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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:14
Suite de RPG 1 : retrospective.

..Malheureusement pour nous peu de RPG passaient encore les frontieres de l'import.
Ce qui ne fut pas vraiment un obstacle pour les plus atteint de la malediction des RPG, mais dommage tout de même pour le reste de la population qui, à mon humble avis, ne s'en serait pas forcement remis..

Apres avoir joué à Chrono Cross, certains en auraient surement revu à la hausse le terme "de toute beauté" :
suite à Chrono Trigger, Cross vous mettait dans la peau de Serge, decouvrant une sorte de faille dimensionnelle et se rendant compte que dans cet autre realité il est mort depuis plus de 10 ans..
Il ne nous restait qu'à resoudre ce mystere, passant d'un monde à l'autre, bousculant l'espace-temps en créant de fabuleuses repercussions.
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Le systeme de combats jouissait d'une originalité technique nommé "Color Field" qui augmentait ou baissait la puissance offensive/defensive des magies selon votre façon de les utiliser, avec comme condition requise d'utiliser d'abord quelques coups physiques, seule et unique façon d'acceder à ses techniques magiques.
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De nombreux alliés à chercher, des petites surprises via l'altération des mondes "miroir" qui poussait à explorer profondement les mondes.
C'etait beau, addictif par son scenario et hautement referencé par son predecesseur au point de rejoindre les mêmes lieux, et même y rencontrer des personnages pour percer les derniers secrets de Chrono Cross.
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En rapport avec sa thématique, on était évidemment gratifié par differentes fins.
Sortis uniquement au Japon et au U.S, c'est encore aujourd'hui un énorme manque culturel dans la ludothéque de tout RPGiste.

C'en était aussi rageant pour Xenogears..
Sa scene d'introduction/cinématique qui montrait un gigantesque vaisseau, à son bord un équipage totalement depassé par un message qui envahit leur ecrans : "You shall be a God" et par le vaisseau décidé à s'auto détruire..
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Le prélude finissait sur une planete qui semblait vierge de toute vie, au milieu des decombres du navire, une jeune femme nue se levait..
"I am Alpha and Omega...
The beginning and the end...
The first and the last..."

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Une mise en bouche qui annonce la couleur, surement le meilleur script qui ai été realisé à ce jour car pour la première fois un RPG servait de support à une critique, celle de l'Eglise/la religion.
La rumeur disait que c'est aussi pour cette raison que le jeu n'est jamais sorti chez nous..

C'est paradoxalement peut etre pour cette raison que le jeu semblait moche, l'écriture prenant une place plus importante que l'esthétisme.
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Ce n'etait pas affreux pour autant, la grossieté des pixels disparaissait dès le controle de Fei, le heros avec sa faculté à sauter afin de mieux explorer son environnement en 2D/3D, et de sa camera dirigeable par le joueur.
Il ne restait plus qu'à s'assurer que les phases de combats soient aussi pertinente que l'histoire et elles l'etaient grace à un systeme de points d'action et de combos totalement délirant.
Chaque coups attribué à un bouton (carré, croix, rond, triangle) permettait d'accéder aux spécifitées propre à chaques personnages.
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Sans compter que vous ne combattiez pas seulement de cette façon puisque, vous aviez à decouvrir que la technologie intimement lié à l'intrigue, donnait accés à de superbes Mecha, pour lequel il fallait gerer "le fuel".
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Certains pourraient penser que j'en devoile un peu trop et ce n'est pas faux même si vous êtes encore très loin de savoir ou vous mènera cette aventure, si vous decidez un jour de vous y atteler.
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A faire absolument.

Oui, bien sur que j'occulte tout plein d'autres jeux comme Vagrant Story détenteur d'une mise en scene magnifique :
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Ainsi que les Star Ocean, ect..

Tout ça pour vite dire que quand les PS2, Gamecube et Xbox sont sortis, le genre a continué son petit bout de chemin en bien comme en mal.
C'etait inévitable puisque les RPG devenus une valeur sure, certains developpeurs/editeurs ont experimenté ou simplement evolué tandis que d'autres se sont simplement reposés sur leurs lauriers.
Je ne pointerais pas du doigt la serie des Final Fantasy avec sa politique changeante pour s'approprier une nouvelle cible avec l'épisode X-2, puisqu'ils ont osé de constantes évolutions dans le dernier Final Fantasy XII qui s'est fait conspuer alors que personnellement je trouve ça des plus couillu par son gameplay (les Gambits).
Non, ma rancoeur se dirige directement et plus fortement vers une autre serie phare, les Dragon Quest, plus spécifiquement le VIII. 
Car si les épisodes précedant sont réputé et méritoire, je ne saurais dire à quel point je me suis ennuyé devant le vide narratif constant et le background inexistant de l'episode VIII : l'Odissée du Roi Maudit.
La paresse à son paroxisme en prenant comme excuse le genre "Old School."
Le jeu se resume à du leveling constant pour un scenario tenant sur un timbre poste et  lancé à la figure du joueur au bout de 5 minutes..
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Dhoulmagus le mechant a lancé une malédiction sur le royaume, et pendant 30h il faudra lui courir apres.
Pas de mystère, pas de suspense, pas de twist..

Le sempiternel heros muet et 4 alliée avec un background au zéro absolu :

- Yangus le bourrin, voyou des chemins qui se prend d'amitié soudaine pour la moule que l'on incarne et le suit..
- Jessica la magicienne, mauvais caractere en bagage charismatique,ça en dit long, qui veut se venger de Dhoulmagus qui a tué son frere, quelle coincidence..
- Angelo le beau gosse, chevalier de l'Abbaye qui vient.. parce que Jessica est belle.. surement..
- Et enfin le Roi et sa fille transformé en cheval (Sarah Jessica Parker ?) qui évidemment, sont là pour retrouver leur apparence et vous aider à trouver Dhoulmagus..
Youhou !

Avec des combats qui ferait fuir la cafeïne d'une bouteille de coca (leveling, leveling, leveling..) stratégiquement ennuyeux (on augmente sa tension et on tape.. quand l'ennemi ne brise pas l'augmentation.. Youhou au carré.)
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Comble du tout, avec un univers si vaste et grand, il n'y a rien.. nulle part.. deux soit disante sous quetes qui se tirent la bourre :

- Comme habituellement des monstres à capturer pour les faire combattre.. A la sauce Pokemon..
- Un dungeon spéciale nommé "Dragon" qui nous fournit les super armes/armures que d'abord il faudra finir le jeux pour les avoir.. Trés utiles donc.
- Enfin, une fausse sous quete nommé "Paf Paf" (allusion sexuelle connu des fans de Dragon Ball)..
Ben wé, chercher pendant des heures des indices juste pour une vanne même pas drôle, c'est donc ça la magie d'un jeu "Old School" ?
Bizarre, je ne me souvenais pourtant pas que les jeux de l'époque etait aussi.. vide de sens.

Autant que je me remette à la serie "les livres dont vous etes le heros." avec 1 dés, un crayon et une feuille, ça sera beaucoup plus passionnant.

J'aimerais que les gamers ré-apprennent à ne plus suivre des tendances et encenser des jeux vitrines, voire qu'ils retrouvent enfin leurs esprits critique..
Comme disait Hironobu Sakaguchi :
"Je ne sais pas faire des jeux d'action, je prefere raconter de belles histoires", ça tombe bien, moi je n'attend que ça.
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Published by Linsky qui referme le livre.. - dans Dossiers de vieux Pixels et de vieilles Bits.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 15:23
J'aime bien lire..
J'ai toujours aimé ça, ceci expliquerait pourquoi les RPG ont toujours été forte source d'emotions pour moi.
Avancer dans ce genre de jeu c'est comme tourner les pages d'une histoire dont je suis le héro, seul l'extension me rappelle comment je voyage dans ces univers, en outre ici les consoles ou PC.

