Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:52

Il y a des films et des personnages qui ont marqués leur temps, "Escape From New York" (aka New York 1997) fut un de ceux là.
Une idée simple simple et anticipatrice selon laquelle New York devenait une immense prison chaotique et en dehors de tout loi..
La thématique :
Une guerre sous jacente et un president pris en otage avec un document/une bande audio d'une extreme importance au niveau diplomatique.
http://img5.hostingpics.net/pics/3037332008_02_27_093122_Treehugger_excapefromnew_york.jpg

En 1981, Carpenter dans un relent d'anarchisme habituel s'etait regalé à faire une critique de l'Amerique et avait crée une icone en Snake Plissken (Kurt Russel).
Un personnage denué de sens de patriotique depuis belle lurette et d'empathie pour l'humanité, ayant un statut aussi dangereux que quasi legendaire pour quelques actions heroique avant de devenir un traitre à sa nation, un paria..
L'anti heros par excellence.


Seul un homme peut entrer dans New York et sauver le President, malheureusement c'est le plus grand hors la loi qui puisse exister, marchandage et piege, de gré ou de force Snake n'a que 24h pour réussir sa mission avant que le produit injecté dans son corps ne le tue..
http://img5.hostingpics.net/pics/40613vlcsnap_2010_01_24_15h02m42s130.png
Il n'a plus le choix, l'acte patriotique lui sauvera la vie, situation ironique lorsque quelques minutes avant, Bob Hauke (chef de la securité nationale) en disant  "il faut sauver le President !", Snake lui repondait  avec son flegme mythique :
"le President de quoi ?"

Le film se permet des lenteurs, Snake n'est pas vraiment pressé en realité son nihilisme depasse l'entendement..
http://img5.hostingpics.net/pics/764807vlcsnap_2010_01_24_15h09m38s243.png
Ce ne sont quelques rencontre heureuse qui lui permettent d'avancer dans sa mission..
De vieilles connaissance, "des fans", pas forcement de mauvais bougres dans le tas mais tout se marchande en prison.
L'obstacle à sa mission, le "Duc", maitre des lieux considerant le President comme monnaie d'echange.
http://img5.hostingpics.net/pics/911125vlcsnap_2010_01_24_15h13m57s245.png
Non, ce n'est pas un film d'action à proprement parler, seulement un divertissement à voir au second degres par le traitement psychologique dont Snake est le centre..
Que ce soit dans ou hors de New York, tout le monde connait Snake même s'ils ne l'ont jamais vu, et chaque protagonistes du film ira de sa phrase accentuant son aspect mythique :
"oh ! Snake Plissken, je te croyais mort !", "Snake Plissken ? je pensais que tu etais plus grand..", ect..

C'est apres s'etre fait tirer dessus à mainte reprise et blessé qu'il ramenera le President hors de New York.
Le timing etait serré, et pendant qu'on lui enleve le produit qui aurait du le tuer pendant, le chef d'Etat se fait vite installé en sequence de maquillage pour son interventions mediatique.
Dans un dernier face à face où il demandera au President ce qu'il pense de tout les hommes morts pour lui avoir permis de s'echapper, quelques peu pressé avant son passage télé celui çi repondra "qu'ils n'ont fait que leurs devoirs", Snake tournera les talons..
Il a toujours su, il n'y a pas plus d'humanité en l'homme d'etat que dans le Duc et ses voyous, il n'y en a jamais eu, nul part..

Ereinté et trainant la patte, Snake s'en va, Bob Hauk, sentant la rancoeur, lui fera le tout dernier affront :
"Alors Snake vous ne me tuez pas ?"
Snake s'immobilise et sans un regard, lachera :
"Pas ce soir Hauk.. je suis fatigué.."
http://img5.hostingpics.net/pics/410296vlcsnap_2010_01_24_15h20m40s195.png
Les medias se mettent a filmer, le President met la bande audio qui devra mettre fin à l'incident diplomatique mais à la place une musique Jazz se fait entendre, s'eloignant dans le noir Snake dechire la vraie bande audio..
Une bonne guerre ça ne sera jamais pire que ce monde déjà trop pourri..

Un film d'action avec un budget minimale qui a bien vieilli et qui aura toujours une force incommensurable..
De nos jours, il pourrait certes preter à rire, mais c'etait couillu quoi qu'on en dise.
Wé, John Carpenter avait crée un joyaux, et dans tout la beauté de sa création, il avait surtout bien chié dans les bottes de sa nation.

 A suivre "Dans les Griffes de Carpenter"..

Partager cet article

Repost 0
Published by appelez moi Linsky.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
commenter cet article

commentaires