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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:31
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Quelques uns d'entre vous se souviennent encore en jouant la 1ere fois à Mortal Kombat, se dire "Tain ! cette ambiance.. ce personnage éléctrique, tout ça me dit quelque chose.."
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Un vague souvenir d'avoir vu pareil folie sur grand ecran, avec des personnages volant à tout va, mélange d'absurde et de cohérence dans un univers méconnu.

Vouep les gens, c'est en 1986 que nous apparait cette ovni cinematographique qu'est Big Trouble in Little China (apres l'incroyablement paranoïaque The Thing) avec la création du plus grand anti heros de tout les temps :

Jack Burton !
Baroudeur, grande gueule, Jack est un routier qui en a vu des aventures (parait il !), mais c'est à Chinatown en retrouvant son ami Wang qu'il se retrouvera propulsé dans la plus folle de toute sa vie..
Une histoire de legende, d'Empereur fantôme, de malédiction et de chinoise aux yeux verts.
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De ce synopsis, il est facile de constater que Carpenter était déja fan de films HK , genre encore peu connu du grand public à l'époque, son challenge fut de nous les faire decouvrir dans un style encore jamais egalé.
Evidemment son echec fut tout autant monumentale par l'avant gardisme, parce que nous pauvre occidentaux, ne comprenions pas que dans le foutraque ambiant hilarant, se cachait une mise en scene ainsi qu'une ecriture incroyablement subtile.
Mais comme on le sait "tout est une histoire de reflexe", c'est d'ailleurs assez amusant de voir que de nos jours les gens ne jurent que par Tigres et Dragons.

Parce que oui, malgré son aspect rigolo, Big Trouble In Little China est d'une subtilité incommensurable..
D'abord par son introduction de personnages repondant à des codes élémentaire de 1er abord (le sidekick asiatique, le heros americain, l'avocate appelant la liaison amoureuse, le vieux chinois magicien, ect), pour soudain briser tout ces codes Hollywoodiens déjà redondant..
Tout se barrais en testicules !  Mais que se passe t'il ? Ou sommes nous ?
Ceux qui suivent au fond crieront "dans l'enfer des pecheurs à l'envers !", ils savent bien de quoi je parle.

C'est suite à une lecture plus posé (analytique quoi) que l'on comprenais que non, l'americain n'était pas le heros, surtout pas d'ailleurs..
Jack/Kurt Russel n'était que la répresentation type du spectateur, il est censement en terrain connu (le cinema d'action), néanmoins il est perdu, totalement largué face à des choses qu'il n'a jamais vu auparavant..
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Le charme du personnage se construit donc sur sa façon de ne jamais gerer, vivant les situations rocambolesques bon gré mal gré façe à des etres hybrides et à la magie, avec autant de bravoure que de ridicule..
A l'image de son inoubliable speech badass avec la grossiere marque de rouge en lèvres en travers des siennes.
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Du coup, inconsciemment on se prend d'empathie totale, d'amour même pour ce loser, en occultant presque que toute l'intrigue tourne véritablement autour de Wang :
Wang qui maitrise le kung fu et trouve souvent la façon de les sortir de ce mauvais pas.
Wang le réel guerrier, qui en allant chercher sa future fiancé à l'aéroport, la voit se faire kidnapper par une puissante secte millénaire qui convoite les yeux verts de la demoiselle.
Car ces yeux de jade serait la solution pour que le grand mechant sorcier Lopan puisse enfin mettre fin à sa malediction spectrale..
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Jack (et nous, pauvre spectateurs) seront embringué dans ce fourbi d'émotions qui mélange surprise, peur, amitié forte, égo blessé et fausse justification telle que la recherche de son camion dérobé..  
Subissant avec le faux heros, on plonge litterallement dans la folie, d'une ruelle envahit par 2 gangs, on se retrouve au trefond d'une cité perdu à affronter des Golems et autres creatures mystique tout autant chelou.
Puis aidé par un sorcier nommé Egg Shen, ils s'efforceront de sauver la demoiselle et detruire ce mal intagible qui séjournait depuis des siecles parmi nous.

Le film ne se contentait pas seulement de fournir un humour/second degrés totalement assumé, ni des punchlines devenu culte, il proposait aussi et surtout des scenes d'actions jouissives dont les references les plus visible (ne serait ce que dans le jeu Mortal Kombat) se retrouvent aujourd'hui disséminés dans quelques oeuvres.
Jubilatoires et hyper rythmé, Carpenter avait fourni (trop en avance) un film technique et décalé dont chaque lecture recele son lot de surprise.
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Et on était en 1986 hein, en voyant ce gif çi dessus, je sais pas bien si vous vous rendez compte de l'hommage à une industrie à peine naissante du jeu vidéo.

Et quand à la fin de l'aventure, en guise d'adieu, Jack dit à son ami Wang :

-"On peut dire qu'a nous deux on aura ebranlés les colonnes de l'enfer.."
-"Et on en verra d'autre.. On verra d'autre.."
Ca sonnait comme une symbolique, celle du bousculage et de l'ère nouvelle du cinema qui venait d'apparaitre dans nos contrées occidentales.
(Ce fut d'ailleurs le cas.)
   

Wep, Souvenez vous toujours de ce que dit le bon vieux Jack Burton, quand le tonnerre tonne, que les éclairs zebrent le ciel, et que la pluie tombe comme un rideau de fer..
Le vieux Jack Burton, il regarde le tonnerre droit dans les yeux et il lui dit :

"Tu peux toujours tonner camarade... Moi rien ne m'etonnes !"
 
Ben pour moi c'est toujours étonnant..
 

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Published by Linsky qui etait pret dans le ventre de sa mere.. - dans Pas de PopCorn pendant la seance !
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