Eh  ! Attention hein, je ne suis pas là pour faire l'apologie des Final Fantasy ou d'entrer dans les polemiques pueriles comme:
"Wé lol le 7 c'est le mieux ! oooh je love Yuna dans le 10.. et le 12 c'est de la merde ptdr on dirait un MMORPG !", bref
des jugement de valeurs digne des maternelles grandes sections, surtout qu'il n'y a pas que les FF dans l'univers RPG.
Et puis on pourrait tout autant debattre des heures durant sur l'apellation "RPG" en considerant que le japon n'a pas le monopole du genre.
Tout autant que les styles qui en decoulent  :
Dungeon RPG, Action RPG, Tactical RPG, MMORPG

Je voudrais simplement parler de l'élément fédérateur qui reste une grande aventure/quete dans laquelle nous incarnons un personnage (et ses amis), la gestion de son inventaires, de son experience et de ses actions.
Bien que cette liberté d'action est illusoire pour la plupart des cas.
Pour un amoureux du genre comme moi n'ayant aucun à priori sur les styles, je me suis toujours autant delecté du RPG Occidental (plus grande liberté, mais moins romancé) que du Japonais (le contraire evidemment.)
Cependant, je dois l'avouer j'ai plus souvent taté du japonais (je parle des jeux hein..) par defaut, du simple fait de les avoir decouvert assez jeune sur consoles.
Par ailleurs comment aurais-je pu savoir à quel point je tomberais amoureux du genre en voyant la 1ere fois la complexité du game system de Phantasy Star :
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Phantasy Star qui avait l'air d'etre une chouette aventure avec ses personnages, son village engageant et ses plaines de curiosités.. Néamoins il fallait surmonter de moche habitude du rossage de manette.
Il me fallait pousser ce mystere plus loin et ce malgré  la barriere de la langue (U.S) vers l'age de 10 ans..
Une petite epreuve à passer pour comprendre les joies de la strategie et de tourner la page pour lire la suite de l'histoire et pour que l'intrigue se dévoile pleinement.
Je lisais une histoire ou j'etais le heros mais pas celui qui matraque ses ennemis comme le joueur le faisait habituellement avec son pad, ici il fallait utiliser ses neuronnes, compter les potions, anticiper ce que l'ennemi ferait.
un debut laborieux avec des dungeons labyrinthiques mais tres interessant comme experience.

Le choix de tester Final Fantasy IV ne fut donc pas une simple coincidence à l'epoque, moins rebarbatif dans la visite du monde, les combats et dungeons etant plus originaux, autant que son scenario..
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J'adorais ça c'etait concluant.
En quete de quete (wé ! si je veux !), je ne pouvais maintenant plus me contenter seulement de jeux d'actions et autres, il me fallait observer la moindre jacquette evocatrice d'aventure..

Je suis tombé sur Lufia And The Fortress Of Doom :
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Avec son demarrage en trombe, en introduction nous placant dans les ancetres des personnages que nous allions guider, afin d'accomplir leurs destinés..

Breath Of Fire :
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Soigné graphiquement, donnant une immersion particuliere au monde avec un cycle jour/nuit permettant de chasser ou de s'infiltrer dans les village dans l'obscurité.
Des personnages amusant plus ou moins charismatique (Gobi etait moins beau et sexy qu'une Nina ailé mais tout autant utile.)
Sa suite en rajoutait une couche et c'etait bon.

Puis, le niveau c'est soudainement mis à grimper.
Les RPG devenaient de plus en plus sources d'interêts, ils commencaient à devenir des oeuvres à part entiere..
Par leurs beautés mais surtout par les maturitées scenaristiques et leurs musiques qui ont touché le coeur de beaucoup de "rolistes".
Final Fantasy VI :
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La seule evocation de l'introduction peut faire frissonner, lorsque les Mechas annonciateurs de temps sombre à venir, se dirigaient vers la ville de Narshe sous une tempete de neige..
Une jeune femme mysterieuse amnesique detenant un pouvoir disparu depuis 1 000 ans, suite à une grande guerre.
un Empire technologiquement avancée qui s'etend sur ce monde, univers steampunk..
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Poetique, dur, mignon, triste.. magique, il n'y a plus seulement une histoire puisque chaque protagoniste avait sa profondeur, son enjeu et même son propre gameplay.
Pour exemple, on se croyait parfois dans Street Fighter en entrant les commande de "Blitz" (technique) de Sabin.
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Un monde plein de secrets et si fouillé qu'il y en aurait trop à dire.
Ca me démange mais une telle épopée ça se vit ça ne se raconte pas.

Ensuite survint Chrono Trigger, qui au 1er coup d'oeil laissait entrevoir la patte d'Akira Toriyama, qui travaillait en parallele pour la serie Dragon Quest  :
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Un voyager non seulement dans diverses contrées mais aussi dans le temps, mettant au centre de l'intrigue un effet papillon fascinant.
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Préhistoire, Moyen Age, Futur.. Fin des Temps, les héros devaient essayer de maitriser le temps afin de comprendre l'origine d'un mal.
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Un game system original et ingénieux, quand en donnant ou vendant de la viande à un pauvre citoyen à l'An 600 et que sa descendance sera genereux ou avare en l'An 1000, vous sentirez l'importance de vos actions, ceci expliquant pourquoi il n'y a pas moins de 7 fins differentes au jeu.

Ce sont quelques unes de ces perles memorables de l'age d'or, dont je passe les Romancing Saga, Secret Of Mana/Evermore et tout ce que j'oublie..

Les RPG avaient fait leurs trous et quand les consoles CD firent leurs apparitions, ça rigolait plus..
Comme l'arrivé de Final Fantasy VII dont ça m'emmerde profondemment de parler en détail puisqu'il vous suffira de taper le titre sur le net pour voir les multitudes de "FF7 tro le meilleur de tou lé temp lol"..
Non pas qu'il ne merite pas d'eloge mais simplement qu'il fut la decouverte pour une generation d'endormis qui attendaient qu'on leur serve le genre sur un plateau alors que ça n'existait que depuis 12 auparavant..
Ce n'est pas la curiosité qui les etouffaient.
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Vous subiriez donc les "waaa kan Aerith meur c tro booo, jé pleuré !", qui est une mignonne façon de dire qu'effectivement le jeu etait suffisamment complexe et complet du point vue narritif et technique pour faire partie de ceux qui font leur office avec brio.
Le temps etait venu, les gamers s'etaient massivement reveillé, "les rpégé c'est tro B1" et Final Fantasy VII serait  le meilleur de tout les temps..
Mais je le concede, le 1er RPG laisse toujours une enorme cicatrice, pour les neophytes celui çi fut la leur.

Plutôt amusant de constater que l'épisode suivant (Final Fantasy  VIII) crea une vilaine polémique avec son scenario finalement pertinent et son chara design plus "mature".
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De toute evidence, pour les joueur averti il portait déjà le sceau d'une licence suffisament envahissante pour occulter tout ce qu'il y avait autour..

C'est d'ailleurs pour cette raison que je prefere m'etendre et m'attarder sur la fabuleuse saga (j'oserais même dire meilleur, oui je suis un fou moi) des Suikoden malheureusement caché par le succés de la serie encensé çi dessus.
Une série qui fait mal aux fesses.. Avec sa 2D pixelisé, on pourrait le croire tout cheap à côté de celui qui a rassemblé les foules, ce serait une grossiere erreur de croire ça.
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Scenaristiquement inexplicable sans devoiler la substance de ce que sont les enjeux de Suikoden 2, tout ce qu'il y a savoir c'est que jamais un jeu ne vous aura autant mis en emoi de differentes façons.
Fuite, traitrise, acte de foi, nous ne sommes plus dans le manicheisme inherent au genre lorsque l'on doit affronter sa propre nation sous l'etendart de la rebellion..
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Comme dans toute guerre il vous fallait créer une base de ralliement, faire des alliances et recruter une armée..
Pas moins de 108 personnages ayant une etoile de destinée lié à la votre, quelques fois ceux seront même des ennemis.
Une justification de plus pour visiter l'immense monde qui s'offre à vous puisque chaque recoins de carte (ville, grotte, foret, chateau, terre de bataille) recelent de secrets recompensatoire vous aidant à cette épique tache.

