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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 08:41

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Savez-vous dire « poétique » en tchèque ? Moi, non plus. Mais je peux et voudrais vous présenter un film tchèque de 2010 qui est une pépite de poésie : "Kuky se vrací" ou en anglais : "Kooky" du réalisateur Jan Svěrák.
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Je voudrais vous en parler dans le seul but de vous donner envie de le voir parce que je n’ai jamais entendu de publicité à son sujet en France. Pourtant, Kooky est une star. Kooky est sur Wiki. Seulement, il n’a pas été doublé en français, il n’est donc pas très connu en France et c’est bien dommage. Ce film allie l’animation de marionnettes, le stop motion et le jeu d’acteurs en chair et en os. Le réalisateur a travaillé pour les effets visuels et les marionnettes du film avec Jakub Dvorský du studio de jeux vidéo Amanita Design qui a créé le point&click  Machinarium , que Ray vous a présenté dans un précédent article sur ce site.
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Comme dans Machinarium, l’aventure avec Kooky commence dans une décharge. Ici, toutefois, elle nous emmène ensuite dans la forêt, mais tout le long de l’histoire, elle nous permet de retrouver nos yeux d’enfants.
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Que se passe-t-il quand une maman attentionnée jette un nid à poussière qui traîne dans la chambre de son fils asthmatique ? Que se passe-t-il si ce nid à poussière est une peluche pour laquelle il est de toute façon trop grand, selon elle ? Que se passe-t-il si ce nid à poussière a un grand sourire, des yeux curieux et un nom à croquer, Kooky ?
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Kooky manque à Ondra, le petit garçon qui l’aime et qui a les mêmes yeux ouverts sur le monde que lui. Ondra observe la nature et le monde qui l’entoure. Il sait que Kooky ne peut pas rentrer tout seul chez lui, et qu’ainsi, il est un peu comme les personnes qui n’ont pas de chez eux. Ondra est en effet observateur et nous permet de l’être. Dès la scène d’entrée de la mère dans la chambre d’Ondra, la caméra nous fait parfois partager la perception du petit garçon. On est plongé dans son monde. Mais alors, et si la magie faisait partie de ce monde ? Et si Ondra et sa peluche lavable serraient les mains assez fort en priant pour que la magie fonctionne et que Kooky vive ?
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Il se passerait alors une invitation à suivre les aventures haletantes et touchantes d’un petit ours qui s’enfuit de la décharge pour rentrer chez lui. Dans ce conte, un univers quotidien est transformé par le filtre de l’imagination et l’on suit avec émerveillement et intérêt le voyage initiatique de Kooky et ses rencontres avec des personnages à l’esthétique particulière. La magie opère en effet dans ce film où s’animent des personnages en matériaux de récupération ou faits de feuilles, de champignons et de glands, où des petites voitures rouillées prennent vie pour des courses effrénées et où les décors naturels sont d’une grande beauté.
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La lumière y est captée de façon magistrale et il y a de beaux paysages de neige. D’ailleurs, êtes-vous certains de savoir ce qui fait neiger ?
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On est aussi touché par les dangers que Kooky traverse et par sa découverte de la dureté du monde. Le film aborde des thèmes comme la justice, le racisme, la solidarité et l’ambition. La naïveté du petit ours est également parfois source d’humour. Mais au bout du compte ou du conte, qui a vraiment fait un voyage initiatique ? Et qui conte ce voyage ?
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Ce film offre entre autres une réflexion sur l’imagination et le passage à l’âge adulte. A quel moment est-on prêt à se séparer de son Kooky ? Pourquoi Ondra serait-il trop grand pour garder ses peluches, si les créateurs de Kooky ne sont pas trop grands pour animer Kooky et nous donner ce film émouvant et intéressant ?
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Voici le lien vers la bande annonce du film en version originale : http://www.youtube.com/watch?v=ePelcaQOEaE&feature=kp
et celui vers itunes où le film est disponible
https://itunes.apple.com/us/movie/kooky/id490014658

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Published by Tica, qui sait enfin à quoi on reconnaît une framboise. - dans Animachion..
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