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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 22:18

mwé mwé mwé..

avant toute chose..

il faut savoir que Wright a toujours su me toucher droit au coeur que ce soit dans Shaun Of The Dead ou Hot Fuzz.

il a toujours su trouver ce fabuleux juste milieu de scenarisation et traitement poussé, pour innombrables references distillés au sein de ses metrages maitrisés par de nombreux plans ou sequences (les 2 aussi) ingenieux, ou simplement hyper creatif..

et sans prentention aucune.

mais..
pour Scott Pilgrim Vs The World :


dont il s'agit de l'adaptation d'un BD canadienne de Brian Lee O'Malley, produit ayant été encensé par des fans avant même sa sortie et beneficiant d'une attente incroyable (aidé par une promotion eclatante) pour finalement y voir le pot commun de reference que l'on connait depuis 20 ans..ben..

 
 voila oui, certains crieront au genie en entendant dès les 1eres secondes du film le theme "des fées" chiptune de Zelda, des sons de Mario, ainsi que des onomatopées (KABOOOOM ! POOW !) eclairé par de gros eclairs epileptiques tout le long de cette d'histoire d'amour post adolescente veritablement culcul la praline.
 
d'ailleurs cette exageration fait allegrement sourire, neammoins Scott Pilgrim tend presque à etre plus un melting pot de ceci qu'un film en lui même.

cependant il faut admettre que visuellement il n'y a rien a redire, on sent toute la digestion de la culture passant par Dragon Ball ou Matrix pour les choregraphies jouissives, à Akira (pour le trou dans la Lune), clairement joli.
quand à la realisation, elle est impeccable, Wright sait y faire, chaque plan revele une nouvelle idée..
l'absurdité fait partie du propos, et ne pose en soi aucun probleme, bien au contraire.


mais tout est facile en realité, surtout quand la tendance frappe..
par le choix de casting de Cera un peu tête à claque avec un ton Bobo Hype, et faisant s'extasier les moins exigeant devant un redondant schema de dialogue mievre, puis recommencer encore sans même ce soucier de l'inexistance de noeud scenaristique.
le metrage mise sur son quota codifié, tel le "RIIIIIIIIIIING" d'un simple téléphone sonnant qui se doit d'etre retranscrit et typographié à l'ecran, histoire de nous pousser du coude pour nous de dire :
"hey ! hey !  z'avez vu comme c'est geek ça ? hein ? z'avez vu comme je mets toutes vos references !!?".
ça c'est aussi tres à la mode, non pas que Wright n'en soit pas un (pour sur il en est un) mais par la façon d'appuyer si forte dessus qu'il serait difficile de passer à côté de l'idée.


de la même façon je reste dans ce sentiments mitigés quand a la quete, ou plutôt, la Love Story tumultueuse de Scott qui se compte au gré "des ex de machin qui est sorti avec truc qui est le frere de l'ex de bidule" dans un univers fantasmagorique où la Vox Populi se decouvre soudainement amoureuse de references à peine grossieres.

pour exemple, impossible de ne pas penser à l'épée d'Ivy de Soulcalibur.. mais surement d'oublier que ça a déjà été fait il y a 9 ans par Christophe Gans dans dans le Pacte des Loups.
(un film bien de chez nous, subtilement referentiel dont on a en a pas fait tout un flan pourtant.. bizarre, non ? n'etait il pas assez geek ?)

je suis raleur mais pas aveugle cependant.

j'apprecie pleinement que le metrage joue de metaphores, des interessantes :
comme la fameuse porte/Warp Zone symbolisant les niveaux que passe Scott dans sa relation amoureuse.
 

j'adhere moins quand elles sont des plus complaisante :
comme celle des "ex malefiques" tombant en piece de monnaies et donnant la desagreable sensation que c'est un bruit qu'Hollywood entend chaque jours, depuis que la mode a su attraper les nouveaux admiratifs grand publics se touchant aux moindres hommage 8 bits depuis que la Wii leur a appris l'existence de Mario.


oui, je suis severe, tres.. et ça doit surement faire bizarre de lire, à ce moment precis, qu'en verité je trouve le film tres sympathique, et que je ne fais pas de proces d'intention à Wright, seulement au materiau de base.

ma dure critique s'explique simplement parce que je suis en demande de maturité sur les materiaux censement etre destiné aux passionné que nous sommes, et je m'attriste de les voir sombrer dans cette facilité que l'on peut rapprocher au terme "casual".  