Chaque personnages revelait alors son utilité, sa vocation :
Guerriers, mages, stratèges, espions, cartographe, bibliothequaire, ingenieur, marchant d'armes/armure/runes, aubergiste, pecheur, forgeron cuisinier, ect.. 108 etoiles !
Toute participant à l'extension d'un nouveau royaume emergeant, par leurs sous quetes, leurs mini-jeux ou simplement par les énigme qu'il vous fallait résoudre.    
Affinités ou dualités entre vos compagnons, les combats s'en enrichissaient en proposant des combos jusqu'à 6 à la fois.
Jouissif.
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La tactique etait l'élément majeur lors de phase batailles, il n'etait pas impossible d'y perdre definitevement un allié précieux.. Ou que l'on en recupere un.
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Tout comme dans les phases de Duel, basé sur le principe simple du papier/pierre/ciseau (Attaque/Defense/Attaque Ultime) via des dialogues qui demanderont intuition et anticipation de l'action à venir.
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Malgré une ligne directrice fascinante, on ne pouvait s'empecher de fouiller et farfouiller l'univers obsessionnelement pour le background..
Peut etre même qu'en prenant un simple bain, vous y entendrez des choses que vous n'auriez jamais du..
Je reste encore beat devant cette série épique sans compter que selon nos choix plusieurs fins s'offrait à nous.. Et croyez moi,  Suikoden 2 ce n'est pas le jeu qu'on fait qu'une fois.
Une oeuvre majeure du J-RPG

A suivre..
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Published by Linsky qui tourne les pages.. - dans Dossiers de vieux Pixels et de vieilles Bits.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:54

Jamais un realisateur n'aura autant été referencé et malheureusement, ceci est  trop souvent passé inaperçu..
Il est temps aujourd'hui de rappeler ou de faire decouvrir la source de certaines passions et lignes creatices de ceux qui s'en sont inspiré. 

Assault on Precinct 13 (Assaut) :

Si le theme a surement été oublié par nombreux cinephiles..



..Les Bitmaps Brothers en feront une superbe introduction musical de leur jeux, Xenon 2 sur Amiga/Atari ST.
Un tres joli remix, tendez l'oreille.



Quelques autres realisateurs ont tenté un remake non officielle du film (comme dans "Nid de Guepe" un film d'action français réalisé par Florent-Emilio Siri, sorti en 2001.),




Escape From New York :

Kojima ne l'a jamais caché, le personnage nihiliste de Carpenter lui a laissé une marque indelebile, il lui rendra hommage en nommant le personnage central de la serie Metal Gear du même nom.. Snake. 
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Ce sera d'Ailleurs Big Boss qui heritera de la ressemblance physique.
(N'oublions pas que son nom de code fut "Snake" aussi.)
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Le film a aussi crée des lieux marquants comme lors d'une sequence de Fallout 3 The Pitt, dans lequel il nous faut traverser un pont plein de carcasse de voiture et de mines comme à la fin d'Escape From New York.
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Jack Burton dans les griffes du Mandarin : 


L'un des Trombes de l'enfer ("Lightning" de son nom),  donnera naissance à un personnage de Mortal Kombat.. Raiden.

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Rappelons nous aussi de "l'espion flottant" de Lopan qui se retrouvera sur la jacquette du Dungeon RPG tres connu, The Eye OF Beholder :
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Note de Mael qui me dit à l'oreillette :
le "Beholder" existe depuis 1975 dans "Dugeons & Dragons", ce serait donc un hommage de la part de Carpenter plutôt.

Invasion Los Angeles :

Une des punchlines culte de Duke Nukeum 3D n'est autre que la phrase du personnage du film, l'anti heros en entrant dans une banque lunette de soleil (devoilant la verité), fusil à pompe dans les mains dit :
"I come here to chew Bubble Gum and kick some ass".. puis fait un carton sur les Extra Terrestres.
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The Fog :

Dans le jeu Vampire : The Masquerade, les createurs feront reference à son film The Fog lors d'une enigme ou l'on doit entrer 2 mots de passe ("Antonio Bay" et "Lighthouse") sur le navire qui se nomme "Elizabeth Dane".
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Plus capilotracté pour The Thing, je me laisse à dire que "30 Jours de Nuits", m'evoque par le blanc immaculé de la neige parfois taché de sang, un clin d'oeil..
De là à savoir si c'est un hommage, je ne saurais dire, mais bon.. on y pense forcement.
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Preuve que Carpenter a marqué son temps et que jamais un realisateur n'aura autant laissé de trace dans differents medias par sa creativité.
Ce qui ne l'empeche pas pour autant de rendre hommage lui aussi à un autre realisateur que j'affectionne autant dans les dernieres minutes d'Invasion Los Angeles :
quand dans une télévision allumé, un journaliste evoque la-politique-de-romero-et-des-zombies pendant qu'un couple copule allegrement.

Tout ces realisateurs, mes amours.. Ceux qui m'ont appris à regarder les choses moins passivement et naïvement, qui m'ont fait me passionner pour toute la technique qui enrobe le cinema.
Tiens, j'espere aborder prochainement le cas Verhoeven qui m'a laissé de belle cicatrise lui aussi..

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Published by Linsky qui attend de connaitre d'autres secrets.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 14:39


Attention, bijou. Contrairement à mon ami Linsky, j’ai découvert Carpenter et ses films assez tardivement (Moi je suis jeune moi ! [/petit con]). J’ai d’ailleurs acheté aveuglément The Thing en DVD lors de sa réédition tellement Linsky me faisait des éloges sur ce réalisateur… Et je me suis pris une jolie claque ayant trouvé ce film incroyable (Mais je laisse le soin au loupiot de vous en parler, il n’attend que ça ^^). Et donc me voilà de nouveau dans ma quête de découvrir la filmographie de Carpenter… Et là je tombe sur Assaut.

 
http://img297.imageshack.us/img297/5115/assaultonprecinctthirte.jpg
Autant vous le dire tout de suite, dans le cinéma, s’il y a bien un genre de prédilection que j’ai, c’est le huis-clos. Ce sont généralement des films qui, souvent en raison d’un faible budget, vont contraindre le réalisateur à contrebalancer ce « point faible » en perfectionnant l’écriture des personnages et les dialogues. On se rapproche un peu plus d’une pièce de théâtre quelque part. Assaut en fait partie.



Banlieue de Los Angeles. Le Central 13 est un commissariat sur le point d’être désaffecté. Pour son premier jour de service, le Lieutenant de police Ethan Bishop se voit assigné à la permanence du bâtiment le temps d’une dernière nuit, au côté d’un personnel réduit.


C’est alors que deux événements majeurs vont survenir en fin de soirée. Le premier est l’arrêt inopiné d’un fourgon pénitentiaire transportant des prisonniers en route pour la peine capitale. L’un des prisonniers étant gravement malade, l’officier en charge n’a nul autre choix que de faire une halte temporaire et appeler un médecin. Le second évènement est l’arrivée d’un homme affolé demandant protection car poursuivi par un gang dont il a tué l’un des membres pour venger sa petite fille froidement assassiné.


