre est leurs territoires.



Si Edgar Wright (Shaun Of The Dead) ou Danny Boyle (28 Days Later) Kirkman (Comics Walking Dead) ou encore la petite série tres confidentielle Dead Set , ont su rendre hommage au genre avec intelligence, tout ceci reste malheureusement tres exceptionnel..
A voir L'armée des Mort (de Snyder, soit disant Remake de Dawn Of The Dead) qui survole le fond, ou encore Zombieland qui me fait l'effet d'une blague à base de prout en soirée beuverie avec un groupe d'adolescent emeché, je pense que le genre zombies n'a pas vraiment de beaux jours devant lui..
dommage, il y a pourtant encore tant à dire sur "nous".

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