 

parce qu'il y a 24 ans en arriere, il y avait déjà autant (si ce n'est plus de par le contexte) d'amour, de sincerité et d'innovation lorsque Carpenter rendaient hommage aux Jeux Video en seulement quelques secondes dans le metrage qu'est Jack Burton, que dans ces 2h de Scott Pilgrim nous assommant de celle çi jusqu'à plus soif..
 
 
(Lopan faisant le gimmick du pad entre les mains en 1986, je ne sais pas si les gens se rendent compte.. les Jeux Video n'etait pas aussi populaire, ils naissaient à peine.)


ou encore dernierement dans "Fanboys" un Road Movies dans lequel 4 amis partent faire un Hold Up dans la maison de Georges Lucas pour y voler la copie de la Menace Phantome.

j'en passe sur les dizaines plus discrets qui ont su rendre de vibrants hommage à notre culture sans pour autant avoir eu ce statut de culte direct.

si ma conclusion doit se faire, je vous proposerais, selon votre niveau de sens critique vis à vis d'une oeuvre, une Good Ending et une Bad Ending  : 

 

 

la Good consensuelle pour les fanboys.

-les Geeks seront comblé , vous plongerez dans cette histoire d'amour  mievre  accompagné par des anecdotes sur Pac Man, agrementé de combats digne de Dragon Ball et hyper referencé.

tel Link cherchant la Triforce pour sauver le Monde d'Hyrule, Scott se battra dans un deluge d'effets speciaux, pour ramoner Ramona. 

 

la Bad pour les exigeant.

-la forme est belle tel une production D'Hideo kojima, mais le fond semble un peu vide comme un Final Fantasy X-2 iconisant une Yuna frigide et un Tidus degoulinant de superficialité.
(wé, moi aussi je peux faire des references faciles et des metaphores bidons.. qui sait je suis peut etre un genie aussi.. puisque pour Scott Pilgrim c'en est. sait on jamais.)

 

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commentaires

Chloé Bouducon 27/12/2010 19:13


J'aime beaucoup ta plume ;)
Certe tu as raison dans ton analyse, mais vois-tu j'ai une tendance à la Good Ending :)
C'est plus fort que moi XD


Linsky 27/12/2010 21:33



et je te comprend, moi même je ne saurais réellement choisir, c'est pour ça que j'ai mis les 2. ^^


je me rend compte de ma severité, mais elle n'est pas anodine car tres lié à l'avancement de notre culture :


de la façon dont elle s'etend, se presente au yeux du beotiens.. ou de l'afficianados.
Scott Pilgrim est ce melange de populaire et de pointilisme metaphorique (par les images Jeux/Comics) d'une relation amoureuse.. c'est bien oui, mais est ce suffisant au bout de 30 ans de
digestion culturel ?
c'est là où j'hesite..

ça me parait un peu juste.



Petitgoth 05/12/2010 15:20


"here comes a new challenger"


Linsky 05/12/2010 22:28



et ça finira sur un game ovaire. ^^


 



jeje829 05/12/2010 01:56


Je m'y attendais un peu... :D
Je ne jugerais pas encore le film, ne l'ayant tout simplement pas lu.
Par contre je n'ai pas lu la BD non plus, ce qui m'amène à la question envers ceux qui l'ont lu:
Le support de base n'est il pas en partie responsable aussi? comme dit, je ne sais pas ce que contient le comics, je me pose donc la question.


Linsky 05/12/2010 15:10



le probleme vient clairement de ça pour ma part, et non pas de Wright qui tente de dynamiser une simple romance avec son talent de realisation.


je me suis laissé allé aux multiples references (tres reconnaissable), j'en ai même ri souvent, mais quelque chose me choque sur cette façon de les envoyer à tire larigots, et surtout que les
fans en fasse un objet de culte alors que depuis 20 ans d'autre metrage ont fait de même en plus subtil et plus surprenant en scenario.