Le vétuste commissariat va alors se retrouver assiégé, le gang ayant pris soin de couper l’électricité et le téléphone. Un premier assaut est donné et très vite les quelques survivants seront le Lt. Bishop, deux secrétaires et deux des prisonniers dont l’un d’entre eux n’est autre que le dangereux « Napoléon » Wilson. Conscient de la « célébrité » du personnage mais également conscient de l’écrasante supériorité numérique des assaillants, le Lt. Bishop n’a nul autre choix que de libérer et armer les prisonniers. Seule une coopération entre eux pourrait leur permettre de survivre.


Cette nuit sera longue, très longue…

http://img254.imageshack.us/img254/6292/40548498.png  http://img694.imageshack.us/img694/9511/113b.png

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Pour ce film, Carpenter a clairement revendiqué son inspiration auprès de deux autres films : le Western Rio Bravo de Howard Hawks, et le film d’horreur The Night of the Living Dead de George A. Romero. Si le parallèle avec le premier film semble assez évident (Un bureau de shérif assiégé) celui avec le second film ne l’est pas forcément au premier abord. Mais nous allons très vite voir pourquoi cette comparaison.

 

Réalisé en 1976, Assault est le deuxième film de Carpenter. Comme souvent, il endosse à la fois la casquette de réalisateur mais aussi celle de compositeur et il peut se le permettre. Le thème musical du film est probablement l’un des thèmes les plus marquants et envoutants que j’ai eu l’occasion d’entendre (Dont un remix intitulé « Hip hop on Precinct 13 » et réalisé par le groupe Bomb the Bass a servi de thème principal du jeu Xenon II. Musique devenue à présent culte pour bon nombre de joueurs). Entièrement fait au synthétiseur, le thème principal conserve ainsi un aspect mécanique et oppressant mais également une atmosphère glaciale totalement dans le propos.


http://img15.imageshack.us/img15/5742/128r.png  http://img15.imageshack.us/img15/3841/69708105.png http://img707.imageshack.us/img707/8964/30454430.png  http://img21.imageshack.us/img21/2858/132i.png
  
En effet, ce thème retranscrit à la perfection le côté calculateur et froid du gang tel que Carpenter veut nous le montrer dans son film. Dès le début, on devine que l’on n’a pas à faire à un gang ordinaire : Celui-ci est pluriethnique, chose inhabituelle. La déstabilisation augmente encore d’un cran en nous montrant qu’ils disposent d’un arsenal d’armes à feu très conséquent suite à un braquage récent et qu’ils sont considérés par la police comme excessivement dangereux.


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Pour finir, on n’entend quasiment jamais les membres du gang parler entre eux. Ils agissent toujours calmement et n’ont aucunement peur de la mort, bref ils sont complètement déshumanisés et c’est là que le parallèle avec les zombies de Romero devient apparent. Tout au long du film, le gang représentera une force inébranlable, une menace dont on ne peut venir à bout. Assaut est donc constamment à la limite du film fantastique voire d’horreur.


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Ce qui suit révélera quelques détails de l’intrigue… A vous de voir si vous voulez continuer ou voir le film en premier (Filez vite aux deux derniers paragraphes dans ce cas) ;)


 

Mais cet exercice de style n’est pas gratuit. A mes yeux la première thématique impeccablement traité dans le film est celle du cercle sans fin de la violence. Le film commence par une fusillade entre la police et six membres du gang en question qui perdront tous la vie. Les chefs du gang décident alors de venger leurs frères en abattant aléatoirement six personnes dans la rue dont une petite fille. Le père arrivant sur les lieux quelques secondes plus tard, réussira à identifier les agresseurs et les poursuivra pour se venger. Il parviendra à descendre l’un d’entre eux puis, désemparé par la tournure des événements, viendra se réfugier au Central 13 se trouvant à proximité… Durant toute la première partie du film, on assistera à cette construction lente et immuable des événements pour arriver au lieu final de cet envenimement : Le central 13.


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Voyons à présent trois des protagonistes du film qui sont très intéressants dans leur écriture. Malgré leurs caractères assez différents, tous sont profondément humains (ce qui contraste totalement avec ce gang déshumanisé).

 

Tout d’abord le Lt. Bishop incarné par l’acteur Austin Stoker. Seul représentant de l’ordre, il sera au début pour le spectateur la seule stabilité dans ce chaos. Ayant grandi dans un quartier pauvre, il aurait pu finir délinquant mais a réussi à s’en sortir comme il l’explique à un moment donné. Il possède également un sens du devoir aigüe : Pour lui la vie d’un prisonnier a la même valeur que la sienne. Mais il ne reste qu’un humain et afin de garder tout le monde en vie, il ne peut s’empêcher de manifester une certaine anxiété.


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Ce dernier point de caractère est totalement l’inverse pour le personnage de Leigh, l’une des secrétaires. Laurie Zimmer y incarne une femme forte, déterminée et également très flegmatique. Mais elle possède le même sens moral que le Lt. Bishop. Elle ne s’arrête pas aux apparences et s’intéresse en premier lieu à l’être humain qu’elle a en face de soi. On peut d’ailleurs s’en rendre compte lors de l’arrivée de Bishop au commissariat : Elle est la seule personne à vouloir spontanément discuter avec lui tandis que la deuxième secrétaire et l’autre policier ne lui accorde qu’un intérêt formel.


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Le dernier personnage et non moins intéressant est celui du prisonnier « Napoléon » Wilson, véritable antihéros interprété par Darwin Joston. Assez pragmatique par nature et un rien nihiliste. Cela lui donne un caractère assez détaché en trouvant régulièrement le mot pour rire quelque soit la situation. Son personnage est d’abord dépeint comme celui d’une personne extrêmement dangereuse à laquelle il faut constamment se méfier. Mais on découvrira par la suite une réalité bien différente. Il aurait pu profiter d’une occasion pour s’enfuir mais il ne peut s’empêcher de rester reconnaissant envers Bishop et Leigh qui ont vu en lui un être humain avant le prisonnier. Il ne peut les abandonner à leur sort. Sentiment renforcé par l’amour naissant et réciproque entre lui et Leigh mais qui hélas est voué à ne jamais aboutir. Un triste sentiment de fatalité est régulièrement perceptible chez ce personnage.


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En plus de leur profond humanisme, ces trois personnes ont également un autre point commun qui pourrait être perçu comme un message : Celui de ne jamais abandonner et de toujours lutter pour vivre. Le personnage de Julie (la deuxième secrétaire) symbolise le refus de se battre, la démission. Pire que cela, pour pouvoir rester tranquille, elle serait prête à livrer au gang le père venu demander de l’aide. La phrase de reproche qu’elle lance à l’égard de Bishop et Leigh qui restent médusés par sa proposition est d’ailleurs bien plus pertinente en V.O. : « Don’t give me that civilized look ». Elle mourra un peu plus tard victime d’une balle perdue. Quant au personnage de Wells (le deuxième prisonnier) lui aussi représente une autre forme de refus à savoir la fuite. Son sort sera le même que celui de Julie…

 

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Un petit mot sur la mise en scène. Autant vous l’avouer, elle risque de paraître un peu « vieillotte » pour certains. Notamment les scènes d’actions avec des acteurs un peu figés par moment. Mais personnellement je le vois plus comme une volonté de marquer des images dans l’esprit du spectateur, comme un tableau. Je comprends que cette manière de filmer (très différente du dynamisme que l’on a l’habitude de voir à présent) puisse en rebuter quelques uns mais ça serait assez dommage de lâcher le film pour cette seule raison.

 


Bref, je ne saurais trop vous conseillez ce film. Comme pour The Thing, Carpenter parvient incroyablement à retranscrire une ambiance sombre, pesante et mystérieuse qui sublime un traitement scénaristique inventif, transgressif et clairement non dénué de thématiques (Cercle infernal de la violence, contraste entre la profonde humanité des protagonistes et la « déshumanisation » du gang, lutte pour survivre…). Une œuvre marquante à plus d’un titre.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:54
Je veux parler d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitreuuh..
un temps ou le Online n'existait pas, et que les gens sur le même canapé partageait leurs manetteuh..

Parce que si le blog se nomme Insert Coins c'est aussi par envie de rappeler ce que les jeux videos fournissait en partage.
Quelques salles d'arcade dans un lieu ou les passionnés et les curieux n'hesitaient pas à partager un coin de bornes, devenant compagnon pendant quelques minutes.
Et ceci non pas pour se battre l'un contre l'autre, mais pour coopérer contre le Big Boss Bad Guy qui apres avoir capturé notre petite ami, nous envoyait des troupes d'ennemis afin de freiner notre progression.
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L'un des mes 1eres experience fut Double Dragon, tout jeune encore inexperimenté, une bonne âme me fit l'honneur de devenir son allié en inserant 5 francs dans cette machine de l'enfer.

Un choc, on pouvait avancer sur un immense plan, cogner ses adversaires (ils l'avaient bien merité les salauds, en voyant l'intro du jeu).
Avec les 1eres decouverte strategique de partenariat :
"Viens m'aider ils m'ont encerclé !"

Ca discutait, se disputait, elaborait des plans de jeu :
"Bon toi tu te place à droite et moi je les pousse dans le ravin.."
Ou par ces petits actes de traitrises par un coup de manchette mal placé entre l'ennemi et son compagnon pouvait mettre fin à notre quete justiciere.
Souvent ça finissait par des reproches pleine de mauvaises foi :
"Mais raaah c'est ta faute, au lieu de t'occuper de mon voyou et de me taper comme un con, tu devais t'occuper du gros punk !"
Ce qui sonnait comme un appel au recommencement.. encore fallait il avoir 5 francs dans sa poche.

Aah.. de la cooperation, nous en avons eu beaucoup dans le genre Beat'Em All..
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Alien Storm, Dragon Ninja, Golden Axe, Street Of Rage (qui reste un Must Have à mes yeux), Final Fight, Shadow Warriors.. ect.
Même les super heros y avaient droit.
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Jusqu'à 4 joueurs à la fois sur le même ecran comme dans X-Men Arcade.
(Ce qui n'empechait pas pour autant d'avoir de superbes daubes comme "The Avengers" aussi, par exemple.)

Ca s'elargissait aussi aux jeux de shoot'em Up :
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(Battle Squadron et Silworms..)

Ou dans d'autres melanges action/shoot :
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En splittant les ecrans parfois, pour une meilleure liberté d'actions.
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(Cabal, Super Contra III, Sunset Riders..)


Bornes d'arcade, consoles ou ordinateurs, peu importe, le concept etait là, on devait communiquer et faire face ensemble dans les cris et les fous rires.

Puis pendant quelques années, plus rien..
Les jeux devenaient avant tout des espaces des defis, les Versus (l'un contre l'autre) avaient pris le monopole.
on se souviendra tous de Street Fighter 2 et des centaines autres jeux de combats qui poussaient sur l'ego du plus fort :
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(King Of Fighter, Samouraï Shodown..)


Bien evidemment c'etait amusant aussi, les parties etaient plus courtes, plus incisives.. on se vannaient tout autant, ça demandaient de la strategie et de la dexterité,  pourtant la coop' me manquait déjà un peu..
D'ailleurs quand la 3D fit son apparition, il y eu de breves tentatives de clonage à la Street Of Rage, mais sans 2 eme joueurs l'interêt en était diminué..
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(Fighting Force.. une déception de par ses graphismes et son gameplay.)

Plus tard, le Hack&Slach remis au gout du jour le systeme.
Si un Diablo se jouait egoistement, les Baldur's Gate ont tenté l'hybridation 2 joueurs (et c'etait bon !).
Du coup, un X-Men Legend ne pouvait faire autrement lui, ça aurait été cruel sinon.
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Le Online fit ensuite son apparition, les joueurs n'avaient plus besoin de partager le même lieu et n'etaient pas obligé de se connaitre.. c'etait plus triste.
Attention hein, je ne deteste pas le procédé, il est juste plus froid, plus radical au niveau de sa communication.
Ceci dit, au moins la coop' avait fait sa réapparition, ré-instaurant quelques codes d'honneur dans certains jeux :
"Je te couvre, je surveille tes arrieres.. au secours/j'accours à ton aide."

Parmi ceux là Gears Of War ou Resident Evil 5, dans lesquels les joueurs peuvent donner quelques directives via le pad ("come/wait") en jouant par le net, et donnent encore le choix du contact réel d'un ami decidant de venir partager le canapé pour partager ces petits moment d'emotions, comme au bon vieux temps.
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La bagarre c'est rigolo wé, mais l'union fait la force pour aller au bout d'un jeu.
Phhht qu'est ce que je raconte ? je me fous du challenge toussa, ce que j'ai toujours aimé dans la coop' c'est de sentir une complicité pendant une quete qui nous fera autant raler que rire :

"Putain !!! c'etait pour moi le bonus de santé ! raaaaaah ! tu meriterais que je te vole la prochaine pour la peine ! argh fais gaffe derriere toi !  tu m'en dois une camarade.."

Et c'est ça qui est beau.
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Published by Linsky qui aime jouer avec complicité.. - dans Dossiers de vieux Pixels et de vieilles Bits.
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:31
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Quelques uns d'entre vous se souviennent encore en jouant la 1ere fois à Mortal Kombat, se dire "Tain ! cette ambiance.. ce personnage éléctrique, tout ça me dit quelque chose.."
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Un vague souvenir d'avoir vu pareil folie sur grand ecran, avec des personnages volant à tout va, mélange d'absurde et de cohérence dans un univers méconnu.

Vouep les gens, c'est en 1986 que nous apparait cette ovni cinematographique qu'est Big Trouble in Little China (apres l'incroyablement paranoïaque The Thing) avec la création du plus grand anti heros de tout les temps :

Jack Burton !
Baroudeur, grande gueule, Jack est un routier qui en a vu des aventures (parait il !), mais c'est à Chinatown en retrouvant son ami Wang qu'il se retrouvera propulsé dans la plus folle de toute sa vie..
Une histoire de legende, d'Empereur fantôme, de malédiction et de chinoise aux yeux verts.
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De ce synopsis, il est facile de constater que Carpenter était déja fan de films HK , genre encore peu connu du grand public à l'époque, son challenge fut de nous les faire decouvrir dans un style encore jamais egalé.
Evidemment son echec fut tout autant monumentale par l'avant gardisme, parce que nous pauvre occidentaux, ne comprenions pas que dans le foutraque ambiant hilarant, se cachait une mise en scene ainsi qu'une ecriture incroyablement subtile.
Mais comme on le sait "tout est une histoire de reflexe", c'est d'ailleurs assez amusant de voir que de nos jours les gens ne jurent que par Tigres et Dragons.

Parce que oui, malgré son aspect rigolo, Big Trouble In Little China est d'une subtilité incommensurable..
D'abord par son introduction de personnages repondant à des codes élémentaire de 1er abord (le sidekick asiatique, le heros americain, l'avocate appelant la liaison amoureuse, le vieux chinois magicien, ect), pour soudain briser tout ces codes Hollywoodiens déjà redondant..
Tout se barrais en testicules !  Mais que se passe t'il ? Ou sommes nous ?
Ceux qui suivent au fond crieront "dans l'enfer des pecheurs à l'envers !", ils savent bien de quoi je parle.

C'est suite à une lecture plus posé (analytique quoi) que l'on comprenais que non, l'americain n'était pas le heros, surtout pas d'ailleurs..
Jack/Kurt Russel n'était que la répresentation type du spectateur, il est censement en terrain connu (le cinema d'action), néanmoins il est perdu, totalement largué face à des choses qu'il n'a jamais vu auparavant..
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Le charme du personnage se construit donc sur sa façon de ne jamais gerer, vivant les situations rocambolesques bon gré mal gré façe à des etres hybrides et à la magie, avec autant de bravoure que de ridicule..
A l'image de son inoubliable speech badass avec la grossiere marque de rouge en lèvres en travers des siennes.
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Du coup, inconsciemment on se prend d'empathie totale, d'amour même pour ce loser, en occultant presque que toute l'intrigue tourne véritablement autour de Wang :
Wang qui maitrise le kung fu et trouve souvent la façon de les sortir de ce mauvais pas.
Wang le réel guerrier, qui en allant chercher sa future fiancé à l'aéroport, la voit se faire kidnapper par une puissante secte millénaire qui convoite les yeux verts de la demoiselle.
Car ces yeux de jade serait la solution pour que le grand mechant sorcier Lopan puisse enfin mettre fin à sa malediction spectrale..
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Jack (et nous, pauvre spectateurs) seront embringué dans ce fourbi d'émotions qui mélange surprise, peur, amitié forte, égo blessé et fausse justification telle que la recherche de son camion dérobé..  
Subissant avec le faux heros, on plonge litterallement dans la folie, d'une ruelle envahit par 2 gangs, on se retrouve au trefond d'une cité perdu à affronter des Golems et autres creatures mystique tout autant chelou.
Puis aidé par un sorcier nommé Egg Shen, ils s'efforceront de sauver la demoiselle et detruire ce mal intagible qui séjournait depuis des siecles parmi nous.

Le film ne se contentait pas seulement de fournir un humour/second degrés totalement assumé, ni des punchlines devenu culte, il proposait aussi et surtout des scenes d'actions jouissives dont les references les plus visible (ne serait ce que dans le jeu Mortal Kombat) se retrouvent aujourd'hui disséminés dans quelques oeuvres.
Jubilatoires et hyper rythmé, Carpenter avait fourni (trop en avance) un film technique et décalé dont chaque lecture recele son lot de surprise.
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Et on était en 1986 hein, en voyant ce gif çi dessus, je sais pas bien si vous vous rendez compte de l'hommage à une industrie à peine naissante du jeu vidéo.

Et quand à la fin de l'aventure, en guise d'adieu, Jack dit à son ami Wang :

-"On peut dire qu'a nous deux on aura ebranlés les colonnes de l'enfer.."
-"Et on en verra d'autre.. On verra d'autre.."
Ca sonnait comme une symbolique, celle du bousculage et de l'ère nouvelle du cinema qui venait d'apparaitre dans nos contrées occidentales.
(Ce fut d'ailleurs le cas.)
   

Wep, Souvenez vous toujours de ce que dit le bon vieux Jack Burton, quand le tonnerre tonne, que les éclairs zebrent le ciel, et que la pluie tombe comme un rideau de fer..
Le vieux Jack Burton, il regarde le tonnerre droit dans les yeux et il lui dit :

"Tu peux toujours tonner camarade... Moi rien ne m'etonnes !"
 
Ben pour moi c'est toujours étonnant..
 
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Published by Linsky qui etait pret dans le ventre de sa mere.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:52

Il y a des films et des personnages qui ont marqués leur temps, "Escape From New York" (aka New York 1997) fut un de ceux là.
Une idée simple simple et anticipatrice selon laquelle New York devenait une immense prison chaotique et en dehors de tout loi..
La thématique :
Une guerre sous jacente et un president pris en otage avec un document/une bande audio d'une extreme importance au niveau diplomatique.
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En 1981, Carpenter dans un relent d'anarchisme habituel s'etait regalé à faire une critique de l'Amerique et avait crée une icone en Snake Plissken (Kurt Russel).
Un personnage denué de sens de patriotique depuis belle lurette et d'empathie pour l'humanité, ayant un statut aussi dangereux que quasi legendaire pour quelques actions heroique avant de devenir un traitre à sa nation, un paria..
L'anti heros par excellence.


Seul un homme peut entrer dans New York et sauver le President, malheureusement c'est le plus grand hors la loi qui puisse exister, marchandage et piege, de gré ou de force Snake n'a que 24h pour réussir sa mission avant que le produit injecté dans son corps ne le tue..
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Il n'a plus le choix, l'acte patriotique lui sauvera la vie, situation ironique lorsque quelques minutes avant, Bob Hauke (chef de la securité nationale) en disant  "il faut sauver le President !", Snake lui repondait  avec son flegme mythique :
"le President de quoi ?"

Le film se permet des lenteurs, Snake n'est pas vraiment pressé en realité son nihilisme depasse l'entendement..
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Ce ne sont quelques rencontre heureuse qui lui permettent d'avancer dans sa mission..
De vieilles connaissance, "des fans", pas forcement de mauvais bougres dans le tas mais tout se marchande en prison.
L'obstacle à sa mission, le "Duc", maitre des lieux considerant le President comme monnaie d'echange.
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Non, ce n'est pas un film d'action à proprement parler, seulement un divertissement à voir au second degres par le traitement psychologique dont Snake est le centre..
Que ce soit dans ou hors de New York, tout le monde connait Snake même s'ils ne l'ont jamais vu, et chaque protagonistes du film ira de sa phrase accentuant son aspect mythique :
"oh ! Snake Plissken, je te croyais mort !", "Snake Plissken ? je pensais que tu etais plus grand..", ect..

C'est apres s'etre fait tirer dessus à mainte reprise et blessé qu'il ramenera le President hors de New York.
Le timing etait serré, et pendant qu'on lui enleve le produit qui aurait du le tuer pendant, le chef d'Etat se fait vite installé en sequence de maquillage pour son interventions mediatique.
Dans un dernier face à face où il demandera au President ce qu'il pense de tout les hommes morts pour lui avoir permis de s'echapper, quelques peu pressé avant son passage télé celui çi repondra "qu'ils n'ont fait que leurs devoirs", Snake tournera les talons..
Il a toujours su, il n'y a pas plus d'humanité en l'homme d'etat que dans le Duc et ses voyous, il n'y en a jamais eu, nul part..

Ereinté et trainant la patte, Snake s'en va, Bob Hauk, sentant la rancoeur, lui fera le tout dernier affront :
"Alors Snake vous ne me tuez pas ?"
Snake s'immobilise et sans un regard, lachera :
"Pas ce soir Hauk.. je suis fatigué.."
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Les medias se mettent a filmer, le President met la bande audio qui devra mettre fin à l'incident diplomatique mais à la place une musique Jazz se fait entendre, s'eloignant dans le noir Snake dechire la vraie bande audio..
Une bonne guerre ça ne sera jamais pire que ce monde déjà trop pourri..

Un film d'action avec un budget minimale qui a bien vieilli et qui aura toujours une force incommensurable..
De nos jours, il pourrait certes preter à rire, mais c'etait couillu quoi qu'on en dise.
Wé, John Carpenter avait crée un joyaux, et dans tout la beauté de sa création, il avait surtout bien chié dans les bottes de sa nation.

 A suivre "Dans les Griffes de Carpenter"..

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:39

Et dire qu'il va falloir que je precise que je trouve cette oeuvre maitrisé, malgré la consternation, surement..

Sous themes, subtilitées dans la mise en scene, maitrise du cadre, de l'action et surtout de la narration :

Lecture sur la colonisation et l'ecologie, c'est surement le truc qui a sauté à la gueule des gens.
Puis double, sur une histoire d'un personnage retrouvant le sens de la vie dans une extension (l'Avatar), d'autre qui les perdent de plus en plus dans d'autre extensions (les Mechas).
Comme celle d'un demi homme (paraplegique) se faisant promettre des jambes par un surhomme dans un Mecha, pointant du doigt et mettant un doute sur le terme "vraie jambes" dans un monde de technologie..
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Et puis *paf*, triple lecture sur le colonel Quarritch/Papa et le Dr Grace/Maman se disputant une genre d'education de l'enfant qu'est Jake Sully..
Tres paternaliste le Papa Dragon (selon son nom d'unité), tout autant déçu voyant Jake s'echapper..
D'ailleurs, "Viens voir Papa" dira t'il en tentant de tuer celle qui lui a fait trahir son sang, sa race..
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Car c'est l'Amazone Extra-terrestre Neytiri, qui apprendra à l'enfant à grandir :
"Tu es sans peur, courageux, mais stupide comme un enfant !"
Jake deviendra alors un vrai homme retrouvant ce qu'il avait perdu sur sa planete..
Une vie, et surtout une Mere : Eywa.. la Nature.
(Dixit Jake : "sur notre planete il n'y plus de verdure, plus d'arbre, les hommes venus du Ciel ont tué leurs Mere !")

Il y a aussi au centre de l'intrigue, ce concept technologique faisant retourner à la source et utilisant des references :
Des Avatars, des gens se connectant à leur "monde", une addiction de Jake Sully, un univers digne d'un MMORPG..
Ca vous parle peut être, non ?

Et pour le background, que dire de plus ?
Un peuple avec des appendices (leurs tresses) leur permettant de communiquer, d'avoir le Tsaheylu (un lien) avec la faune et la flore de Pandora.
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Une télépathie qui evince tout artifice, qui permet de voir/ressentir comme jamais nous le pourrons (Ouna Tika Mayé).
pas etonnant que pour eux "les mots sont comme des pierres dans leurs coeurs."
Une histoire de renaissance, celle de "JaikeSoully" dans un corps et une monde qui lui donne une seconde chance.
Outre le fait que le nom du heros "Sully" signifie "pollué/souillé"..
Bah les gens, si ça c'est pas une fable, je ne sais pas ce que c'est..

Je vous entend pester "rooh du contemplatif pouah", mais ce serait faire l'impasse sur les moments d'actionner genereux qui en plus se permettent une lisibilité parfaite.
C'est beau, oui.

Il est donc plutôt amusant d'entendre la critique legere du genre "wé, c'est Pocahontas en CGI quoi"..
A croire que Cameron n'avais jamais usé de son talent pour créer des mythologies (Terminator), ou d'inserer des sous themes subtilement caché comme à la fin d'Abyss lorsque le heros dans son scaphandre rempli de liquide amiotique, descend dans le long boyaux de roche pour enfin voir "la lumiere"..
le theme de la renaissance qui lui tient à coeur je suppose.
Pourtant, je ne suis pas pour autant un adorateur du realisateur pour certaines de ces autres oeuvres tel que True Lies ou encore T2.
Tout comme je met un (putain de) bemol sur quelques themes musicaux d'Avatar..
Mon Dieu, le choix d'un tel generique ! pourquoi ?

Ceci dit, je suppose que je suis surement un "skaoun" (imbecile) de parler d'un réel travail aussi bien technique (les CGI, de Diou) que narratif dans une simplicité tres abordable.
Au pire tant pis, c'est pas bien grave..
Je retournerais sur Pandora pour encore voyager, sans remord et me laisserais aller au charme de tout ce qu'il y a là bas.

Ouna Tika Mayé. 
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"je vous vois."

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Published by Linsky voulant chevaucher Neyti..hum.. un Toruk - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 20:20

Hajime_No_Ippo.jpg
il y a certains manga/animé qui meritent le coup d'oeil juste pour le principe, parce qu'il depassent les themes redondant du Shonen et ne s'encombre pas de ces mêmes codes.
ici ce ne sera pas un jeune heros voulant proteger la terre contre les forces du mal, ni voué à la conquete de sa bien aimé..
simplement l'histoire d'un jeune homme se decouvrant soudain une passion devorante :

Ippo n'est rien d'autre qu'un jeune lycéen de 16 ans, quelque peu timide car consacrant son temps libre à aider sa mère (qui l'eleve seule) dans son entreprise familiale de locations de bateaux de pêche.
harcelé par quelques voyous de sa classe, un soir, il croise alors le chemin de Takamura qui le sortira de ce mauvais pas et le soignera à l'infirmerie du club de boxe duquel il fait partie.
avant qu'Ippo s'en aille, Takamura lui proposera de taper dans un sac de frappe afin qu'il apprenne au moins à se defendre et c'est par son oeil avisé qu'il s'apercevra qu'Ippo a un talent jusqu'alors bien enfoui..

il faut noter que les personnages entourant la serie auront tout autant d'importance que le personnage central, chacun à ses motivations, son histoires, ses fantomes ..
amitiés ou rivalités, les rencontres/combats ne laissent pas indifferent par le background construit autour d'un simple match, mais ce serait aussi oublier toute l'intensité et la technicité du sport en lui même qui se fera apprecier par un "tutorial integré" aux entrainements et aux combats.
en 1er pas on apprend en même temps qu'Ippo ce qu'est "un jab"; 'un direct", puis on engrage les techniques de plus en plus complexe au fil du temps, comprenant leurs utilités, leurs avantages et defauts, donnant aux combats un dynamisme et une homogénéité à des années lumieres des poncifs du coup "symbolique habituel du justicier" des shonens.
(le tir de l'aigle d'Olive et Tom, le poing de pegase de Saint Seya, le Kameha de Dragon Ball, ect.. phhhhh.. usant.).

allergique aux sports, ne vous enfuyez pas, car si la boxe est prise au serieux, cela n'empeche pas pour autant  de jouir de l'humour (quelques fois assez adultes) de la serie.
Takamura, champion des poids moyen au Japon, decouvreur du talent d'Ippo et complice par la force des choses n'est pas ce que l'on pourrais appeler "un esprit de droiture".. une reputation de pervers et de leader amenant ses camarades à faire griser leur Coach.
et Genji (le Coach) ancien champion, usera souvent de sa canne sur ses eleves qui n'en merite pas moins.

un petit AMV tres sympathique sur fond d'AC/DC qui represente bien Takamura :


et une autre representative de ce que fournissent les matchs a un niveau plus technique et emotionnel  :


Hajime No Ippo c'est mon coup de coeur depuis un bon moment par ses 2 aspects.
graphiquement soigné, narrativement interessant sans etre rebarbatif (comprendre pas de bla bla interminable durant les actions..) et assumé sur la passion de la boxe.

je dois aussi avouer que cet animé m'a particulierement touché par la vision tres juste de la passion emergeante par une coincidence, par une curiosité amenant à la semi obsession, à la quete de nombreux declic amenant à la comprehension technique.. un cursus que j'ai connu et pratique encore depuis plus de 15 ans.
(mais pas dans le même domaine puis il s'agit de skating pour moi.)

Hajime No Ippo, ça se comprend et ça se ressent même si on n'a jamais fait de boxe..

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Published by Linsky qui a senti la flamme de la passion. - dans Animachion..
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:32

Que les spectateurs lambdas s'eloignent à toute vitesse de ce long pavé qui parlera d'une des trilogies les plus critiqués de ces dernieres années..
Je parle bien sur de Matrix, loué par certains (peu), conchiés par d'autres, et pourtant digne de figurer parmi les cultes.
Mais ne vous meprenez surtout pas, je suis pourtant de la vieille ecole, de ceux qui ne jure que par le SFX totalement au service d'un narratif loin des esbroufferies visuelles qui existent depuis l'arrivé des CGI, et si les Matrix meritent l'attention c'est parce qu'ils sont tout simplement le Kinder Surprise dont beaucoup n'ont pas oser effeuiller l'emballage..

Pompeux et pompé sont les mots qui reviennent souvent, possible, les references sont loin d'etre caché, et c'est d'ailleurs en rendant ces hommages que la serie se targue justement d'etre intelligente.
Faisons simple, l'univers de Matrix à d'abord fasciné par son miroir virtualité/realité que tout passionné d'une culture a pu reconnaitre aisement :

Ainsi Thomas Anderson, depuis toujours désabusé et gené, decouvre qu'il n'a toujours été qu'un avatar dans un programme virtuel complexe la Matrice, depart d'une aventure faussement manichéenne dont le spectateurs seront empathique..
1ere erreur de sa part, il etait pourtant marqué en gros dans la ligne directrice que la manipulation etait le maitre mot.
par reflexe d'appartenance les gens ont directement fait un raccourci dont Hollywood nous a trop souvent habitué (humain/gentil ; Machine/mechante), ce n'est pourtant pas faute d'avoir inseré quelques regles de background donnant les clés par les protagonistes..
Les humains ayant vecu dans la Matrice ignorent le systeme et se battront pour le proteger (s'ils ne cedent pas à la folie en y sortant), tout comme nous le feront si demain on nous disait que notre vie est un mensonge.

Codes et regles logiquement accepté, le 2 fit pourtant une taulé.
Pourquoi ?
Il etait pourtant convenu que tout ne serait pas si simple, faute de ne pouvoir detruire un systeme, il faut bien aprendre à connaitre les façons de le contourner et donc de le comprendre, ce que Reloaded met bel et bien en avant.
la thematique pousse aussi le sujet de virtualité en exergue.


- Si Neo pensait etre un homme dans un monde réel, à la fin du 1er il comprend qu'il n'est qu'un programme dans un systeme regit par des regles informatiques hackables.
- Dans le 2, il est devenu un hacker confirmé usant de cheat et de poke comme dans l'enorme jeu video qu'est la Matrice, la Matrice s'adapte, tout s'exagere et c'est normal.

Dans la séquence finale, l'Architecte devoile enfin la verité et tout prend son sens :

Il n'y a pas de prophetie, ni de mysticité, Neo n'est qu'un bug cyclique dont la machine s'accomode plus ou moins par depit pour se rebooter.
La pilule est dure à avaler pour le spectateurs bien sur, mais apres tout il a choisi la rouge avec Neo dés le depart.


Dans le 3 eme episode et le final, l'ere des mensonges et terminé, l'analogie entre réalité et virtualité aurait dû fatalement poussé à la comprenhension depuis belle lurette.
(Des "cookies" distribué par l'oracle/traceur, des gens entrant dans un systeme/virus, des agents le protegeant/Antivirus, un metro sortant et entrant des informations en masse/clé USB, ect..)
Les Machines nous utilise comme nous les utilisons..

Conversation du Maire et Neo dans le systeme d'epuration des eaux de Sion :

"Je n'ai strictement aucune idée de ce que ces machines font mais ce que je sais c'est que j'en ai besoin pour vivre.."

Il n'y a pas de mechants ou de gentils seulement l'unique conflit d'interêt le plus basique du droit à la vie.
Neo l'acceptera/comprendra enfin que le combat est sterile..
6 milliards de gens refuserait de sortir du monde ou ils sont née, ils en mourraient, ils ne sont d'ailleurs même pas au courant qu'il y a un exterieur..
Sa fonction n'est que la finalité d'un nouveau cycle de vie liant sa race à celle des machines, se nourrisant les uns des autres.

Evidemment ceci est grossierement raccourcis expres pour sauter sur ses multiples thematiques qui parsement l'oeuvre et l'a rende autrement plus pertinente en pas mal de points à mes yeux.

Il y a aussi ce savant melange de culture qui façonne le film de maniere evidente.
Reference informatique/jeux videos, Kung Fu, Comics/Mangas, sont diverses formes hommages et techniquement c'est déjà le bonus non negligeable que tout cinephile ayant l'oeil un peu averti ne pourrais contester à moins d'etre de mauvaise foi.

Si vous insistez vraiment je peux directement faire le lien avec une des source inspiratrice visuelle comme Dragon Ball, dont dernierement on nous a montré tout l'etendue technique en carton pâte d'un realisateur et le tout doté d'un narratif pour gosse de moins 6 ans avec le même budget..
Wé, ça remet un peu les idées en place je pense et ça fait un peu relativiser.


Mais bref, si certaine reference philosophique, religieuse, culturelle ont sauté aux yeux des plus interessé, j'y ai aussi et surtout decelé la structure d'un systeme politique.
Et je pense sincerement que ceci la vrai thematique de Matrix, dixit l'Architecte :


"La première Matrice que j'ai créé était parfaite. Une vraie oeuvre d'art, irréprochable, sublime. Un triomphe qui n'eut d'égal que son monumental échec. Sa chute inexorable m'apparait à présent comme une conséquence de l'imperfection innérante à tout être humain. Je l'ai donc remanié. Selon votre évolution. Pour refléter plus fidèlement les diverses bizarreries de votre nature. J'ai cependant été frustré par un nouvel échec. J'ai compris par la suite que le succès m'échappait parce qu'il fallait un esprit inférieur au mien ou peut être bien, un esprit qui serait moins soumis à ces paramètres de perfection. C'est ainsi que la réponse fut trouvée par accident, par l'intuition d'un autre programme, initialement créé pour explorer certains aspects de la psyché humaine. Si moi je suis le père de la Matrice, elle en est indubitablement la mère."


L'Architecte avoue qu'une machine n'est par definition que logique et mathematique, la politique ne peut donc pas exister avec pareil raisonnement, cependant pour que les humains puissent vivre (correctement) en son sein il manquait "nos bizarreries" (je cite) qui nous definissent.
Il fallait donc créer des Programmes tel que Persephone, Merovingiens, ect, qui seront les 1er à conceptualiser les sentiments peu logique comme l'amour/la haine, et engendreant bien entendu le bug cyclique (Neo).
Pallier à ceci et créer l'equité dans un systeme devenu chaotique, tel est la fonction l'Oracle.
Des programmes peu logique mais assurant pourtant l'harmonie humaine, c'est la problématique de la Matrice..
Une allegorie qui est le fondement du film, puisque Neo et les humains ne sont finalement que les outils politisés de 2 Intelligences Artificielles qui ont une vision conflituelle de leur propre societé :

- l'Architecte, symbolise le Conservatisme.(du côté des agents/Anti Virus).
- Oracle, symbolise le Progressisme (du côté des humains/virus).

L'impossibilité des deux I.A à se faire la guerre (par leur importance au sein du systeme qui les fait tout vivre, humains et programmes), ils créerent chacun à leur depend un étendart ideologique qui se deformera..
Neo et Smith deviendront alors les 2 faces d'un anarchisme evolutif et excessif, 2 fonctions ayant soif de liberté et detruisant la Matrice.

Et si "le choix" etait le maitre mot de ce conflit, (l'absorption de Neo/le 6 eme reboot) les dernieres paroles des deux I.A feront de ce mot la clé du nouveau systeme demarrant..
Dorenavant les humains s'apercevant etre dans la Machine auront "le choix" de sortir.
Eh oui, cette lecture ne place pas l'humain en personnage principal de l'aventure, mais plutôt la Matrice qui à chaque nouveau cycle apprend de nous et utilise nos propres outils pour le meilleur ou pour le pire.


Quand à la fin apparait le "Deus Ex Machina", bien qu'il soit la representation symbolique du Dieu gerant ce monde, il n'a pas encore pour autant conscience de cette extreme bizarrerie dont l'humanité à besoin pour se rassurer et dormir en paix.

D'ailleurs les derniers mots du film ne seront pas vraiment en faveur d'un heros mais plutôt d'un sentiment, même d'une future et nouvelle intuition conflictuelle interne encore plus complexe dans cette machine qui apprend :

"Oracle, vous avez toujours su ?"
"Non, j'avais juste la Foi."

Et pour un programme, avoir la foi c'est le debut d'autres emmerdes, ça c'est sur. ;)

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